L'Antre de Chrysalid
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L'Antre de Chrysalid

Des Terres du Milieu à Golarion en passant par l'Ultime Frontière ou une Galaxie très lointaine, voici les chroniques d'une table de rôlistes dont les aventures ne s'arrêtent jamais...
 
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 PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde

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Chrysalid
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MessageSujet: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 12 Fév 2023 - 13:01

Du pain pour le démuni
Scénario officiel • maîtrisé par Chrysalid le 11-fév-23
Harper Skye Monk • juin 2033


Une silhouette mince évoluait lentement dans les rues des provinces désertes du district de New York. Tout ici n’était que silence. Même le vent avait cessé de souffler sur les contrées arides, laissant le sable et la poussière recouvrir peu à peu tout le paysage. Sur les bords des routes, des quantités innombrables de carcasses rouillées de voitures s’étaient entassées, vitres brisées et pneus crevés, à mesure que la population s’était amenuisée. Et au cours des dernières années, l’immobilité avait lentement recouvert tout le pays. À présent, il ne restait plus que ce sentiment angoissant que quelque chose approchait, ou plutôt, la fin de quelque chose. La fin de tout. La fin du monde.

Cela faisait plusieurs jours que la jeune Harper Skye Monk avait quitté sa colonie. À la demande de son mentor, Énoch l’Ancien, elle avait dit adieu à ses amis et sa petite sœur, dernier membre de sa famille encore en vie, pour se rendre à New York où, disait-il, un grand destin l’attendait.

Après avoir erré dans les quartiers extérieurs de la ville pendant plusieurs jours sans jamais rencontrer personne, revenant parfois sur ses pas lorsque les routes ou ponts étaient infranchissables, elle avait fini par arriver dans les quartiers centraux de la ville – bien qu’en vérité, elle n’en savait rien, n’ayant jamais mis les pieds dans la capitale avant ce jour. Hélas, il lui faudrait vite trouver un endroit où se ressourcer, étant arrivée à bout de ses réserves de nourriture.

Elle marchait d’un bon pas le long de la 63e rue lorsqu’elle finit par apercevoir une haute palissade de bois qui bloquait le passage. Intriguée mais pas découragée, elle décida de passer par les bâtiments. Elle grimpa avec aisance sur la façade du gratte-ciel de gauche pour atteindre un balcon du 2e étage, où elle entra sans vergogne. Elle traversa un vieil appartement depuis longtemps pillé avant d’accéder au couloir dans lequel elle s’engagea en quête d’un escalier. Mais elle se figea quelques instants plus tard : elle venait d’entendre des voix ! En effet, au moins deux femmes s’approchaient d’elle, et manifestement, elles la cherchaient ! « Elle doit être dans le secteur » disait une voix. « Je l’ai vue monter par ici ». Peu désireuse de croiser des indésirables, Skye se cacha derrière un croisement et attendit que les inconnues soient tout prêt, arme en main. Puis, au dernier moment, elle bondit et tira ! Les balles frôlèrent deux jeunes femmes sans les toucher, et aussitôt, l’une des deux leva une main pour calmer le jeu tandis que l’autre brandit un arc vers la tête de la voyageuse. Elles appartenaient à une colonie de survivantes cachées derrière la palissade. Elles demandèrent à Skye ce qu’elle faisait dans le secteur, mais la jeune femme se contenta de répondre qu’elle voulait seulement passer, et ne pas s’attarder. Mais elles lui répondirent que si elle voulait prendre cette direction, elle n’avait d’autre choix que de passer par leur colonie. Si elle avait pu, Skye serait passée par les toits, mais soit, elle suivit ses deux guides jusqu’à la colonie.

Après une descente dans une cage d’escalier sombre, elles sortirent du bâtiment pour accéder à une petite communauté installée dans la rue. Ici se trouvaient quelques dizaines de femmes de tous âges – de la fillette à la vieille – qui semblaient travailler en bonne intelligence à la bonne marche de leur survie commune. Et au milieu d’eux se trouvait une femme d’âge moyen et arborant une robe bleue. Elle se présenta sous le nom de Sarah. Celle-ci sembla l’observer tandis qu’elles discutaient, s’attardant parfois sur ses armes. Elle finit par proposer à Skye de prendre quelque repos. Elle lui fournirait même quelque nourriture… si elle acceptait de leur rendre un petit service.
Consciente de son état et de besoin de renflouer ses réserves, la voyageuse accepta, et un coin du campement lui fut alloué afin qu’elle se repose.

Le soir même, Sarah vint la retrouver pour lui parler de l’affaire qui les préoccupait. Elle lui raconta comment elles avaient trouvé, quelques jours plus tôt, un accès vers un rez-de-chaussée jusque là inaccessible. Elles en avaient profité pour entasser des caisses de nourriture, espérant qu’ainsi, aucun autre clan ne puisse mettre la main dessus. Hélas, hier au soir, elles y avaient repéré quelques lumières. Sans aucun doute, c’était les hommes de Big Dima, un chef de gang voisin dont les membres, en temps normal, ne s’aventuraient pas jusqu’ici. Skye accepta d’aller leur régler leur affaire.

Peu après, Sarah et Skye arrivaient en vue d’un bloc qu’à priori, rien ne distinguait des autres. Sarah lui montra de loin comment y entrer, et la voyageuse s’y rendit sans plus attendre. Elle grimpa sans difficulté jusqu’à un volet entrebâillé, et s’enfonça dans le bâtiment. Là, elle commença à errer dans les couloirs en cherchant un escalier vers les étages inférieurs. Ce n’est que lorsqu’elle entendit des voix de jeunes hommes s’approcher d’elle qu’elle eut l’impression de revivre une scène survenue un peu plus tôt. Elle se cacha derrière un coin de mur, attendit que les membres du gang – à l’accent fortement marqué par la rue – soit tout prêt, puis elle bondit, arme en main, pour les canarder sans retenue ! Elle toucha le premier qui, surpris, dégaina son arme en toute hâte ! Mais déjà, Skye avait sorti son épée. Elle frappa son premier adversaire qui tomba, puis le second, qui tomba à son tour en gémissant.
Satisfaite, elle regarda les deux corps. Elle mit quelques baffes au second pour le réveiller, et lui demanda de transmettre un message à « Big Mama », ainsi qu’elle aimait l’appeler, celui de ne plus remettre les pieds ici s’ils tenaient à leurs vies. Puis, afin de ponctuer sa menace d’un acte fort, elle planta son épée dans le corps du jeune homme inconscient pour l’achever d’un coup. Le second hurla en voyant cela ! Il s’enfuit en courant, et déboula dans les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée. Quelque peu contrariée par cette réaction, Skye tenta de le rattraper. Elle accéda alors à la fameuse réserve de la colonie de Sarah. Mais avant qu’elle ait pu rattraper le délinquant, une forme lourde et puissante déboula dans la pièce et se jeta sur lui ! Son hurlement devint strident et s’acheva sur un choc violent. Mais le silence qui suivit fut rapidement remplacé par d’horribles bruits de craquements, de déchirements et de mastications.
Skye était mortifiée : elle était en train d’entendre un humain se faire dévorer par une créature telle qu’elle n’en avait jamais vue. Mais plutôt que de chercher à en savoir plus, elle quitta les lieux en toute discrétion. La chose, quelle qu’elle fut, ne la remarqua même pas.

De retour dans la rue, elle retrouva Sarah au croisement qui sembla surprise de la revoir. Skye lui parla de la chose qu’elle avait entraperçue. Hélas, ayant été blessée au cours de l’échange avec les deux délinquants, elle avait besoin de repos. Toutes deux retournèrent à la colonie, où la voyageuse alla se coucher pour reprendre des forces. Pour l’heure, elle était épuisée et blessée.

Le lendemain, après un petit déjeuner plutôt frugal, elle vit Sarah approcher. Un peu blasée, elle anticipa tout ce que la patriarche allait lui dire. En effet, il y avait un monstre dans leur réserve, et il fallait que quelqu’un s’en occupe. Celui-ci mettait toute la colonie en péril, et il fallait que quelqu’un s’en occupe. En échange, elle lui donnerait de la nourriture pour la suite de son voyage, et même quelques munitions pour son arme.
Bien entendu, Skye savait qu’elle n’avait guère le choix. Quelqu’un devait s’occuper de ce monstre. Alors une fois le déjeuner terminé, elle retourna au bâtiment dans lequel elle s’introduisit avec la même aisance que la veille. Elle descendit jusque dans la réserve où elle commença à déambuler dans le plus grand silence. Elle repéra une respiration haletante, nerveuse et rapide : c’était un jeune homme, le même genre de délinquant que la veille, un membre du gang de Big Dima. Mais celui-ci était assis contre un mur, le ventre ensanglanté. Il transpirait à grosses gouttes sentant la mort tout prêt. Lorsqu’il aperçut Skye, elle lui fit signe de se taire, mais il ne put s’empêcher de dire : « Sortez-moi de là, c’est… c’est un piège ! ». Mais qu’à cela ne tienne, elle s’approcha et vint lui opérer quelques premiers secours avec sa trousse de soins. Hélas, à peine eut-elle terminé qu’elle sentit alors une présence derrière elle, accompagnée d’une ombre énorme. Elle dégaina son épée en un geste pour frapper derrière elle, et se retrouva face à une sorte d’humanoïde énorme, un monstrueux mutant au corps gonflé par les infections et aux muscles hyper-développés ! Mais d’où venait cette chose ? Le monstre poussa un hurlement en levant une main griffue, il frappa, et Skye hurla tandis que son sang se répandit au sol. Elle lui porta quelques coups d’épée, réalisant que la peau de la bête était épaisse et qu’il faudrait frapper fort pour le blesser. Lorsque le monstre lui porta une seconde blessure, elle s’enfuit et remonta l’escalier, la bête sur les talons. Elle réalisa alors que le monstre, trop volumineux, ne passait pas par la cage d’escalier. Par contre, s’il insistait, il pourrait forcer le passage en abîmant les murs ! Alors Skye dégaina son pistolet et commença à lui tirer dessus, mais sa peau était trop épaisse, aucune balle ne passerait. Alors la voyageuse décida d’utiliser ses dons. En effet, si le vieux Enoch l’avait prise sous sa protection, c’est qu’il avait senti quelque chose de spécial en elle. Elle avait des talents particuliers qui, bien qu’il lui aient causé quelques ennuis dans le passé, pouvaient trouver leur utilité dans la situation présente. Elle se concentra et tendit les mains vers la créature, et aussitôt, celle-ci poussa un hurlement de douleur ! Ça marchait ! Elle recommença et se concentra sur un autre effet, et aussitôt, elle sentit la vie revenir en elle, et ses douleurs s’atténuer, tandis que le monstre, quant à lui, se sentait diminuer. Elle y était était presque ! Une dernière fois, elle tendit les mains vers la bête, et aussitôt, celle-ci fut secouée d’un choc violent… avant de tomber, inerte.
Sans perdre un instant, elle vint lui planter son épée dans la nuque afin d’en finir une bonne fois avec elle.

Épuisée et blessée, elle retourna auprès du jeune homme blessé. Elle l’aida à se relever et l’amena auprès du corps du monstre. Elle ajouta : « Tu vois cette bête ? Voilà ce qui vous attends si vous revenez ici. Va passer le message à Big Mama, et qu’on ne vous revoit plus jamais dans le secteur ! ». Sans demander son reste, le jeune homme quitta les lieux en se tenant l’estomac, sans trop savoir pourquoi la belle inconnue lui avait sauvé la vie…

De retour à la colonie, elle traversa les tentes, titubante et couverte de son propre sang, sous les regards effarés des différentes occupantes. Elle se dirigea droit vers Sarah qui, lorsqu’elle l’aperçut, se figea de surprise. Comme si elle fut incapable de réaliser que Skye avait vraiment vaincu la bête, elle demeura sans voix, paralysée par la surprise. À moins qu’il n’y ait eu une autre raison. Finalement, la belle obtint son dû. On lui donna des provisions et des balles pour son arme. Puis, dès le lendemain, elle reprit sa route à travers les rues désertes de New York…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 19 Fév 2023 - 13:39

Les Habitants du Wagon
Scénario écrit et maîtrisé par Charlène le 18-fév-23
Scott Calvin Sharp • juin 2033


Au coin de North Moore Street et de Varick Street, dans le quartier de TriBeCa sur l’île de Manhattan, se trouvait une vieille caserne de pompiers – un vieux film y avait été tourné jadis, comme en témoignaient certains décorations intérieures. Bien que d’extérieur rien ne la distinguait du reste de la ville, avec ses murs fissurés et sa végétation galopante, l’endroit était habité. En effet, une petite colonie de survivants s’était retranchée derrière ses murs et y vivait tant bien que mal. Ils n’étaient pas plus de 20 ou 30, et c’était déjà trop. La caserne n’était pas immense, mais elle leur convenait. En outre, ils parvenaient à échapper à la faim et au besoin en échangeant des denrées avec des colonies voisines – chacun apportant sa pierre à l’édifice.
Parmi celles-ci, il y avait les Habitants du Wagon, un regroupement souterrain qui parvenait on ne sait comment à mettre la main sur certaines ressources. Or, ils s’étaient si bien retranchés dans les sous-sols du métro qu’il n’avaient plus aucun accès à la surface. Le seul moyen de les atteindre était d’y envoyer Scott.
Il s’appelait Scott C. Sharp, et c’était un homme d’une bonne trentaine d’années. Comme la plupart des colons de la caserne, il n’avait plus de famille et s’en était trouvé une nouvelle avec eux. Il participait volontiers aux tâches quotidiennes, aidait les plus âgés et formait autant que possible la jeune génération à la vie qui les attendait.
Comme tous ceux de son âge, il avait connu le monde d’avant, et avait vécu la déchéance de la société à travers diverses catastrophes, à commencer par cette peste néonatale qui avait débuté en Russie en 2019, et qui s’était répandue en Europe de l’est. Cela avait provoqué la fermeture des frontières des USA ; d’autres avaient suivi le mouvement. Mais la vraie surprise était arrivée le 26 juillet 2020, le jour où tout avait basculé.

Assis sur un vieux fauteuil aux bords élimés, Scott se souvenait encore de la jeune Callie, une beauté qui faisait tourner les têtes dans son lycée. Il avait alors 20 ans à l’époque, et était en train de la séduire dans une salle de classe. Il se souvenait encore de la courbe de ses reins lorsqu’elle s’était penchée à côté de lui, d’un air aguicheur, pour observer un écran d’ordinateur, et de la pulsion qui l’avait envahi lorsqu’il avait voulu lui attraper les hanches et lui arracher sa jupe de pom-pom girl… Mais c’est à cet instant que des cris avaient retentis autour d’eux : un évènement venait de survenir. Toutes les news, sur toutes les chaînes, toutes les télévisions et tous les écrans de téléphone avaient alors diffusé les mêmes images : deux êtres ailés, cerclés de flammes, étaient en train de tomber du ciel au-dessus de Washington. Tout avait changé ce jour-là : les anges existaient, les démons existaient, et par conséquent, Dieu existait, mais aussi le diable et toutes les choses que les religions racontaient depuis l’aube de l’humanité !

Mais tout cela était du passé maintenant. À présent, les survivants des différentes catastrophes s’étaient retranchés dans des camps isolés où ils tentaient de survivre et de donner un sens à leurs vies, partageant leurs temps entre le travail et le repos. Dans cette vie, il n’y avait plus guère de place pour les loisirs, et chacun soulageait son labeur comme il le pouvait. Certains se plongeaient dans la lecture, d’autres dans le jeu. Si Scott aimait lire – il ne lui était pas rare de se rendre à la fameuse Bibliothèque de New York – son défouloir favori était incontestablement le sexe. Il avait un amour indéfectible pour la féminité et l’érotisme, et s’y adonnait à chaque fois qu’une occasion se présentait. Il avait par ailleurs acquis une réputation d’amant chevronné, et ne manquait pas une occasion de prouver à qui voulait l’entendre qu’elle n’était pas déméritée.

Mais pour l’heure, Scott devait quitter le confort du vieux fauteuil pour remplir une mission qu’il était le seul à pouvoir remplir. Pour une raison qu’il ignorait toujours, le destin l’avait pourvu d’un don, un talent étrange que certains auraient qualifié de démoniaque : il était capable d’ouvrir des portes vers des lieux éloignés, même si ceux-ci n’étaient plus accessibles. C’est ainsi qu’il fit usage de son don sur la porte d’entrée de la caserne pour qu’elle le mène dans les couloirs du métro, non loin de la station où s’étaient cachés les Habitants du Wagon. Il était littéralement le seul à pouvoir les atteindre. Et pour l’heure, il devait apporter des médicament aux souterrains, en échange de nourriture.

Les couloirs de carrelage blanc, faiblement éclairés par quelques néons qui résistaient au temps, le menèrent à la colonie cachée. Ici et là, sur le quai, il vit des hommes et des femmes de tous âges vaquer à leurs occupations. Et à côté, sur les rails, d’autres occupaient un wagon abandonné qui leur servait de refuge. Bien entendu, nul ne s’étonna de l’arrivée de Scott, depuis le temps qu’il venait les voir, ils s’étaient habitués à lui. Il salua quelques personnes, puis s’engagea dans le wagon pour rejoindre la « chambre » de Louisa May, la « chef » des colons.
La dame, qui affichait encore une certaine féminité malgré ses cinquante ans affirmés, était en pleine conversation avec ses deux fils, qui devaient être à peine plus jeunes que Scott. L’homme de la surface s’installa d’un air nonchalant, et leur donna les médicaments donnés par la Caserne. Ce faisant, ils discutèrent quelque peu. Louisa lui expliqua qu’ils avaient des petits problèmes avec leur système électrique, et elle espérait qu’il serait capable de le réparer. Comme souvent, l’échange vira peu à peu à un jeu de séduction entre Scott et Louisa, qui aurait certainement donné quelque chose si les enfants de la patriarche, Rita, Léandro et Juan, n’avaient pas été présents.

Mais l’heure n’était pas au flirt, car les colons de la station abandonnée avaient des problèmes à régler qu’ils ignoraient comment traiter. Dès lors, Rita, fille de Louisa au physique trapu, musclé et presque masculin, le mena à un caison d’alimentation électrique ; elle lui expliqua que leurs problèmes d’électricités venaient de là. Scott ouvrit le panneau et y jeta un œil. Il n’était absolument pas électricien, mais son affinité avec les ordinateurs lui avait conféré, aux yeux des non-initiés, le statut du réparateur de tous les systèmes défaillants, informatiques, électroniques voire même électriques.
Il mit un certain temps à comprendre ce qui se passait : à priori, il n’y avait pas de problème ici même, s’il devait y avoir un problème, il était en surface.

Ils furent interrompus par une secousse dans la terre, un léger séisme qui provoqua la chute de plusieurs carrelages un peu partout. Un peu effrayé, Scott interrogea Rita du regard, elle lui expliqua que cela arrivait depuis peu.

De retour auprès de Louisa, Scott lui proposa de remonter en surface pour traiter le problème d’alimentation, mais en attendant, il préférait qu’ils quittent les lieux pour se mettre à l’abri. Hélas, ils n’avaient aucun moyen de rejoindre la surface. Emprunter les couloirs du métro aurait été une solution, mais d’un côté, tout était innondé, de l’autre… il semblait y avoir un mystère. Intrigué, Scott les pressa pour en savoir plus. Louisa lui raconta qu’ils y avaient envoyé 3 hommes en éclaireur quelques jours plus tôt, pour savoir si la station suivante était accessible, mais ils n’étaient pas revenus.

Un mystère, un danger, une situation pressante et des gens dans le besoin ? Scott se dit que Louisa et sa communauté auraient une dette envers lui s’il les aidait. Alors soit, il leur proposa son aide bien que cela dépassait largement les détails de sa mission originelle.
Hélas, une nouvelle secousse fit trembler la station, et tout devint noir. Lorsque Scott reprit conscience, il avait mal au crâne – des pierres étaient tombées du plafond, faisant de nombreuses victimes parmi les colons. Et Louisa était de ceux-là. Très vite, ses enfants la prirent en charge tandis que le survivant se préparait à mener une expédition dans le tunnel obscur.

Équipé d’une petite lanterne à huile, Scott s’engagea seul dans le tunnel de métro. Très vite, les lumières derrière lui disparurent et il se retrouva emprisonné dans un silence et une obscurité opaque, presque palpable. La faible lumière blafarde de sa lanterne antique parvenait à peine à atteindre le sol. Très vite, il fut pris d’une angoisse. Mais il s’attacha à la reconnaissance espérée des colons et s’enfonça dans les ténèbres.

Après une vingtaine de minutes de marche quasi-aveugle, il commença à percevoir une étrange odeur, désagréable, chaude, organique, qu’il fut de prime abord incapable de définir. En étudiant autour de lui, il finit par remarquer que les murs du tunnel luisaient d’une étrange matière, et ce, jusqu’au plafond. Oui, l’odeur venait de cette espèce de mucus. Il poursuivit sa route, et l’odeur persistait et semblait avoir envahi tout le tunnel. D’instinct, Scott s’empara de son arbalète qu’il arma.
À un moment, quelque chose craqua sous son pied. Il eut la surprise de trouver un squelette de rat, mais c’était un squelette propre, blanchi, parfaitement nettoyé. Cette constatation effraya Scott qui eut tout de suite l’image d’une sorte de blob errant dans les tunnels et digérant les êtres vivants ! Mais son attention fut rapidement attirée par un couinement insistant, un peu plus loin. S’y rendant avec prudence, Scott vit un mouvement dans sa lueur : c’était un rat, mais un rat aux prises avec une sorte de gros ver blanchâtre un peu plus gros que lui. Et le ver était littéralement en train de le… digérer vivant !!! Horrifié, Scott se redressa et tenta de scruter autour de lui s’il apercevait d’autres bêtes, mais à priori il était seul. Du moins le pensait-il jusqu’à ce qu’il entende cette espèce de glissement lourd et lent provenant de derrière un mur du tunnel. Aussitôt, il pensa à la « mère » de ces vers, une version géante de ce monstre, et il comprit ce qui était arrivé aux 3 colons envoyés dans le tunnel quelques jours plus tôt ! À coup sûr, leurs squelettes blanchis reposaient un peu plus loin.

Le survivant revint sur ses pas, nerveusement mais le plus silencieusement possible. Il fallait qu’il prévienne Louisa et ses adeptes du danger. Hélas, un nouveau tremblement fissura les murs et le plafond, et Scott vit avec horreur de nombreux vers blanchâtres tomber au sol. Il les contourna et finit par enfin rejoindre la colonie. Il demanda aussitôt à voir Louisa – qui allait à peine mieux – et ses enfants. En proie à une terreur primale, Scott leur raconta ce qu’il avait vu et ce qu’il avait deviné. Son récit horrifia tout le monde, Léandro ne put retenir sa nausée. Mais au moins avaient-ils compris qu’ils devaient quitter les lieux.
Au début, tous réclamèrent à Scott qu’il utilise son don étrange pour les ramener en surface, mais il dut leur faire comprendre qu’il ne maîtrisait nullement ce pouvoir, et qu’il était absolument incapable de les sauver de cette façon. Il pouvait ramener une personne avec lui, et les 3 enfants insistèrent pour sauver Louisa, mais cette dernière refusa avec toute la volonté du monde. Par contre, elle conseilla de ramener Rita, car c’était une force de la nature, puissante lorsqu’il le fallait. De fait, s’il était possible de rameuter quelques costauds, peut-être parviendraient-ils à dégager les blocs de béton qui bouchaient l’accès de la station à la surface.

Ainsi fut fait. Scott et Rita quittèrent la station tandis que les colons s’armaient tant bien que mal en attendant l’arrivée du monstre. Depuis le couloir blanchâtre, tous deux se rendirent à la porte de service sur lequel le survivant utilisa son pouvoir… et aussitôt, ils arrivèrent dans la Caserne de TriBeCa. Sans perdre de temps, Scott cria qu’il avait besoin d’aide. Très vite, toute la colonie fut rassemblée autour de lui et il leur exposa la situation. Étrangement, l’un des colons sembla reconnaître quelque chose dans cette histoire. Il se souvenait que, jadis, des chercheurs avaient tenté de modifier génétiquement des vers qui devaient servir à « nettoyer » les tunnels du métro. Sans surprise, cette « invention » leur avait échappé. Le colon ne se souvenait guère des détails, si ce n’est qu’on avait appelé ces bêtes des « Saturniens ».

Quelques instants plus tard, un petit groupe de costauds traversait le quartier jusqu’à la station, armés de barres de fer et de lanières. Il leur fallut bien 20 minutes pour atteindre la station dont l’entrée était effectivement bloquée par de lourds blocs de béton tels qu’on en trouvait jadis sur les chantiers. Alors ils réunirent leurs forces et mirent tout en œuvre pour dégager le passage. Mais les blocs pesaient un poids considérable, et ils mirent du temps à en faire bouger un seul. Pire, il leur fallut un certain temps pour le tirer et le faire tomber à terre.
De l’autre côté, on entendait des cris et des coups de feu. De toute évidence, la bête était arrivée, et ils luttaient pour leur survie.
Alors ils réunirent à nouveau leurs forces pour retirer un second bloc. Et lorsqu’enfin celui-ci fut tombé, ils purent aider les survivants de la station de métro à accéder à la surface, l’un après l’autre, alors même que derrière eux, les derniers hurlements retentissaient.

Finalement, on remit les blocs en place afin d’empêcher le monstre d’accéder à la surface.

Les deux tiers de la colonie avaient survécu à l’attaque du monstre. On escorta Louisa et sa communauté jusqu’à la Caserne en leur promettant qu’on leur trouverait très vite un lieu où s’établir. Mais pour l’heure, ils avaient besoin de soins et de repos.
Quant à Scott, il n’oublierait pas que désormais, Louisa et sa communauté avaient une dette envers lui…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 26 Fév 2023 - 13:05

Le destin des abandonnés
Scénario officiel • maîtrisé par Chrysalid le 25-fév-23
Harper Skye Monk, Sancho de la Vega et Rafaele • juin 2033


Une brume épaisse s’était levée sur New York. C’était le mois de juin de l’année 2033, et le silence régnait en maître sur la cité en ruines. Malgré cela, si l’on prêtait l’oreille attentivement, l’on pouvait entendre deux voix percer le brouillard épais, parfois accompagné de notes de musiques. En effet, deux voyageurs plutôt atypiques marchaient le long d’une avenue, quelque part au nord du Queens, dans le quartier d’Old Jacksons Boulevard, deux hommes qu’en apparence tout séparait, et qui pourtant marchaient de concert.
L’un des deux portait une guitare bricolée et pourtant très fonctionnelle. Il s’exprimait avec une voix grave et un fort accent mexicain, et portait le nom de Sancho de la Vega ; la moitié du temps, il parlait de lui à la 3e personne, comme le font parfois les artistes.
Son compagnon, appelé simplement Rafaele semblait moins imbu de lui-même et se faisait le porte-parole de la Voix Divine. À chaque situation, il parvenait à impliquer Son Seigneur, ses Voies Impénétrables, des mystérieux desseins auxquels les humbles mortels ne pouvaient rien comprendre. Il défendait la cause des Solaires, les anges immortels qui marchaient parmi les humains depuis toujours, et dont la présence avait été dévoilée ce fameux 26 juillet 2020.

Mais à ce jour, le nomade Sancho avait besoin de s’arrêter dans ce quartier pour y faire le plein de ressources. Rafaele le guidait dans les rues jusqu’à un lieu dont il avait entendu parler, et qui pouvait aisément combler ses attentes.

Au fil de leur longue marche dans les rues new-yorkaises, ils passaient parfois de longs moments sans rien dire, se contentant d’écouter le lourd silence feutré dans lequel était plongée la contrée, une mesure nécessaire pour éviter de se faire surprendre par de mauvaises rencontres.

À un moment donné, ils s’arrêtèrent ensemble ; en effet, une silhouette venait d’apparaître un peu plus loin devant eux. Ils s’approchèrent avec méfiance et rencontrèrent un vieil homme sous cape et capuche marron, poussant ses affaires dans un petit chariot à roulettes. Il se présenta sous le nom de Bellace et leur dit qu’il était à la recherche du Refuge des Abandonnés – le site même où Rafaele menait Sancho. De fait, ils firent le reste du chemin ensemble.
Cependant, au cours de la route, Bellace fit part de sa surprise de voir qu’un individu aussi pieux que Rafaele veuille se rendre au Refuge. En effet, on racontait que l’endroit était dirigé par un être démoniaque…

En fin d’après-midi – du moins c’est ce qu’il semblait – ils arrivèrent en vue du bâtiment en question. Conformément à ce qu’on leur avait raconté, il s’agissait d’un hôtel en ruines, mais l’endroit était étonnement habité ! Le rez-de-chaussée était particulièrement vivant, et ce, jusque dans la rue ! Ils virent ainsi des hommes et des femmes de tous âges porter des caisses, aller et venir avec des outils en tous genres, dans la plus parfaite harmonie. En outre, personne ne les remarqua vraiment lorsqu’ils entrèrent dans le vieil hôtel, si ce n’est une femme aux allures de survivante qui arriva manifestement en même temps qu’eux.
À peine entrés dans le hall d’accueil, Rafaele, Sancho, Bellace et l’inconnue furent accueillis par un réceptionniste fort convivial, à la peau sombre et au sourire éclatant. Celui-ci s’appelait Jaqer, et il leur demanda aussitôt s’ils étaient là pour faire des affaires ou pour loger quelques temps. Un peu des deux, leurs répondirent-ils. Néanmoins, étant sans le sou, ils tentèrent de savoir s’ils pourraient payer leur place par le travail ; Sancho quant à lui souhaitait organiser un concert ce soir-même. Si le réceptionniste accueillit la nouvelle, il leur dit qu’il préférait en référer au directeur avant d’autoriser un tel mode de paiement. Personnellement, il n’y voyait aucun inconvénient, mais il préférait avoir une réponse officielle. De fait, il leur proposa d’aller rencontrer ce fameux directeur, un homme fascinant, d’après lui. Soit, les quatre voyageurs acceptèrent et tous suivirent Jaqer lorsqu’il s’engagea dans les escaliers vers les étages.
Tout en montant un niveau après l’autre, ils constatèrent que, si les 3 premiers niveaux du bâtiment étaient habités, les deux suivants étaient déserts quant eux, l’état délabré des murs ne permettant pas d’y loger qui que ce soit.
Ils arrivèrent alors au toit, où ils eurent l’agréable surprise de trouver un luxuriant jardin ! En effet, il y avait tout ici, buissons de fruits, plantations de légumes, vastes aires de verdure… Jaqer mena les nouveaux venus jusqu’à un homme vêtu élégamment, et qui devisait avec diverses personnes alentours. C’est ainsi qu’ils rencontrèrent Sukurlam, un homme aussi séduisant que sympathique, ouvert d’esprit et amical. Il les accueillit avec joie et accepta aussitôt la proposition du concert en échange du gîte. Tous devisèrent un moment ensemble, et c’est ainsi que les voyageurs apprirent les spécificités de ce Refuge : Surkurlam avait fondé cet endroit pour y accueillir tous ceux qui étaient rejetés, tous ceux qui avaient souffert de l’abandon ; il n’y avait qu’une règle à respecter ici : le respect envers autrui, même ceux qui étaient différents.
Pendant l’échange, Rafaele en profita pour observer autour de lui. Il constata que le jardin était tenu par un certain nombre d’occupants de l’hôtel, mais tous n’avaient pas l’air humains. Certaines silhouettes trahissaient une horrible mutation. Et pourtant, nul ici ne semblait s’en formaliser. En outre, le jeune prédicateur remarqua aussi que le vieux Bellace s’intéressait de près au fameux Sukurlam. Il ne participait guère à l’échange, mais il observait…
Pour finir, la jeune inconnue qui était arrivée en même temps qu’eux proposa son aide et son épée pour monter la garde en paiement du gîte. Elle s’appelait Skye, et avait déjà fait ses preuves quelques jours plus tôt dans une autre colonie de la ville. En retour, Sukurlam lui avoua qu’il aurait effectivement besoin des services d’une personne comme elle. Il y avait des rumeurs d’une attaque imminente perpétrée par un clan voisin – tout le monde n’appréciait pas ce refuge, et la présence de ces « créatures » ici même dans l’hôtel avait tendance à provoquer des réactions hostiles chez certains. Elle accepta d’enquêter.
Ensuite, la conversation dévia sur la nature réelle de Sukurlam, qui semblait avoir une aura plus que naturelle, au-delà de son aspect parfaitement humain. Il leur répondit sans hésitation qu’il avait du sang lunaire. Avec un sourire, il se tourna vers le pieux Rafaele et lui demanda si ce dernier allait dégainer une épée flamboyante pour le purifier dns le sang. Le jeune prédicateur avoua qu’il était agréablement surpris par ce que le semi-lunaire avait fondé ici, et qu’à ce stade, il croyait toujours en la volonté divine.

Plus tard, Rafaele alla interroger Bellace sur les raisons de son intérêt pour Sukurlam. En outre, il lui demanda même s’il était bien ce qu’il prétendait être. Était-il seulement humain ? Que pouvait donc répondre le vieillard à ces questions ? Oui, Sukurlam l’intriguait : un lunaire qui fonde un refuge pour les rejetés, c’est plutôt inattendu, non ? En outre, que répondre à sa seconde question ? Il rejeta sa capuche en arrière et dévoila un visage et un corps de vieillard, tout ridé et voûté. De quoi avait-il l’air ? De ce qu’il prétendait être. Mais cette réponse ne satisfit pas Rafaele.

Le soir venu, la nouvelle du concert de Sancho avait fait le tour de l’hôtel. Dans la cour intérieure, tout le monde s’était affairé à ranger les lieux, et à installer des caisses, des chaises et toutes sortes de matériels destinés à simuler une salle de concert, en exploitant les micros et les lumières du bâtiment.
Ce soir-là, Sancho donna tout ce qu’il avait. Il chanta des complaintes de l’ancien monde, évoqua les célestes, et raconta la survie au quotidien, changeant de registre d’une chanson à l’autre, jouant sur l’émotionnel autant que sur les croyances et sur la vie de tous les jours, au point que son final fut accueilli par des acclamations de toutes parts. Un concert qui fut une réussite sur tous les plans.

Finalement, tous se retirèrent dans leurs chambres afin de se préparer pour le lendemain, une longue journée les attendait…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 5 Mar 2023 - 12:56

Le Refuge des Abandonnés : Les Sentinelles d’Acier
Scénario officiel • maîtrisé par Chrysalid le 04-mar-23
Skye, Sancho et Rafaele • juin 2033


Le lendemain de son arrivée, après avoir passé une nuit bien reposante dans une chambre de l’hôtel, certes déjà occupée par d’autres voyageurs, Skye était descendue prendre un petit déjeuner en solitaire au réfectoire. Sans surprise, lorsqu’elle vit Sancho descendre parmi les badauds, celui-ci alla s’installer littéralement à l’autre bout de la pièce où, d’un air fier, il piocha dans les cadeaux reçus la veille pour constituer son repas. Rafaële, quant à lui, s’installa nonchalamment au milieu de la salle.
Chacun se sustenta ainsi en solitaire, jusqu’à ce que Sukurlam arrive, et vienne échanger quelques paroles avec chaque occupant du réfectoire. Bien entendu, après avoir fait le tour, il revint auprès de Skye à qui il demanda ce qu’elle avait prévu. Ils parlèrent des points d’intérêts alentours, dont les motards temporairement installés au parc de High Blues, les membres de l’Église des Martyrs du Paradis, les déguenillés du Hudson Memorial Hospital... Par où commencer l’enquête ?
Elle lui répondit que la première chose à faire serait d’aller interroger les motards, les « Sentinelles d’Acier », pour essayer de les embaucher pour effectuer la défense de l’hôtel. Au cours de leur échange, Sancho et Rafaële s’approchèrent et se joignirent à la conversation pour écouter ce qui se disait. Finalement, tous se mirent d’accord sur cette décision : les motards d’abord. Ensuite, il serait toujours temps d’aller voir les grenouilles de bénitiers vivant à l’Église St Georges, où Rafaële serait sans doute leur meilleur atout.

Dès qu’ils furent prêt, les trois survivants s’engagèrent dans les rues embrumées de New York. Après une marche d’environ un quart d’heure ou vingt minutes, ils arrivèrent en vue de la place Liberty, où se trouvait apparemment tout un marché de locaux qui échangeaient biens et services. Ils purent ainsi deviser avec tout un chacun, espérant obtenir des informations sur leurs différents points d’intérêts. Ils apprirent assez peu de chose en vérité, si ce n’est que les motards allaient et venaient parfois pour faire affaire. Ils se mêlaient assez peu des affaires des autres. Quant à l’hôpital, il ne fallait pas y aller. Néanmoins, leur interlocuteur leur répondit qu’il n’y avait pas de disparition en ce moment, donc ses occupants ne posaient pas de problème. Néanmoins, ils découvrirent un mur d’annonces un peu plus loin sur lequel se trouvaient des affirmations diverses et variées... dont une qui évoquait un meurtre récent. Une autre annonce était écrite par les Martyrs du Paradis ; ils cherchaient apparemment de l’aide pour « libérer le quartier de toute hérésie ». Les trois survivants prirent ce message comme un aveu, une confession : l’hôtel et ses mutants étaient effectivement menacés, et tout désignait les Fidèles de l’Église ! La question était surtout de savoir comment empêcher ça. Ils interrogèrent Jeff, un pauvre homme qui était victimes d’horribles cauchemars au point d’être devenu quasiment insomniaque. Celui-ci les implora de l’aider à retrouver le sommeil, mais le seul moyen aurait été de se rendre à l’Hôpital pour y trouver des médicaments...

Plus tard dans la matinée, ils quittèrent les lieux et poursuivirent leur route. Ils arrivèrent finalement au parc High Blues, où ils virent une douzaine de motards velus et bedonnants, tout de cuir et de santiags, vivre leur vie entre leurs motos et leurs bouteilles. Les trois voyageurs négocièrent avec les gardes à l’entrée, puis ils entrèrent. Et alors que Sancho se dirigea vers un groupe d’hommes pour leur proposer un concert le soir-même, Rafaële repéra un peu d’activité sous une des tentes : il y remarqua surtout du sang ! Alors il s’agenouilla à l’entrée pour proposer ses services. Il vit alors deux motards affairés à éponger le torse d’un troisième qui gémissait de douleur. Le prédicateur s’agenouilla à son tour pour apporter son aide – c’était le genre de petite tente quasi-individuelle dans laquelle on ne pouvait tenir qu’allongé ou à croupis. Skye le suivit, et tandis que son ami religieux effectuait les soins, elle en profita pour interroger les deux hommes. Ceux-ci leur racontèrent qu’ils s’étaient rendus à l’hôpital du quartier dans l’espoir d’y trouver quelques médicaments, mais il y avaient été accueillis par des tirs. Or, la rumeur parlait d’occupants peu recommandables, des « ombres » vêtues de guenilles. Pire, le voisinage parlait de hurlements qui retentissaient la nuit. Qu’est-ce qui pouvait bien s’y passer ?

Au cours de l’après-midi, ils eurent l’occasion de rencontrer le chef de ce petit clan, un géant aux muscles d’acier appelé Héphaïstos, avec qui ils eurent un échange plein de sous-entendus qui n’apporta rien.

Le soir venu, Sancho effectua son concert comme à son habitude. Et il obtint le succès escompté, si bien que la soirée se termina avec des chants, des bouteilles et des rires. Et alors que le chanteur profitait de son succès, le prédicateur s’éloigna dans les gradins pour y trouver un peu de calme, et Skye décida d’aller négocier avec le chef de la bande. Et cette fois, elle était décidée à jouer carte sur table.
Elle le trouva dans sa tente, allongé avec un livre. Elle s’y glissa et lui parla directement de ce pourquoi ils étaient là. Il fallait protéger les occupants de l’Hôtel, et elle cherchait des mercenaires. Mais Héphaïstos refusa. Lui et ses hommes étaient là pour faire affaire. Ils vendaient des armes contre de l’essence, et une vente était déjà décidée. Skye lui dit clairement qu’elle savait qui étaient leurs clients : les Martyrs du Paradis. Et ceux-ci projetaient d’attaquer le Refuge par simple conviction religieuse. Elle refusait de laisser passer ça. Alors elle lui fit une proposition : elle et ses amis se rendraient à l’Hôpital pour y récupérer des médicaments qu’ils leur apporteraient. En échange, les motards annuleraient cette vente. Elle ne doutait pas qu’ils trouveraient d’autres clients. Au vu des arguments avancés, Héphaïstos accepta de la reculer de 24h, le temps que les trois aventuriers fassent leur expédition à l’Hôpital. Il aviserait ensuite.

Bien entendu, Skye et ses amis n’étant pas taillés pour le combat, elle tenta de négocier quelques armes, l’air de rien, mais Héphaïstos répondit qu’il y réfléchirait…

Ils avaient gagné un délai de 24 heures ; c’était peu, mais en l’état actuel des choses, ils ne pouvaient guère espérer mieux…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 19 Mar 2023 - 11:38

En route pour le Valhalla : La Tinta de la Santa Muerte
Scénario écrit et maîtrisé par Sarlenn le 18-mars-23
Scott C. Sharp • août 2033


Le mois d’août était chaud. Voire brûlant. Chaque année, l’été semblait plus étouffant que le précédent, et Scott ne doutait pas que les victimes étaient nombreuses. Les vieux, les malades, les faibles, la chaleur devait les faire tomber comme des mouches.
Mais la vie dans la caserne de TriBeCa se poursuivait. On ouvrait les fenêtres en grand pour laisser l’air entrer lorsque le vent daignait se manifester – le seul moyen de trouver un peu de fraicheur était de se terrer dans le sous-sol.
C’est là que les responsables avaient déplacé la cibi, une radio bricolée qui leur permettait de garder le contact avec certaines colonies – outre les Habitants du Wagon, récemment relocalisés suite à l’attaque du Saturnien, les membres de la caserne de TriBeCa conversaient régulièrement avec pas moins d’une dizaine d’autres clans disséminés ici et là dans la ville de New York. Et c’est ainsi qu’ils avaient réalisé un beau jour, que l’un de leurs alliés… ne répondait plus. Aussi fit-on appel à Scott pour mener l’enquête ; car en effet, les gros bras de l’équipe étaient récemment revenus blessés d’une mission, et n’étaient plus capables de se lancer dans une nouvelle aventure.
On raconta à Scott que la colonie de Cranberry Lake Preserve, située loin au nord, nécessitait que quelqu’un s’y rende pour savoir ce qui s’y était passé. Or, avec ses pouvoirs étranges, le jeune survivant était le seul à pouvoir espérer les rejoindre assez rapidement. Du moins était-il le seul à avoir une chance d’y parvenir vivant.

Hélas, Scott ne pourrait guère compter sur son pouvoir d’ouvrir des portes, car il n’avait jamais été sur place ! Mais tandis qu’il bouclait son paquetage en vue d’un long voyage à pieds dans les terres newyorkaises, il repensa à la Faction de Scarsdale. C’était une petite communauté dans laquelle il se rendait parfois pour y faire quelques échanges commerciaux. Or, Scarsdale était assez proche de Cranberry Lake Preserve, tout au plus aurait-il un jour ou deux à effectuer à pieds pour l’atteindre. On lui conseilla néanmoins d’éviter White Plains et le Valhalla, deux quartiers que l’on disait mal famés…

Scott partit alors, sous les encouragements de ses amis, puis, se concentrant sur la porte d’entrée de la caserne, il pensa fortement à Scarsdale... et baissa la clenche. Aussitôt, la porte s’ouvrit sur une petite école primaire du quartier de Scarsdale. Scott savait que la colonie était tout proche, mais il n’avait guère le temps de leur rendre visite : la disparition des colons de Cranberry Lake devait être élucidée au plus tôt. Très vite, Scott se mit en route. Il traversa ainsi les quartiers vers le nord, et s’enfonça dans le brouillard, tous ses sens aux aguets.
Il traversa Fenimore Road, longeant un quartier résidentiel sans jamais rencontrer personne. Les riches maisons étaient laissées à l’état de ruines aux vitres brisées. Il ne prit pas le temps d’essayer d’en visiter une, tout devait avoir été pillé depuis longtemps. Parfois, il lui semblait repérer un mouvement du coin de l’œil, mais nul ne s’approcha jamais.
A un moment, il repéra de loin un homme accoudé sur un fusil comme s’il gardait les lieux ; à son approche, l’homme empoigna son arme, mais Scott se contenta de lui faire un petit geste en poursuivant sa route, l’air de dire qu’il n’était nullement là pour l’importuner.
Enfin il atteignit Bronx River qu’il longea longuement, avant d’arriver dans une zone d’activité commerciale, ou du moins dans les ruines de ce qui avait dû être une zone d’activité commerciale. Il y repéra un hopital, de nombreux restaurants issus de cultures diverses et variées, des boutiques en tous genres…

Lorsqu’il repéra une clinique vétérinaire, la White Plain Pet Resort, Scott se demanda s’il ne pourrait espérer y trouver quelque médicament ou instrument qui pourrait lui être utiles à l’avenir. Alors il tenta d’y entrer. Curieusement, les lieux étaient barricadés de nombreuses planches. Il en força une et entra. L’endroit était évidemment abandonné. En marchant sur un poulet en plastique, un jouet oublié par un animal, il provoqua un couinement violent qui le fit sursauter ! Et dans l’instant, il entendit un bruit de quelque chose qui s’enfuyait ! Alors il n’était pas seul… Arbalète en main, il entreprit de fouiller les lieux. D’un côté, il trouva des cages avec des cadavres d’animaux – certaines semblaient avoir été défoncées de l’extérieur.
Mais en visitant une autre partie du bâtiment, il fut soudain attaqué par un affamé ! Un être décharné au visage distordu par la haine, la faim et la bestialité se jeta sur lui avec une violence inouïe ! Mordu à la jambe, Scott lui décocha plusieurs carreaux d’arbalète, mais l’être semblait ignorer la douleur, et mordit le survivant au bras ! Alors ce dernier s’enfuit, et dans un bond parfaitement maîtrisé, il sauta hors du bâtiment et encocha un nouveau projectile dans son arbalète. Et dès l’instant où le monstre bondit à son tour hors de la clinique, Scott tira ! Et le monstre tomba sur lui, inerte.

Le voyageur repoussa le corps hideusement déformé, et alla fouiller la clinique où il trouva quelques ustensiles – il se fit quelques bandages, bien qu’il savait très bien que cela ne suffirait pas. Il quitta les lieux, titubant.

Plus loin, il entendit des bruits, et commença à voir des silhouettes dans la brume. Peu après, il arriva en vue d’un clan de motards hispaniques installés dans un salon de tatouage et dans ses environs, la Tinta de la Santa Muerte. Bien que méfiants au début, les motards comprirent qu’ils ne craignaient rien de lui. Il leur demanda leur aide, et échangea les fournitures médicales trouvées à la clinique contre quelques soins. Et peu après, il fut mené dans une pièce isolée, où une femme plutôt baraquée vint lui administrer une injection sans précautions. Elle lui fit quelques bandages, et le laissa nager dans l’inconscience pendant quelques heures. Puis elle revint pour changer ses bandages.
Lorsque Scott reprit ses esprits, il était là depuis la veille. Il discuta un peu avec le chef du clan qui voulait savoir ce qu’il faisait là. Scott lui parla de la colonie de Cranberry Lake ; on lui confirma que ceux-ci étaient devenus plutôt discrets ces dernières semaines.

Avant de quitter les lieux au petit matin, Scott leur proposa de rester en contact avec sa colonie, ne serait-ce que par radio. L’idée ne déplut pas, surtout en tenant compte du fait que Scott avait envers eux une dette désormais.

Il traversa une région boisée appelée « Valhalla » qu’il contourna allègrement sur les conseils de son clans (si seulement il avait fait de même dans White Plain) avant d’arriver enfin en vue de sa destination : le village de pêcheurs de Cranberry Lake Preserve.

Hélas, les lieux étaient déserts. Du moins est-ce que qu’il crut jusqu’à ce qu’il soit attaqué par une petite black armée d’un harpon et accompagnée d’un gros chien ! Mais il leva les mains en signe de paix, et elle se calma. Il lui raconta alors que sa colonie s’inquiétait de leur silence, alors Leslie lui parla des membres de son village qui avaient disparus quelques trois semaines plus tôt, suite à la visite d’une grande dame, très belle aux étranges maquillages. Tout le monde était parti à sa suite, comme si elle les avait envoûtés. Leslie elle-même était partie chercher son chien à ce moment, aussi avait-elle échappé à leur sort.

Durant la soirée qui suivit, Scott réalisa que la petite fille semblait comprendre son chien Skip, et que celui-ci lui parlait. Folie ou don étrange ? En outre, le chien aurait prétendu que Scott était digne de confiance « pour l’instant ». Qu’est-ce que cela voulait dire ?

Mais surtout, qui était cette belle dame qui avait envoûté tout le village ?
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 2 Avr 2023 - 12:20

Le Refuge des Abandonnés : Les ruines des Déguenillés
Scénario officiel • maîtrisé par Chrysalid le 01-avr-23
Skye, Sancho et Rafaele • juin 2033


Après avoir passé une nuit sous les gradins en marge du parc de High Blues, les trois survivants prirent un rapide petit déjeuner avant de quitter le groupe de motards.
A l’aide d’indications, ils se mirent en route à travers les quartiers de la ville. Des longues avenues bordant de riches quartiers résidentiels aux districts plus financiers remplis de buildings en ruines, ils passèrent une bonne partie de la matinée à errer d’un pas prudent. Il faisait froid ce matin-là, et l’humidité rendait leur marche désagréable. Mais la vision d’une biche traversant le secteur à travers la brume matinale leur rendit le moral, lorsqu’ils se demandèrent s’il ne serait pas temps de chasser pour se nourrir – mais pour l’heure, ils n’avaient guère le temps pour cela, leur timing étant limité.
Finalement, en fin de matinée, ils accédèrent à un quartier de vieux bâtiments dans lequel ils se firent attaquer par trois petites frappes qui les obligèrent à sortir les armes. De fait, Sancho et Skye durent se battre tandis que Rafaële s’agenouillait pour prier. Très vite, la guerrière abattit l’un de leurs opposants, puis l’autre ; le 3e s’enfuit.

Peu après, ils arrivèrent à une sorte de quartier résidentiel entourant le vieil hôpital en ruines. Sans surprise, des autochtones leur déconseillèrent de s’y rendre. On leur suggéra de trouver une autre solution à leur problème, quel qu’il puisse être. Les 3 survivants tentèrent bien de s’expliquer, mais on leur répondit que l’endroit était si dangereux que personne ne s’en approchait jamais à plusieurs dizaines de mètres : de jour, l’endroit paraissait calme, mais des tireurs embusqués tiraient à vue sur tout intrus. De nuit, c’était pire, on entendait des hurlements résonner dans le quartier. Quoi qu’il se passe dans cet hôpital, nul n’avait intérêt à y entrer.
Après avoir partagé un repas dans une famille du quartier, en échange d’une paire de bottes de cuir récupérées sur le cadavre d’une des petites frappes tuées un peu plus tôt, les survivants mirent au point un plan qui aurait une chance de fonctionner. C’est là que Sancho, au fait de sa superbe, leur dévoila un pouvoir étrange que lui avait accordé le ciel quelques années plus tôt, alors que le monde s’effondrait : l’artiste était capable de se changer en chat. D’où lui venait ce don ? Il l’ignorait. Mais pour l’heure, cela pourrait leur sauver la mise.
Le chanteur se glissa alors dans une ruelle où, caché derrière une poubelle, il se changea en chat. Ses vêtements tombèrent alors au sol, et sa petite silhouette féline bondit pour se glisser jusque dans la rue. Directement, il se dirigea vers l’hôpital. Dans une course effrénée, il traversa le parking et bondit à l’intérieur du bâtiment à travers une fenêtre brisée. Puis il commença à errer dans les couloirs dans un silence de mort, les sens en éveil. Hélas, cela ne lui permit pas d’éviter l’œil aguerri du gardien lorsqu’il accéda au grand hall d’accueil. En effet, le chat avançait lentement, regardant de droite et de gauche, lorsque soudain, tout devint noir ! Quelqu’un l’avait attrapé dans un sac !
On le souleva et on l’emporta à travers les couloirs du bâtiment. Pour l’heure, le chat fit le mort. Il demeura inerte en attendant de savoir ce qui allait se passer. Pour l’heure, il sentait que son ravisseur avait une démarche claudicante et une respiration difficile. Et soudain, on le posa sur une surface plane. Il demeura inerte, tous ses sens aux aguets. A présent, ils étaient deux. Deux êtres gargouillant à la respiration difficile échangeaient des paroles incompréhensibles. En tendant l’oreille, le chat perçut le mot « bâton ». Alors il comprit que c’était le moment d’agir ! Il se glissa hors du sac et, pendant une fraction de seconde, perçut ses ravisseurs. Ces êtres, vêtus de guenilles sales et déchirées, avaient une silhouette difforme, des membres tordus et une peau affichant des couleurs repoussantes. En outre, leurs visages étaient hideusement déformés, au point que leurs dents paraissaient pousser hors de leurs bouches ! Mais alors que l’un d’entre eux levait un bâton pour l’abattre sur le chat, celui-ci bondit et se précipita vers la sortie ! Hélas, la créature la frappa avec violence et l’envoya valdinguer contre un mur. Mais l’animal se redressa aussitôt et disparut par la porte entrouverte !

Ayant retrouvé la sécurité d’une pièce déserte, l’animal attendit un instant que les deux déguenillés disparaissent, puis il entama l’exploration du bâtiment. Très vite, il remarqua que le 1er étage était occupé par toute une communauté de ces créatures en apparence primitives, aussi évita-t-il le secteur. Le second étage paraissait moins fréquenté, mais il préféra se rendre au 3e étage, le dernier. C’est là qu’il vit un tireur, un éclopé avec un fusil qui, positionné au carrefour de plusieurs couloirs, apparemment à la verticale du hall d’entrée, surveillait le parking pour descendre tout intrus. Alors l’animal s’éloigna et prit par un couloir perpendiculaire.
C’est là qu’il remarqua l’odeur. Une odeur désagréable, chaude et organique flottait ici. Non, elle flottait dans tout le bâtiment, mais avec cette agitation, il ne la remarquait que maintenant. Par curiosité, il entra dans une chambre et remarqua un être inconscient, allongé et respirant difficilement. Une machine bipait à intervalles réguliers, indiquait qu’il vivait toujours, et de nombreuses perfusions perforaient son corps un peu partout. En grimpant sur un siège, l’animal put voir que des ustensiles de chirurgie étaient encore plantés dans son abdomen. Pire encore, des attaches maintenaient une ouverture béante au niveau de son ventre, affichant ses organes internes dans lesquels San-chat refusa d’aller fureter. Mais bon sang, que se passait-il ici ? Qui était ce patient ? Que lui faisait-on ? Intrigué, effrayé, l’animal lui retira ses perfusions, puis il quitta les lieux.
En longeant le couloir, il remarqua que les chambres voisines contenaient le même genre de scènes.
Finalement, le couloir le mena à une salle de stockage dans laquelle il trouva… des médicaments en quantité ! Enfin, il avait trouvé ! Fier de sa réussite, Sancho quitta les lieux discrètement par le rez-de-chaussé, sortant du bâtiment par l’arrière, où il le contourna pour rejoindre le parking. Là, il retrouva ses amis dans le bâtiment où, après avoir retrouvé sa forme humaine et s’être glissé dans ses vêtements, il leur fit un récit complet de ses découvertes.
En cherchant un moyen d’accéder à l’hôpital sans se faire descendre, ils découvrirent que leur prédicateur Rafaële possédait lui aussi d’étranges facultés. Il leur avoua être capable de leur faire atteindre le bâtiment sans que les yeux ennemis ne les voient !

Ainsi, plus tard dans l’après-midi, ils firent le tour du bâtiment pour l’atteindre plus vite. Et c’est là que Rafaële, invoquant les voies de Dieu, parvint à rendre invisible toute l’équipe aux yeux du tireur qu’ils repérèrent au 2e étage, le temps qu’ils traversent une rue et atteignent l’hôpital. Très vite, ils entrèrent au rez-de-chaussée par une fenêtre brisée, et s’engagèrent dans l’antre du mal.
Le chat provoqua une diversion pour éloigner le gardien du hall d’entrée, le temps que ses deux compagnons traversent – hélas, le monstrueux individu les repéra tout de même, et Skye dut recourir à son épée pour le tuer du premier coup ! Ils cachèrent son corps dans une chambre vide et se rendirent à l’escalier. Là, ils montèrent rapidement jusqu’au 3e étage, mais Skye glissa sur un balais, ce qui alerta l’un des occupants du 1er ! Lorsqu’ils arrivèrent au dernier niveau, ils alertèrent sans le vouloir le gardien – pour éviter de se retrouver pris en sandwich, ils se réfugièrent dans un petit salon, où les monstres les débusquèrent rapidement ! Un combat nécessaire s’engagea pour la survie – Skye dégaina son épée pour larder le premier monstre, tandis que Rafaële dégaina non moins que sa grosse bible pour l’abattre sur son crâne difforme ! Quant au chat, il se jeta sur sa figure pour le déchiqueter littéralement ! Très vite, ils vinrent à bout de ce premier adversaire. Ils firent de même sur le second monstre qui tomba à son tour.
Hélas, lorsque le combat se termina, ils réalisèrent tout le boucan que cela avait dû provoquer. Très vite, ils entendirent des hurlements inhumains provenant des étages inférieurs : il était évident qu’ils étaient repérés ! Sans perdre de temps, ils se ruèrent jusqu’au fameux couloir, où ils prirent quelques secondes pour visiter les chambres : chacune était occupée par une, voire deux, victimes ayant subi d’horribles opérations dans des conditions indescriptibles. Et que penser des nombreuses perfusions qui envahissaient leurs corps ? Rafaële se demanda si cela n’était pas leur « mode de reproduction »…
Mais l’heure n’était pas aux tergiversations, car les hurlements des bêtes se rapprochaient. Il seraient bientôt là. Alors les trois survivants se précipitèrent jusque dans la réserve au bout du couloir et ils remplirent leurs sacs de toutes les boites qu’ils trouvèrent. Ils firent une véritable razzia, pillant et vidant le moindre tiroir, la moindre étagère !
Lorsqu’ils furent littéralement pleins à craquer, il était temps de s’enfuir, car la horde de monstres dégénérés allait apparaître au bout du couloir d’une seconde à l’autre. Alors Skye attrapa un drap qu’elle fixa à une fenêtre pour aider Rafaële à descendre. Celui-ci se jeta dans le vide pour éviter les premiers tirs, le chat agrippé sur ses épaules. Arrivé au bout du drap, il se laissa tomber sur les derniers mètres et tomba, contusionné, sur le trottoir. Quant à Skye, elle échangea quelques tirs avec les premiers monstres avant de se jeter dans le vide à son tour, s’agrippant au moindre rebord, et profitant de la moindre aspérité pour rejoidnre le plancher des vaches, saine et sauve ! Sans perdre de temps, les trois aventuriers quittèrent les lieux, les sacs regorgeant de médicaments…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyLun 10 Avr 2023 - 11:24

La Route du Valhalla : Svenja et ses suivantes
Scénario écrit et maîtrisé par Sarlenn le 08-avr-23
Scott et Rafaële • août 2033


Après avoir passé une nuit dans une maison au hasard, Scott retrouva la petite Leslie et son chien. Après un rapide petit déjeuner, ils décidèrent de prendre la route du Valhalla.
Les deux compagnons de fortune et l’animal s’engagèrent alors sur une route forestière plutôt calme. Ici, le silence était plutôt paisible, et semblait différent du silence de la ville. La promenade fut presque calme, bien qu’ils mirent une bonne partie de la matinée à traverser la contrée. Guidé par la fillette, le survivant de Manhattan espérait en finir vite avec cette affaire qu’il trouvait inquiétante. Aurait-il seulement de quoi affronter ce qui l’attendait en face ?

Leslie guida ainsi Scott à travers toute la forêt, jusqu’à ce qu’ils rejoignent la route 22 qui longeait le réservoir Kensico. Puis enfin, après quelques heures de marche, ils arrivèrent en vue d’un pont en hauteur qui croisait leur route. Tant bien que mal, ils y montèrent et s’engagèrent vers la droite. D’après la fillette, il leur faudrait traverser un barrage.
Mais en arrivant en vue du secteur, ils finirent par arriver en vue d’une silhouette. En effet, un homme à l’allure calme et rassurante marchait sur le bord de la route, dans la même direction qu’eux. Lorsque celui-ci les aperçut, il n’esquissa aucun geste menaçant. Scott mit la main sur son revolver, et ils échangèrent quelques mots. Le nouveau venu s’appelait Rafaële et, représentant de Dieu à travers le prisme de la religion catholique, il était venu dans le coin pour y mener une enquête. Au fil de la conversation, ils réalisèrent tous deux qu’ils étaient là pour la même raison. Chacun avait entendu parler d’une communauté proche qui avait disparu du jour au lendemain sans laisser de trace. Et leurs enquêtes respectives les avaient menés ici, sur la route du Valhalla.

D’accord, l’affaire se corsait. Donc cette mystérieuse femme qui était venue emporter les occupants de Cranberry Lake Preserve n’en était pas à son coup d’essai ! Combien de clans ou de communes avaient ainsi été vidés de leurs occupants ?
Très bien. Dès lors, Rafaële, Scott et Leslie feraient route ensemble.

Peu après, ils arrivèrent en vue du grand barrage dont l’entrée était ornée d’un étrange édifice historique dans lequel ils repérèrent des caméras. Plus loin, à leur grande surprise, le village situé en contrebas semblait grouiller d’un genre d’activité. Ils s’engagèrent alors sur l’édifice qui mesurait bien 500 mètres de longueur. Mais à mi-chemin, ils aperçurent des hommes qui semblait garder les lieux de l’autre côté. Confiants, ils s’approchèrent, bien que Leslie et son chien semblaient faire montre d’une grande méfiance.
Enfin, ils arrivèrent à leur niveau et constatèrent que les « gardes » avaient l’air de guerriers nordiques. Vêtus un peu à la façon de sauvages, ils portaient sur l’épaule des armes primitives telles que des haches ou des épées.
- On vous attendait, leur dit l’un d’entre eux.
Bien. Les gardes ne se montraient pas hostiles, alors ils les suivirent, bien que Leslie et son chien semblaient de plus en plus nerveux.

On mena la petite troupe jusqu’à une communauté apparemment très active de gens qui allaient et venaient en tous sens. Ils travaillaient… un peu comme dans l’ancien monde. Arrivés en vue d’une barricade, on demanda aux aventuriers de leur confier les armes, demande que Scott accueillit avec un sourire en coin. Mais il fut surpris lorsqu’on lui donna en échange un numéro de casier. Décidément, cet endroit était surprenant.
Plus loin, quelques gardes vinrent chercher Leslie et son chien, prétextant qu’ils allaient l’amener à l’école pour qu’elle y trouve sa place.

Enfin, on mena les deux hommes à une vieille église qui avait lourdement subi les outrages du temps. En outre, elle semblait avoir été redécorée de nombreux motifs nordiques, apparemment en langue runique – Rafaële ne put s’empêcher de trouver cela très inconvenant, allant même jusqu’à parler d’hérésie.
Dans cette église, ils furent accueillis par Gudrun, une jeune femme rousse d’une grande beauté qui, dégageant un charme qu’aucun des deux survivants ne put nier, vint à leur rencontre. Elle leur souhaita la bienvenue, et les mena jusqu’au centre de la nef où de nombreuses fourrures et peaux de bêtes avaient été entassées là. Tout un cercle de femmes très belles, très attirantes, étaient assises ou allongées autour de Svenja, une sorte de reine, blonde d’une beauté si incroyable, si fascinante, que Scott et Rafaële subirent littéralement un décrochement de mâchoire, en plus de ressentir un puissant inconfort sous la ceinture.
Ils tentèrent bien de discuter avec elle, mais l’état de sidération dans lequel ils se trouvaient leur rendit la tâche particulièrement compliquée. Enfin, deux jeunes femmes vinrent les prendre par la main pour les mener à des chambres où ils pourraient s’installer pour la nuit.
Chacune s’éclipsa un instant pour leur rapporter des vêtements propres qu’ils pourraient porter lors du repas de ce soir. Bien sûr, Rafaële déclina l’aide que lui proposa la jeune femme qui lui avait été attitrée, préférant s’enfermer seul pour se changer (en plus de prendre quelques douches froides).
Par contre, Scott n’eut aucun mal, quant à lui, à se déshabiller devant la blonde Ida, un peu comme si de rien n’était. Il ne la repoussa pas non plus lorsqu’elle l’accompagna sous la douche. Et c’est avec le plus grand naturel qu’ils s’embrassèrent comme s’ils s’étaient toujours connus, comme si l’un et l’autre n’étaient venus que pour ça, avant de mêler leurs corps dans une danse du sexe puissante où chacun rivalisa de talent et d’attentions, comme si leur vie en dépendait.
Lorsque l’acte prit fin, Scott dut admettre que malgré son expérience en la matière, qui n’était pas des moindres, il n’avait jamais rien connu de comparable. Très vite, il fut pris d’une obsession de faire l’amour… non… de féconder toutes les femmes de ce camp !

Lorsque vint l’heure du repas, tout ne fut qu’opulence. Il y avait de la nourriture en abondance, et après que les deux voyageurs eurent échangé quelques mots quant à la nature de ce « camp », qui semblait être un havre de paix où se réfugiaient les villages alentours, de nombreuses séductrices commencèrent à s’intéresser aux hommes. Très vite, des couples se formèrent, voire des trios, et l’on commença à voir des parties de jambe en l’air ici et là, dans l’ombre d’un porche, au bout d’un couloir, sous une table… Si certains se cachèrent par pudeur, d’autres non. Sans surprise, lorsque deux femmes vinrent chercher Scott, il les accompagna avec plaisir, laissant Rafaële seul avec la tentation. Le prédicateur n’eut d’autre choix que de se retrancher dans sa chambre pour enchaîner les douches froides…

Durant la journée qui suivit, Scott et Rafaële se renseignèrent pour tenter de rencontrer des membres du village de Cranberry Lake, et on les mena à un quartier où de nombreuses personnes travaillaient. Ils purent ainsi rencontrer un travailleur, Barton, apparemment ancien responsable du village de pêcheurs. Celui-ci leur raconta comment Svenja était venue les rencontrer quelques semaines plus tôt pour les convaincre de venir visiter Valhalla. En découvrant cet endroit idyllique, ils avaient décidé d’y rester, après tout, « c’est un vrai paradis, ici ». Bien sûr, Scott et Rafaële lui demandèrent comment cela se faisait que Leslie avait été abandonnée. Barton leur répondit, agacé, que sa fille étaient encore partie « avec ce chien ». Sa femme était bien retournée en arrière pour la retrouver, mais elle n’était jamais revenue.

Et tout cela ne semblait guère le déranger.

En quittant le village, les deux voyageurs se posèrent quelques questions : qui était cet homme avec qui ils avaient discuté ? Le regard vide, les phrases automatiques, il semblait plus une marionnette qu’une personne. En outre, y avait-il des femmes dans ce village ?

Au retour à l’église, au « temple », ils ne purent rencontrer Svenja mais furent accueillis par Groa, une femme qui semblait assez portée sur le mysticisme et la connexion avec les esprits. Elle leur fit un petit rituel à base de bougies et d’herbes, à la suite de quoi elle étudia chacun de ses interlocuteurs. Elle sembla avoir accès à leur passé et à leur avenir. Avec un sourire, elle affirma à Rafaële qu’il avait sa place parmi eux. Quant à Scott, elle lui demanda s’il comptait faire quelque chose pour la bête du métro…

Un peu déstabilisés par cette rencontre, ils allèrent se renseigner pour savoir où étaient les femmes de Cranberry Lake. On leur indiqua un quartier situé un peu plus au nord, où ils se rendirent aussitôt. Là, effectivement, se trouvait un village côtier peuplé de femmes qui pêchaient et préparaient le poisson. En interrogeant l’une d’entre elles, ils apprirent que cet endroit était « un vrai paradis », mais qu’en venant ici, elles avaient préféré se séparer de leurs maris pour vivre tranquillement entre femmes. En outre, ils découvrirent aussi que ces femmes n’avaient aucune envie d’avoir une quelconque forme de vie sexuelle…
Ce contraste était confondant.

Au retour, ils tentèrent de retrouver Leslie, mais elle était indisponible, que ce soit enfermée et gardée à l’école ou dans le pensionnat. Impossible de la voir. Et qu’était-il arrivé au chien ?

Au cours de leur enquête, ils apprirent que Svenja et ses suivantes avaient déjà « rééduqué » quelques communes à Babylone, un district situé à 50 km au nord, ainsi qu’elles le faisaient ici actuellement. Elle l’avaient changé un petit paradis sur Terre avant de le quitté. Cette information donna une idée à Scott : il mena Rafaële dans sa chambre où ils s’enfermèrent. Là, il lui dévoila son pouvoir étrange d’ouvrir des portes. Malgré sa méconnaissance de Babylone, il tenta de le « contacter » malgré tout : la porte s’ouvrit sur un petit hangar de bois. Ça avait marché ? Très vite, ils s’engagèrent dans Babylone où ils découvrirent des habitants au regard vide qui leur confirmèrent l’histoire. Svenja et ses suivantes avaient changé leur vie pour le meilleur, avant de les quitter quelques 4 ou 5 ans plus tôt.
En enquêtant plus avant, ils apprirent que jadis, des rumeurs faisaient état de démons, et ce, bien avant l’arrivée des célestes. En outre, il était aussi question d’une corruption massive dans le secteur. Des démons ? De la corruption ? Était-ce que qui avait motivé Svenja à « purifier » les lieux ?

Mais dans ce cas, pourquoi était-elle venue à Valhalla ?

Au retour, ils avaient plus de question qu’à l’aller. Qui était cette Svenja ? Pourquoi exerçait-elle sur les hommes une telle fascination ? Scott s’y connaissait en femme, et en séduction. L’effet qu’elle provoquait sur lui était surnaturel, il le sentait. En outre, pourquoi les suivantes de Svenja étaient-elles toujours si avides de sexe ? Avaient-elles besoin de semence ?

Il serait facile de croire que toute cette histoire de paradis était vraie, et que Svenja et ses suivantes ne voulaient que le bien de tous. Mais trop d’indices prenaient une direction inverse pour qu’ils lâchent leur enquête…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 30 Avr 2023 - 12:20

Fins et commencements : Jour de Marché
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 29-avril-23
Harper Skye Monk • juillet 2033

Cela faisait plusieurs semaines que Skye avait quitté le Refuge des Abandonnés, d’Old Jackson Boulevard. Se laissant emporter par ses pas, toujours en quête de son destin, elle avait fini par trouver un peu par hasard une petite communauté qui s’était nichée dans une boutique, cachée et bien à l’abri des convoitises, et dirigée par une nonne appelée Mère Laura. Si au début, elle était restée « juste pour la nuit », se promettant de ne pas côtoyer cette grenouille de bénitier plus que nécessaire, elle avait fini par s’attacher à ces gens. Tous ici étaient comme elle, des survivants qui voulaient seulement gagner leur place dans ce monde décrépi. En outre, cette fameuse Mère Laura se comportait surtout comme une protectrice et une mère pour chacun d’entre eux, apportant quotidiennement ses conseils bienveillants à tout le monde. Elle ne les abreuvait pas de ses citations religieuses comme aurai pu le faire Rafaële. Aussi, Skye s’était vite sentie bien accueillie, et elle se fit à l’idée qu’elle pourrait rester ici quelques temps. Peu à peu, les jours passants, elle commença à s’attacher à ces gens qui luttaient au quotidien ; même Mère Laura finit par lui inspirer quelques sympathie.

Et cela aurait pu durer quelques temps, si le destin ne s’en était pas mêlé.

C’était un mercredi – d’après ce qu’on lui avait dit – et c’était le jour du marché. Dès le petit déjeuner terminé, Mère Laura donna à Skye un grand sac rempli de victuailles et la chargea de se rendre à Hall Central pour y négocier quelques ressources en échange. Ainsi, armée d’une petite liste de courses, elle s’engagea dans les rues alentours.

Hall Central : l’endroit était surpeuplé ! Pour être honnête, Skye n’avait pas le souvenir d’avoir déjà arpenté un lieu aussi bondé de monde ! Sur plusieurs étages, Hall Central était occupé par des marchands en tous genres qui s’étaient approprié d’anciennes boutiques pour y troquer leurs marchandises, comme par exemple ce fermier qui était venu avec ses chèvres, et qui s’était installé dans une ancienne boutique de téléphonie mobile. Une heure durant, peut-être même deux, la survivante erra dans les couloirs, rencontra des gens, et négocia quelques denrées. Peu à peu, elle vint à bout de ses propres ressources et compléta la liste de courses de Mère Laura.
Lorsqu’enfin elle arriva au bout de sa tâche, elle quitta les lieux, encore toute sonnée de ce bruit assourdissant, et reprit la route de la communauté.

***

Après une petite demi-heure de marche, en fin de matinée, la voyageuse arriva en vue de sa rue, lorsqu’elle remarqua aussitôt qu’une odeur de brûlé s’était répandue dans les environs. Puis elle remarqua qu’une colonne de fumée noire était en train de s’élever au-dessus des toits ! Son sang ne fit qu’un tour lorsqu’elle réalisa que c’était la boutique de Mère Laura ! Aussitôt, elle se précipita dans la rue, avant de se figer sur place : un peu plus loin, elle remarqua un corps allongé au sol, inerte. Son ventre avait été ouvert et ses organes répandus sur le bitume. Skye ne put s’empêcher de grimacer lorsqu’elle reconnut là l’un des membres de la communauté.
Détournant le regard, elle progressa dans la rue et remarqua à droite et à gauche d’autres corps dans le même état. Et au bout de l’avenue, la boutique de Mère Laura brûlait.

Sans hésiter, Skye se précipita à l’intérieur et vit d’autres corps – certains bougeaient encore. Et au fond se trouvait Mère Laura elle-même, qui tendit faiblement une main vers elle. Skye s’approcha d’elle, et la nonne lui demanda de sauver tous ceux qu’elle pouvait sauver. La voyageuse lui demanda ce qui s’était passé : apparemment, deux motards en costume de cuir et au casque de moto noir étaient venus. L’un d’eux était une femme aux cheveux roux, elle n’en savait pas plus. Or, ils avaient mis le feu à la réserve, puis ils avaient massacré tout le monde avant de mettre l’endroit à sac. Alors, ils avaient crié victoire en trouvant une vieille croix que Mère Laura cachait et protégeait depuis plusieurs années. Ils étaient venus pour ça, il savaient exactement ce qu’ils cherchaient. Dès lors qu’ils eurent trouvé cette croix, ils quittèrent les lieux.
La nonne, mourante, implora Skye de retrouver la croix. Elle en avait été la gardienne des années durant, depuis qu’un vieux sage était venu dans son ancienne colonie pour la remettre à leur patriarche d’alors. Ce jour-là, on l’avait chargée de partir dans l’instant mettre la croix à l’abri, et ne jamais revenir. Et elle s’était acquittée de cette tâche… jusqu’à ce jour. En vérité, elle ignorait la valeur réelle de cet objet, mais elle savait qu’il était spécial. Skye tenta bien de la convaincre que ça n’était qu’un objet, mais la nonne ne voulut rien entendre.

Finalement, elle mourut dans ses bras.

Comprenant qu’il n’y avait plus rien à faire pour elle, Skye tenta de sauver la peau des autres victimes de la boutique. Elle se démena pour en sauver le maximum, mais ne parvint à en sortir des flammes que 3. Et une fois dehors, elle réalisa que l’un d’entre eux était déjà mort. Ne restaient plus qu’un vieillard qui crachait ses poumons tant il avait aspiré de la fumée et une jeune femme au visage couvert de suie. Sur le moment, Skye ne pensa pas aux agresseurs, mais se concentra plutôt sur la santé des deux survivants. Elle savait qu’ils étaient alliés avec une communauté proche cachée sur un terrain vague à quelques pâtes de maison de là, aussi les aida-t-elle à s’y rendre, clopin-clopant.

Lorsqu’ils arrivèrent tous trois au fameux terrain vague, elle vit des hommes et des femmes qui s’affairaient ici et là. Et au centre se dressait une sorte de haut hangar de bois où on les accueillit avec bienveillance. Skye raconta ce qui s’était passé, et aussitôt on les prit en charge.
Toutes l’après-midi durant et jusqu’au soir même, des gens de la communauté du terrain vague réclamèrent à Skye de relater ce qu’elle avait vécu, et mille fois elle dut raconter les évènements de la matinée. Sans filtre, elle parla des morts, de l’incendie, de Mère Laura, des agresseurs… mais pas une fois elle n’évoqua la croix volée. Cette quête que lui avait donnée la vieille dame était incompatible avec ses propres convictions. Skye détestait tout ce qui avait trait avec la religion, et le fait de devoir retrouver une croix chrétienne la perturbait. Aussi n’en fit-elle jamais mention dans ses récits.

***

La nuit s’avançant, Skye avait fini par s’installer au bar pour siroter une bière en espérant que tout ceci resterait derrière elle, lorsque deux silhouettes attirèrent son regard. Au milieu des paysans et des survivants apparurent deux silhouettes noires au casque de moto, deux individus au manteau de cuir qui traversèrent la foule pour venir s’installer au bar. En enlevant leurs casques, ils dévoilèrent le visage d’une homme baraqué aux cheveux très courts… et celui d’une femme aux longs cheveux roux. Sans aucun doute, il s’agissait des deux agresseurs de ce matin ; il s’agissait des assassins de Mère Laura et ses protégés ! Gardant son sang froid, Skye tenta de ne rien montrer de son trouble, bien que les images des cadavres éventrés gisant dans la rue s’imposèrent à son esprit avec la violence d’un coup de fouet !

La jeune femme prit un temps pour se calmer, puis elle se tourna vers elle pour engager la conversation. Très vite, elle apprit que les nouveaux venus étaient des mercenaires qui vendaient leurs services aux plus offrants. Ils effectuaient des missions ici et là, obéissaient aux ordres sans jamais qu’il n’y ait rien de personnel. Skye l’interrogea « innocemment » sur sa dernière mission, mais la rousse refusa de donner des détails. Néanmoins comme la conversation avait vite tourné vers une sorte de flirt, elle y vit là un moyen de négocier certaines informations. La rousse accepta alors de lui révéler qui était son dernier employeur… si elle acceptait de se donner à elle ! Skye y consentit. La rousse lui parla alors d’Adam, un membre de l’Église du Nouvel Ordre. Afin de la remercier de ce « tuyau », Skye s’isola avec elle dans un coin sombre du hangar. Elle se déshabillèrent avec passion et s’adonnèrent à  une étreinte enflammée.

Une fois la tension retombée, et bien que Skye admit avoir passé un très bon moment, elle se rhabilla tandis que la rousse demeurait allongée sur un banc à se rouler un joint. Une fois remise en état, la voyageuse dégaina son épée et fit mine de l’astiquer… avant de traverser le corps de la rousse d’un coup puissant ! Cette dernière, au comble de la surprise, posa sur elle des yeux effarés. Skye la fixa avec sadisme et lui rappela les meurtres dont elle s’était rendue coupable ce matin même. En outre, elle ajouta que son frère la rejoindrait rapidement.
Lorsqu’elle retira son épée du corps, Skye réalisa qu’un homme s’était figé à quelques mètres d’elle. Une chope à la main, il la fixait avec horreur ; un témoin ! Sans attendre, Skye quitta la grange et alla se cacher sur le toit. Très vite, l’endroit fut le théâtre d’un tumulte, puis d’une battue éclairée aux lanternes rudimentaires. Deux heures durant, tandis que la nuit progressait, elle observa le manège des hommes et des femmes qui la recherchaient en vain. Et lorsque les choses finirent par se calmer, au plus noir de la nuit, elle descendit enfin pour saboter les deux motos des assassins, avant de se retrancher dans un appartement désert pour terminer sa nuit.

Au petit matin, elle retourna au camp du terrain vague, décidée à confronter le frère. Cette fois, tout le monde la repéra. Les regards chargés de colère se posèrent sur elle, et lorsqu’elle arriva en vue d’un groupe d’hommes qui discutaient à l’entrée de la grange, on lui intima l’ordre de se rendre. Très vite, des hommes et des femmes armés de pistolets et de fusils l’encerclèrent et la visèrent. Mais elle ne se démonta pas. Elle leur parla du massacre cruel de Mère Laura et de ses protégés. Puis elle accusa directement la rousse et son frère. Elle le fit avec une telle conviction que le barman, qui semblait faire office d’autorité au milieu de cette foule, accepta de l’écouter. Elle aligna alors les arguments et les accusations, et y mit une telle fougue qu’ils acceptèrent l’éventualité qu’elle dise vrai. Alors tous se rendirent à l’intérieur, où le frère était agenouillé auprès de sa sœur, dont le corps était toujours allongé sur le banc, bien qu’il eut été couvert d’un drap depuis la veille.
Lorsqu’il vit qu’il était encerclé, il se leva et fit face à Skye qui proféra enfin ses menaces. Comprenant qu’il était face à la tueuse de sa sœur, il dégaina un long poignard et l’attaqua, en proie à une rage folle. Les paysans s’écartèrent, acceptant de laisser parler le jugement du sang. Skye dégaina son épée et le frappa à plusieurs reprises. Et bien qu’elle déplora une blessure à l’épaule, elle traversa la poitrine de son adversaire du fil de son épée.

La sentence avait été exécutée.

Un bref échange avec le barman lui fit comprendre qu’elle ne pourrait pas rester ici. Certes, elle avait rendu justice pour Mère Laura et ses protégés, mais cette violence n’avait pas sa place ici. Sans rien ajouter, elle quitta les lieux d’une démarche fière…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyLun 1 Mai 2023 - 13:02

Fins et commencements : Les portes de l’église
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 30-avril-23
Harper Skye Monk • juillet 2033

Adam, de l’Église du Nouvel Ordre. Voilà l’information qu’avait pu recueillir Skye pour la suite de ses recherches. Hélas, où se trouvait cette église ? En étudiant un vieux plan du quartier sur un arrêt de bus, elle repéra l’église St-Georges à quelques rues de là. Hélas, elle découvrit alors un vieil édifice au plafond effondré, envahi par la végétation, et évidemment, complètement inoccupé. Jusqu’à ce qu’elle voie un petit garçon qui, probablement absorbé dans ses jeux jusqu’à son arrivée, ne s’interrompe lorsqu’il la vit. Elle lui fit un petit salut, en réponse à quoi il s’enfuit en courant. Désireuse de l’interroger, elle le poursuivit jusqu’à son appartement, où elle fut accueillie par son père, colérique et le fusil à la main, et sa mère, terrorisée par cette inconnue qui débarquait sans prévenir. Skye leur promit alors de leur donner un peu de nourriture en échange d’une information, une seule et unique. Un peu calmé par cette proposition, il lui apprit qu’une congrégation du Nouvel Ordre s’était installée depuis quelques temps à St-Louis, une église située quelques blocs plus au nord. En remerciement, Skye leur donna un épais morceau de saucisson et un fromage de chèvre.

Dans l’après-midi, la voyageuse arriva enfin en vue de l’église recherchée. Elle observa un moment les allées et venues des ouailles qui y passaient, des caisses et des sacs en mains, avant de s’y rendre elle-même. Au garde qui surveillait l’entrée, elle raconta qu’elle cherchait un endroit pour dormir, et qu’une « amie » mercenaire, une « motarde rousse », lui avait indiqué cet endroit ; en échange de la promesse de ne pas faire d’esclandre, elle put entrer. Néanmoins, le garde lui apprit que le fameux Adam était en réalité le second du patriarche.
À l’intérieur, elle découvrit une sorte de marché organisé, un lieu d’échange où les gens du quartier venaient échanger ressources contre ressources – un peu comme à Central Hall, mais en bien plus petit. Cependant, elle se contenta de s’installer et d’observer alentours. Très vite, elle repéra le grand prêtre entouré de son cercle de proches, parmi lesquels le fameux Adam s’avéra vite évident. Dès lors, elle l’observa. Plutôt bien baraqué, la chemise ouverte, le fameux Adam était bel homme, affichant une mâchoire marquée et une chevelure mi-longue dans lesquels la voyageuse aurait allègrement plongé ses doigts si elle l’avait pu. Mais celui-ci se contenta de s’enfoncer dans la foule et discuter avec tout le monde, échanger quelques paroles gentilles, donner quelques instructions à droite et à gauche. Il ne manqua pas de remarquer Skye, qu’il ne connaissait pas, avec qui il vint échanger quelques mots polis.

Après un office long et ennuyeux, le public quitta les lieux. Skye entama alors une fouille de l’église à présent déserte, avant de remarquer des voix dans la sacristie. Prêtant l’oreille, elle surprit une conversation entre Adam et le grand prêtre, et ceux-ci évoquaient « l’objet » qu’ils venaient de récupérer. Oui, il avait bien été mis en place, mais apparemment, ce matin, il s’y trouvait encore. Skye était persuadé que les deux conspirateurs parlaient de la croix volée à Mère Laura. Mais comment savoir où elle avait été cachée ?
Lorsqu’Adam quitta l’église à son tour, Skye tenta de le suivre, mais il la surprit, et lui demanda ce qu’elle lui voulait. Pourquoi ne joua-t-elle pas tout de suite carte sur table ? Elle préféra lui servir une quelconque excuse pour se sortir de là, avant de le laisser partir pour le suivre discrètement. Elle le vit entrer dans un immeuble plus loin – peu après, la faible lumière d’une bougie s’alluma à un appartement du premier étage. Et plus rien ne bougea. Alors, après avoir longuement tergiversé sur les options qui s’offraient à elle, elle entra à son tour, puis toqua à sa porte. Loin d’être surpris, Adam lui ouvrit, l’arme à la main. Il la fit entrer et lui demanda de déposer ses armes sur la table, et lui demanda ce qu’elle voulait. Elle prétendit avoir été envoyée par la motarde rousse pour lui proposer ses services. Au cours de l’échange, elle parvint à apprendre que la dernière mission consistait à leur rapporter un objet dont il refusa de parler. Mais lorsqu’elle lui demanda qui était son employeur, prétendant vouloir lui offrir ses services, il ne répondit qu’à demi-mots, mais elle comprit que celui pour lequel ils avaient volé la croix était à l’évidence… un céleste ! Pourquoi cette éventualité l’effrayait ? L’affaire se compliquait…
Jouant alors de ses charmes, elle insista pour rencontrer ce fameux employeur, et finit enfin par apprendre où elle pourrait « potentiellement » rencontrer le dit employeur, et c’était en vérité l’endroit où il avait déposé la croix à son intention. Il s’agissait du vieux cinéma Saint-Louis, situé dans le même bloc que l’église du même nom. Étant enfin en possession de ce qu’elle tait venue chercher, elle le remercia, récupéra ses armes et le quitta avec un léger regret. Après tout, il était bel homme et aurait certainement fait un bon amant.



Le cinéma St-Louis se dressait devant elle, décrépi, les vitres brisées. D’un pas sûr, elle s’y engagea en jetant un rapide coup d’œil désintéressé aux vieilles affiches délavées qui se dressaient dans le hall d’accueil. L’édifice était de petite taille, et ne contenait en tout et pour tout deux salles. Elle en choisit une et y entra. La salle de cinéma était petite et sombre, et n’était éclairée que par quelques rares lumières murales qui avaient résisté au temps. Elle entreprit alors de descendre le long de l’allée, observant et cherchant. De prime abord, bien qu’elle n’entendit rien, elle pensa, paradoxalement, que le silence pesant qui régnait ici pouvait signifier qu’elle n’était pas seule. En vérité, elle sentait bien une présence.

Et enfin, elle la trouva : la croix de métal était là, posée sur un siège. Mais alors qu’elle s’en approchait, elle entendit des petits craquements ici et là, venus d’en haut. Alors elle tenta le tout pour le tout ! Elle bondit vers la croix qu’elle attrapa d’un geste, puis elle sauta sur les sièges comme un félin, se projetant vers la sortie avec vivacité ! Mais alors, elle vit une petite silhouette tomber de la cabine de projection, juste devant la sortie. La petite créature se redressa et jeta vers elle un regard vide. La chose avait la silhouette d’un enfant, la peau pâle et des excroissances cornues sur tout le corps. Cette chose effrayante mit Skye très mal à l’aise, et plus encore lorsqu’elle se jeta sur elle en poussant un hurlement aigü, toutes griffes dehors ! Skye tira plusieurs balles dans sa direction, mais dut très vite se défendre à l’épée ! Et alors qu’un second être identique s’approcha par derrière, la survivante n’eut d’autre choix que de se frapper. Et si la bête lui planta ses crocs empoisonnés, Skye finit par la tuer. La seconde créature la mordit dans le cou, lui infusant une douleur brûlante dans le corps, mais Skye la tua à son tour. Enfin, elle quitta les lieux à toute vitesse, et s’enfuit en courant à travers les rues de la cité nocturne afin de mettre le plus de distance que possible entre elle et ces choses !



Combien de temps courra-t-elle ainsi ? Combien de kilomètres parcourut-elle alors même que son cœur battait dans sa poitrine à tout rompre ? Se passa-t-il une heure ? Deux peut-être ? Plus ? Elle traversa les rues, les blocs, les quartiers pendant toute la nuit, jusqu’à ce qu’enfin, exténuée, elle finisse par se chercher un abri. Elle s’arrêta lorsqu’elle repéra une petite lumière sous un pont. Là, une forme voûtée profitait de la chaleur d’un bidon de métal d’où s’échappaient quelques flammes.
Skye s’approcha, titubante, haletante. La forme ne réagit même pas à son approche. Ça n’est qu’à ce moment qu’elle prit le temps de jeter un œil à la fameuse croix de Mère Laura : et à sa grande surprise, elle réalisa que celle-ci n’était pas ordinaire. Elle était ornée d’un squelette en position de Christ crucifié. En outre, la barre verticale supérieure de la croix semblait manquer. Qu’est-ce que cela voulait dire ? En vérité, cet objet, qui la rebutait à l’origine car elle détestait tout ce qui avait trait à la religion, l’intriguait à présent. En outre, était-ce vraiment une croix ? Peu à peu, elle réalisa qu’elle était en présence d’un mystère, et qu’elle serait peut-être bien avisée de mener une enquête…
Lorsqu’elle prit cette décision, la forme voûtée à côté d’elle se tourna vers elle. Et une intrigante vieille femme posa les yeux sur l’objet. « Où avez-vous trouvé cette poignée? ». Skye fronça les sourcils en lui répondant qu’il s’agissait d’une croix. « Non, rétorqua la vieille, c’est une poignée ». Et Skye réalisa soudain que dans sa main, cette « croix » avait effectivement l’aspect d’une poignée… Mais mieux encore, cela semblait être la garde d’une épée dont il manquait la lame !
Alors la vieille, qui se présenta comme La Sorcière, lui raconta que cette épée avait disparu depuis longtemps, et qu’elle avait été séparée en 11 morceaux. Mais à présent que cette partie était révélée, les autres suivraient immanquablement. Il était du destin de Skye de réunir les différentes parties.

Le destin de Skye…

La voyageuse réalisa que son maître Enoch, l’avait certainement envoyé ici, à New York, pour cette raison ! Lorsqu’elle se retourna vers la Sorcière pour en apprendre plus, elle constata que celle-ci avait disparu. Skye était seule sous le pont, mille questions dans la tête…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 7 Mai 2023 - 12:24

La Route du Valhalla : L’épreuve de Rafaële
Scénario écrit et maîtrisé par Sarlenn le 06-mai-23
Scott et Rafaële • août 2033


L’après-midi touchait à sa fin. Rafaële et Scott étaient revenus dans la chambre de ce dernier, et tous deux discutaient de la marche à suivre. À l’évidence, Svenja et ses suivantes privaient les peuples qu’elles traversaient de leur libre-​arbitre. Elles brisaient des couples, endoctrinaient les enfants, et transformaient les gens en bons petits ouvriers dépourvus de vie, de passion, les privaient du « choix » qui faisaient de l’être humain ce qu’il est.

Une petite visite à l’internat leur permit de repérer une cour grillagée à l’arrière du bâtiment, où tous les enfants étaient attablés là pour le repas. Leslie était parmi eux. Lorsqu’il l’appelèrent, elle courut dans leur direction et leur dit simplement : « Pas maintenant. Revenez ce soir à 22 h ». Puis elle s’éclipsa. Intrigués par cette méfiance, ils se rendirent sur la place centrale où le repas s’installait lentement. Ils prirent place parmi les convives – qu’ils trouvèrent moins nombreux que la veille – et sans surprise, virent de très belles femmes s’approcher d’eux pour commencer à les séduire. Et à la grande surprise, Scott vit toutes les défenses de Rafaële s’effondrer devant la beauté sulfureuse qui était venue le chauffer. Avec une ferveur qu’il ne lui aurait pas soupçonnée, il le vit attraper la beauté fatale et la prendre violemment contre la table ! Bien entendu, le rapport fut rapide et sans saveur – après tout, le jeune prêtre venait de décharger en une fois unique toute une vie de célibat. Fasciné par ce spectacle, Scott ne fut aucunement sensible aux charmes de celle qui l’avait approché. Lorsque Rafaële retomba sur son siège, honteux de son attitude et très perturbé dans sa foi, « sa » belle s’éloigna avec un simple « Merci » qui surprit le jeune informaticien. Celle-ci se rendit alors à l’église.

22h arriva. Rafaële et Scott retrouvèrent la petite Leslie derrière l’internat, où elle leur raconta que les autres élèves semblaient vides, ils se comportaient comme des zombies sans âme. Scott se demanda à nouveau s’il y avait quelque chose dans la nourriture qui dépossédait les gens de leur intelligence.
En l’interrogeant sur le contenu de leurs cours, ils apprirent que les enfants apprenaient surtout la vie de Svenja, et ses projets pour l’humanité. Elle leur parla de Paris, une ville située dans l’Arkansas, où Svenja et ses suivantes avaient installé une colonie. Au cours de la conversation, Leslie leur avoua qu’elle n’aimait pas cet endroit. Elle préférait vivre dans la nature où elle avait appris à survivre avec son chien. S’ils ne venaient pas la chercher dans les prochains jours, elle promit de repartir.

Après avoir échangé sur la suite de leur programme, les deux hommes repartirent vers la place. Quelles pistes leur restait-il à suivre ? L’église et la cuisine. L’église d’une part car toutes les femmes semblaient s’y rendre sitôt qu’elles avaient terminé un rapport sexuel, et la cuisine pour savoir ce qu’il y avait dans la nourriture. Lorsqu’une jeune et belle séductrice, alors entièrement nue, les approcha pour tenter de les pousser au vice, ils en profitèrent pour lui demander où se trouvait la cuisine. Elle les y mena avec un sourire charmeur – et si Scott se laissa emmener avec un sourire jusqu’aux oreilles, profitant du spectacle autant qu’il le pouvait, Rafaële dut être tiré telle une carpette sans vie, toujours au pinacle de sa honte.
Ils arrivèrent au rez-de-chaussée d’un bâtiment proche où officiaient plusieurs femmes – ils remarquèrent alors que deux d’entre elles étaient « plutôt ordinaires », tandis que 3 autres bien plus belles et attirantes, tant dans leur maquillage parfait que dans leurs tenues limitées au strict minimum, semblaient organiser les choses et donner les ordres.
Sans surprise, la femme nue s’affaira alors très vite à exciter Rafaële qui ne fut pas plus capable de la repousser que celle qui l’avait dépucelé lors du repas ! Scott, quant à lui déploya toute sa science du sexe pour prendre sur une table l’une des splendides occupantes de la pièce. Sans surprise, une fois leurs affaires terminées, les deux femmes quittèrent les lieux pour se rendre… à l’église.
Scott retrouva alors Rafaële prostré de cette nouvelle expérience. Et pourtant, il lui suggéra de donner de sa personne une dernière fois : après tout, dès lors qu’une des suivantes de Svenja avait provoqué un coït – qu’elle en ait profité ou non – elle se rendait aussitôt à l’église. Pour quelle raison, cela restait encore à découvrir. Mais s’ils voulaient fouiller la cuisine en toute quiétude, il restait encore deux suivantes à écarter. Et le seul moyen semblait être le sexe. Hélas, Rafaële refusa de se prêter à ce petit jeu une troisième fois. Alors Scott n’eut d’autre choix que de procéder à l’ultime sacrifice, et de contenter ces deux dames l’une après l’autre – bien que pour la dernière, il avoua que la fatigue commençait à se manifester.

Néanmoins, une fois que les suivantes eurent vidé les lieux, ne laissant là que les deux servantes « ordinaires », Scott et Rafaële purent procéder à une fouille de la cuisine. Sans grande surprise, ils y trouvèrent une grande quantité d’aphrodisiaques en tous genres, dont certains étaient connus de Scott. Mais apparemment, ces ingrédients divers et variés étaient employés dans pratiquement tous les plats qui sortaient de cette cuisine. Cela les confortaient dans l’idée que le seul objectif de Svenja et ses suivantes était de… copuler encore et encore. Dans quel but ???

Avant de quitter le réfectoire, Scott voulut vérifier une théorie. Il approcha les servantes qui s’occupaient de la vaisselle, et tenta de les séduire – après les nombreux rapports qu’il avait échangés dans la soirée, il aurait été bien incapable de tenir une nouvelle fois. Mais il voulait savoir. La première femme, bien que jolie, n’était guère apprêtée pour la séduction. Elle portait des vêtements ordinaires et fonctionnels. À son approche, elle déclina sa proposition. En outre, Scott n’eut pas plus de succès auprès de la seconde.

Il était temps de se rendre à l’église. Les deux investigateurs tentèrent d’entrer par une porte latérale mais ils furent éconduis par une des suivantes, certes belle et fort attirante, mais aussi grande et particulièrement musclée. Ils attendirent patiemment que les lieux se vident. Et lorsque toutes les gardes quittèrent leurs postes, les laissant aux mains de rondes faciles à esquiver, ils entrèrent. De là, cachés derrière un banc, ils virent une dernière femme entrer et remonter le long de l’allée centrale. Elle se rendit alors à sa sacristie, où Scott alla jeter une oreille indiscrète. Il entendit une voix : « Non, ce n’est pas pour cette fois ». Puis la nouvelle venue quitta les lieux. Enfin, depuis une autre cachette, il vit la devineresse Groa quitter la sacristie en fermant à clé, avant de disparaître derrière une porte en face.
Pendant un instant, ils envisagèrent de crocheter la serrure, mais ils furent interrompus par une voix, la voix de Svneja.

Ils étaient repérés.

En effet, la seigneuresse était là, toujours allongée dans les fourrure avec ses suivantes : de toute évidence, il n’y avait plus le choix, l’heure de la confrontation était venue.
Étonnement, Svenja ne se comporta pas avec agressivité. Elle se contenta de leur dire qu’ils étaient observés depuis le début, et que même leur virée à Babylone leur était connue grâce à Groa. Svenja leur raconta qu’à l’origine, elles faisaient partie d’une communauté de 200 personnes située à White Mountains, en Alaska, où elles vivaient avec leurs hommes. La plupart d’entre elles et eux avaient des ascendances célestes, aussi s’étaient-ils exilés loin de la population. Hélas, un beau jour, un Solaire arriva, et il décima tous ceux qui travaillaient aux champs ; tous les hommes furent tués, incluant les enfants. Groa possédant un talent identique à celui de Scott, elles parvinrent à s’échapper, tout d’abord à Babylone, et ensuite ici.
À présent, elles recherchaient le mâle qui donnerait naissance à l’élu d’une prophétie, dont on disait qu’il serait capable de tuer le Solaire responsable de ce massacre.

Voilà, ils savaient tout. Mais cela n’excusait pas ce qu’elles faisaient aux peuples, en les dépossédant de leurs âmes. Mais Svenja rappela que le libre-arbitre était littéralement responsable de l’état actuel du monde. Serait-une vraie perte ? Les deux investigateurs durent admettre qu’il était difficile de répondre à un tel dilemme. Rafaële pourtant avoua qu’il ne croyait pas à cette histoire. L’idée seule qu’un représentant de Dieu puisse être l’auteur d’un massacre ne pouvait signifier qu’une chose : Svenja et ses suivantes devaient être bel et bien démoniaques ! Il admit qu’il aimerait bien connaître la version de ce Céleste.

Après cet échange des plus éprouvants, les deux hommes allèrent se coucher sans être inquiétés par les suivantes de Svenja.

Et à leur grande surprise, ils se réveillèrent le lendemain soir, après un sommeil de plus de 20 heures ! En sortant de sa chambre, Scott retrouva ses armes dans un sac. Et au-dehors, tout était quasiment désert. Ils virent bien quelques hommes et femmes aller et venir, le regard vide. Mais Svenja et ses suivantes étaient bel et bien parties. Même les enfants étaient moins nombreux, pour ainsi dire réduits d’un bon tiers.

N’ayant plus rien à faire ici, ils décidèrent de quitter les lieux à leur tour. Cependant, un petit tour rapide à la sacristie leur permit de trouver un petit coffret dans lequel ils trouvèrent un mot « Paris, Arkansas », et une photo d’un site enneigé derrière laquelle étaient griffonnés les mots « White Mountains, Alaska ». De toute évidence, s’ils poursuivaient leur enquête, il leur faudrait se rendre dans ces deux endroits. Et Rafaële semblait résolu à rencontrer ce Solaire pour obtenir des réponses.

En quittant la région de Valhalla, ils retrouvèrent Leslie et son chien auprès du barrage. Elle leur avoua qu’elle retournait dans la forêt, auprès de son ancien village. Si Scott n’y voyait pas d’inconvénient, Rafaële sembla trouver cela très irresponsable. Laisser cette petite seule dans la nature livrée à elle-même ? Mais c’était son choix. Et en ces temps de grand trouble, qui aurait pu dire si cela était bien ou mal ?

Après leurs adieux, Scott et Rafaële prirent la route du sud en direction de White Plains, la région dangereuse que Scott avait traversée à l’allée. Une fois, ils durent se battre contre des pumas affamés, mais les bêtes étaient si affaiblies qu’elles ne représentèrent pas une vraie menace
.
En suivant ses souvenirs, Scott retrouva des quartiers connus, où il eut le plaisir de croiser les motards hispaniques qui l’avaient aidés à l’aller…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 14 Mai 2023 - 10:30

La Tête des Templiers : La Bibliothèque publique de New York
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 13-mai-23
Harper Skye Monk • juillet 2033


Après avoir passé quelques jours dans un appartement abandonné afin de traiter ses blessures, une longue semaine à s’interroger sur cette « croix » qui n’en était pas une, elle finit par reprendre la route. Et cette fois, elle avait un but bien précis, elle voulait trouver des réponses. Et en l’absence d’ordinateur ou d’internet, quel meilleur endroit que la fameuse Bibliothèque de New York, située en plein Manhattan ? Restait à savoir dans quel état elle se trouvait à présent…

Elle se dirigea alors vers le sud-ouest, espérant arriver avant de faire de mauvaises rencontres. Hélas, après avoir traversé de nombreux quartiers déserts où ne régnait que le silence oppressant à travers une brume qui n’était pas pour la rassurer, elle finit par marcher involontairement sur un bris de verre qui se cassa sous son talon. Aussitôt, elle commença à entendre autour d’elle des grattements, puis des grognements qui se répandirent dans les environs telle une traînée de poudre. Sans attendre plus longtemps, elle se jeta contre le building le plus proche qu’elle commença à escalader avec une dextérité qui confinait à la magie. En peu de temps, elle entendit des grognements agressifs s’accumuler juste sous elle, dans la brume. Il était hors de question qu’elle attende de savoir ce qui vivait dans le secteur, aussi monta-t-elle jusqu’au toit. Épuisée, elle se pencha sur le bord et regarda au bas, mais tout ce qu’elle vit fut un épais nuage gris que rien ne traversait. La rue était invisible, de même que les créatures. Hélas, alors qu’elle réfléchissait à ses options, elle commença à entendre des grognements énervés provenant d’une cage d’escalier dont la porte était ouverte toute proche ! Malédiction ! Les bêtes avaient suivi sa piste ! Aussitôt, elle bondit sur ses pieds et étudia les environs. Le bâtiment de l’autre côté de la rue était évidemment trop éloigné pour qu’elle saute. Le temps qu’elle traverse le toit pour trouver un autre accès, un monstre apparut dans l’ombre de la porte : ça resesmblait à un être humain, mais son teint pâle, ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites et sa mâchoire démesurée lui donnaient plus l’aspect d’un zombie écervelé qu’autre chose. Sans attendre, elle s’apprêta à bondir vers le bâtiment d’à côté… mais c’était peine perdue, lui-même était trop éloigné. Alors avant que le monstre se jette sur elle, elle se jeta littérallement dans le vide, pour s’accrocher aux fenêtres afin de redescendre jusqu’à la rue. Lorsqu’elle atteignit le bitume, elle se lança dans une course effrênée pour quitter les lieux. Et soudain, un monstre, puis deux, puis quatre émergèrent de la brume et se mirent à lui courir après. Littéralement la mort aux trousses, elle courut de toutes ses forces. Et si elle parvint à en semer quelques uns, l’un d’entre eux ne la lâcha pas. Alors elle se retourna d’un bond et frappa de son épée avec toute la violence dont elle était capable ! Elle se lança alors dans un combat violent, luttant pour éviter les attaques du monstre. Mais celui-ci, poussé par une faim dévorante, ignorait ses coups d’épée, cherchant par tous les moyens à la mordre, à la dévorer sur le champ, fût-elle envire vivante ! Il la mordit une fois, et la lacéra de ses griffes à plusieurs reprises. Et elle eut beau le taillader encore et encore, il ignorait la douleur et attaquait de plus belle ! À un moment, elle crut qu’elle allait vraiment y passer… lorsque soudain, le crâne du monstre explosa littéralement ! Le corps de l’affamé retomba alors sur elle, encore secoué de soubresauts. Elle le repoussa avec dégout, pour constater qu’un homme approchait, le fusil à la main. Lourdement charpenté et la barbe fournie, le nouveau venu vint pointer son fusil sous le menton de la belle pour lui intimer l’ordre de quitter les lieux sur le champ. Sans essayer de parler avec lui, elle obéit et reprit sa route vers Manhattan.

Le soir venu, ralentie par ses blessures et désorientée par la brume, elle réalisa qu’elle s’était trompée de route lorsqu’elle arriva aux docks de la Ravenwood Generating Station. Épuisée, elle erra entre les énormes caisses métalliques à la recherche d’un coin pour se reposer. Autour d’elle, les carcasses rouillées des navires grinçaient de façon inquiétantes, élevant leurs silhouettes menaçantes autour de la jeune femme blessée. Et alors que la nuit tombait, elle choisit une caisse ouverte et inoccupée pour s’y asseoir et prendre quelque repos.
- De tous les endroits où vous auriez pu vous installer, il a fallu que vous choisissiez celui-ci ? fit soudain une voix dans l’obscurité.
Elle se redressa d’un bond, l’épée à la main ! Un homme tout de noir vêtu était assis en face d’elle, à peine visible dans l’obscurité. Il leva les mains pour lui montrer qu’il n’était pas armé, et lui proposa même qu’elle garde son épée si cela pouvait la rassurer. Comme il ne semblait pas agressif, elle accepta sa présence, et tous deux conversèrent un petit moment. Au début, la conversation fut des plus normales, un simple échange de banalités entre deux survivants – elle évoqua même la vieille qui avait disparu en pleine conversation quelques jours plus tôt, ce qui fit sourire l’inconnu. Mais peu à peu, il eut des mots… inattendus. Il semblait savoir où elle allait, et semblait même savoir qu’elle devait y aller. Alors elle lui demanda dans quel « camps » il était. En réponse, il se lança dans une théorisation philosophique du bien et du mal, de l’obéissance aveugle et du chaos engendré par le libre-arbitre. À son tour, elle lui donna son avis sur la question, un avis qui interrogeait sur l’intégrisme des « anges » et la dictature imposée par celui qu’on nommait « Dieu ». L’inconnu vint alors s’asseoir à côté d’elle, et à travers l’obscurité de plus en plus opaque, elle crut déceler un visage avenant et séduisant, c’était presque inattendu pour un survivant. Mais… en était-il un seulement ? L’inconnu l’observa et sembla satisfait. Il alla même jusqu’à dire qu’elle ferait parfaitement l’affaire, puis il disparut en se fondant dans les ombres.

Et Skye demeura seule, interdite, en se demandant pourquoi elle ne rencontrait que des gens comme ça. Puis elle regarda la garde squelettique de l’épée antique, et réalisa qu’en acceptant de prendre cet objet en charge, elle s’était mise dans une étrange situation. Et sans l’ombre d’un doute, elle fut persuadée qu’Enoch, son vieux maître, n’était pas étranger à tout cela… Lorsqu’elle se coucha, elle constata qu’elle regretta le départ de l’étranger. Il était plutôt séduisant, quel dommage qu’il fut parti si vite…

Le lendemain, suivant les conseils de l’inconnu rencontré la veille, elle longea les berges de l’East River vers le sud jusqu’au Queensboro Bridge qui lui permit de rejoindre l’île de Manhattan à pieds. En ce jour, le soleil brillait sur New York, et l’ambiance était plus agréable que la veille. En outre, elle arriva en vue d’un petit marché installé dans une rue, où des gens de tout le quartier semblait s’être donnés rendez-vous pour y échanger des denrées en tous genres. La jeune femme blessée en profita pour échanger une sacoche récupérée sur une moto quelques jours plus tôt, une belle sacoche de cuir en bon état, contre quelques jours de nourriture. Puis elle se renseigna sur la Bibliothèque, et on la rassura : le bâtiment était toujours en bon état. L’endroit était pratiquement considéré comme « zone neutre » par tous les gands du coin, c’était l’un des sites les plus sûrs de la ville. Rassurée, Skye demanda sa route, puis elle poursuivit vers l’est. Arrivée aux limites de Central Park, sur Grand Army Plaza, elle biffurqua vers le sud. À sa grande surprise, les quartiers qu’elle traversa semblaient habités, mais pas par des monstres. Ici, des gens ordinaires allaient et venaient. Ils vivaient et travaillaient, presque comme avant. Aussi n’eut-elle aucun mal à traverser la ville.

Elle descendit ainsi le long de la 5e avenue, passa devant des bâtiments jadis célèbres tels que la Trump Tower ou la Cathédrale St Patrick. Elle ne put s’empêcher d’imaginer la grandeur que devait dégager cet endroit autrefois, tandis qu’elle déambullait entre les gratte-ciels les plus connus au monde. Finalement, après une marche de plusieurs kilomètres, elle arriva en vue de la fameuse et superbe New York Public Library. Après quelques hésitations, gardant l’œil sur les statues de lions qui gardaient l’entrée, elle finit par entrer. Là, elle eut la surprise de trouver un endroit plutôt entretenu, et gardé par deux vieillards, Hermès et Judith. Elle hésita à leur parler de son problème, mais il semblaient sincères aussi leur raconta-t-elle comment elle était entrée en possession de cette « croix chrétienne » qui était en réalité la garde d’une épée antique.
Très vite intrigués par le mystère entourant cet objet, ils se rendirent tous trois dans une partie de la bibliothèque qui était réservée aux mythes anciens, à l’Histoire avant l’Histoire et aux religions. Tous trois se plongèrent ainsi une bonne partie de la journée dans d’anciens grimoires, dont certains même étaient écrits en latin. Il leur fallut toute leur patience et toute leur persévérance pour, des heures durant, plonger dans de vieux récits dans l’espoir d’y trouver quelque réponse. Et contre toute attente, c’est Skye qui trouva une piste en premier, lorsqu’elle repéra une vieille gravure sur laquelle apparaissait un objet qui ressemblait beaucoup à cette « croix ». Le texte alentours n’apportait guère de précisions, si ce n’est qu’il évoquait aussi un crâne cornu apparemment fait du même métal et paraissant de même facture que la croix au squelette. Or, ce crâne cornu apparaissait lui aussi sur la gravure. Et curieusement, il y avait une série de chiffres inscrits au crayon de papier en marge de ce texte, une inscription datant de quelques années apparemment, ou quelques décennies tout au plus.
Or, la configuration de ce chiffre sembla familier au vieux bibliothécaire. Aussitôt, il le nota et se précipita à l’accueil, où il sortit un vieux classeur aux pages jaunies. Il prit le temps de le compulser, et avec une clameur de victoire, il pointa un chiffre dans une colonne : il l’avait trouvé ! Enfin il s’expliqua. Ce classeur était un registre des pièces exposées au Metropolitan Museum of Arts au fil des ans. C’était la preuve que ce fameux crâne, apparemment appelé « Tête de Baphomet », y avait été exposé.

Et avec un peu de chances, il s’y trouvait toujours…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyLun 22 Mai 2023 - 10:44

La Tête des Templiers : Le Metropolitan Museum of Arts
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 20-mai-23
Harper Skye Monk • août 2033


Les blessures de Skye n’évoluèrent pas bien. Alitée dans une petite arrière-salle de la Grande Bibliothèque, aux bons soins de Judith et Hermès, l’aventurière ne pouvait qu’attendre de guérir. Hélas, plusieurs jours passèrent, et elle ne vit aucune amélioration. Alors Judith lui proposa d’aller trouver quelques contacts qui pourraient à coup sûr lui fournir des médicaments – afin d’espérer procéder à un troc efficace, Skye lui fournit la fameuse coupe en argent trouvée chez Mère Laura.
Lorsque Judith revint quelques heures plus tard, elle avait pu troquer la coupe contre quelques affaires qui lui permirent de traiter l’infection – hélas, il fallut encore quelques jours avant que Skye puisse se considérer en état de reprendre la route.

Le mois d’août était arrivé – du moins en théorie – lorsque l’aventurière quitta la bibliothèque. Elle avait bien pris note des nombreux avertissements de Judith et Hermès quant à la réputation du Metropolitan Museum of Arts ; des rumeurs dans toute la ville parlaient d’un endroit dangereux, où le mal s’était tapi depuis des années. De tous ceux qui y étaient entrés, certains en étaient revenus fous, on n’avait jamais revu les autres. Mais Skye était déterminée à trouver ce fameux crâne de Baphomet. Néanmoins, guidée par la prudence, elle avait passé toute sa convalescence à étudier les plans du Met’, et s’était même équipée d’une carte détaillée.

Elle quitta la Bibliothèque vers midi, et arriva au Musée après avoir marché une heure de route le long de la 5e avenue. Mais lorsqu’elle vit le fameux bâtiment décrépi, elle ressentit une forte envie de le contourner. Du moins l’entrée, sombre, pareille à une gueule béante, ne lui donnait-elle pas envie d’y entrer. Alors elle décida de chercher un autre accès. L’entrée du parking au rez-de-chaussée du mur sud ? Non. Par contre elle trouva une petite porte en façade, à l’ombre d’une épaisse végétation, qui menait à la boutique, et apparemment à quelques salles de cours ou de conférence. Mais l’endroit était sombre, alors elle alluma l’un des bâtons lumineux volés aux motards quelques semaines plus tôt. La lumière, puissante, envahit le Burke Hall, et mit en évidence un escalier qui montait au premier étage.

Le secteur était sale, tout ici était couvert de poussière. La plupart des vitrines étaient brisées et la plupart des reliques gisaient au sol, brisées. Skye marcha ainsi le long d’une vaste galerie avant de bifurquer vers une grande salle soutenue par des colonnes dans le plus pur style grec. Ici, la lumière du jour se diffusait par des fenêtres au plafond, mais cela ne rendait pas le site agréable pour autant. Elle remonta le long d’une galerie emplie de statues d’éphèbes grecs dont la plupart gisaient en morceaux. Et finalement, l’aventurière accéda au Grand Hall. L’endroit était impressionnant. Tout ici était de marbre et d’or, et cela avait des proportions hors de toute mesure. Combien de gens avaient dû jadis fouler ce sol jadis prestigieux ? À présent, tout était couvert de poussière, et chaque pas de Skye crissait comme si elle marchait sur des petits cailloux ou du sable.
Elle aperçut alors la boutique du Metropolitan Musem, le « Met Store », où elle se rendit en espérant trouver des informations. Mais tout ici avait été dévasté. Des livres traînaient par terre dans la poussière. Elle mit la main sur des livres dédiés aux collections médiévales et égyptiennes, espérant trouver des informations sur l’objet de sa quête, en vain.
Alors elle quitta le Met Store par la porte ouest d’où elle accéda à une galerie d’Art Médiéval, où une pâle lumière du jour descendait du plafond. Hélas, en ces lieux, elle ne semblait pas seule, car elle perçut des mouvements dans les ombres. Elle eut beau se promener ici et là à la recherche de réponses, elle ne trouva personne. Et pourtant, elle en était persuadée, les ombres bougeaient ! Elle entendait même des chuchotements dans l’obscurité !
En quête de réponses, elle descendit le long de la galerie dédiée à l’Europe Médiévale, puis elle se rendit à l’aile égyptienne, où elle commença à se perdre dans les différents secteurs de cette exposition permanente. Elle vit bien des choses, des sarcophages, des statues de pharaons, des poteries en grand nombre. Elle envisagea de pousser jusqu’au temple de Dendur mais… peu à peu, elle réalisa qu’elle faisait fausse route. Tout ici n’était que pierre jaune. Rien ne faisait penser à la fabrication particulière de la croix au squelette.

En voulant quitter l’aile égyptienne, elle passa devant une salle dédiée à l’art africain. Mais en face, il y avait une porte qui menait à un auditorium. En jetant un coup d’œil rapide à cette grande salle, elle une fulgurante idée lui traversait l’esprit : et si le Met’, à l’image de tous les hauts lieux de culture et de connaissance, avait décidé de revoir l’Histoire de l’humanité par le prisme de l’existence du divin ? Une exposition temporaire aurait très bien pu être dédiée à ce thème particulier ? Retracer les liens entre l’Histoire et la religion par le biais d’une exposition où l’on retrouverait un grand nombre de représentations d’anges et de démons, ne semblait pas une mauvaise idée. Alors elle se précipita au Store où elle trouva un fascicule évoquant… une exposition sur les romanciers de fantasy et leurs liens avec l’Histoire. Un petit plan montrait le chemin à parcourir pour atteindre l’Exhibition Gallery 199 – elle était passée devant un peu plus tôt sans la voir. Alors elle retourna dans l’aile grecque et romaine, d’où elle accéda à la fameuse exposition. Mais comme elle s’y attendait, cela ne correspondait pas du tout à l’objet de ses recherches.
Il lui fallut un certain temps pour réaliser que l’étage comportait d’autres salles d’expositions

Alors, le pas traînant, elle revint vers le Grand Hall, et de là, se rendit au grand escalier qui menait à l’étage. Elle y pensait depuis qu’elle était arrivée, mais sans qu’elle ne sache pourquoi, elle craignait de s’y rendre. Et très vite, elle comprit qu’elle avait raison. Ici, le silence était lourd, et les ombres opaques. Malgré son bâton lumineux, elle semblait avoir plus de mal à percer les ténèbres autour d’elle.
Eu haut des marches, elle s’engagea dans une galerie de photographies, et finit par accéder à un secteur dédié à l’art européen des XIX et XXe siècles. Depuis la première salle dédiée à Courbet aux suivantes, elle erra entre les tableaux de peintres illustres. Mais en entrant dans la salle 810, elle commença à se sentir mal – plus qu’avant en vérité. Ici, les yeux des portraits semblaient l’observer ! Et en particulier cette femme en robe blanche intitulée « Woman with Parrot », 1866. En entrant dans la salle 811 dédiée aux peintures « scandaleuses » de Courbet, elle commença à entendre un grattement, furtif. En le suivant, elle entra dans la salle 812 où se trouvait un petit fauteuil circulaire… marqué par une large tache de sang ! Mais alentour, il n’y avait rien. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle remarqua un détail intriguant : à cet étage, rien n’était brisé ou en ruines. Ici, hormis la poussière, tout semblait parfaitement… intact !
Et ce grattement qui recommençait. Elle traversa la salle 812 et accéda à la salle 827 dans laquelle elle entra sans trop y faire attention. Autour d’elle se trouvaient des tableaux parisien de la belle époque… mais à ce stade Skye était terrorisée. Lors, dès l’instant où elle sentit que le sol avait changé de texture sous ses pas, elle retourna précipitamment vers la 812 – à présent, les ténèbres qui l’environnaient semblait lutter contre son unique source de lumière. Encore ce grattement ! Cela semblait venir d’une autre salle voisine, la 824 dédiée à Renoir. Très vite, elle eut confirmation que le grattement venait de là. D’ailleurs… quelle était cette forme allongée derrière le banc, au centre de la pièce ? Oui, ça grattait toujours, et ça venait de là, juste là. Alors, rassemblant tout son courage, épée en main, elle s’avança, contourna le banc, et trouva… un vieux squelette poussiéreux ! Le vestige était parfaitement mort, et lorsqu’elle le toucha de la pointe de sa lame, les os se désolidarisèrent et tombèrent, inertes. Skye ne comprenait plus rien. Elle était terrorisée. Sans perdre plus de temps, elle traversa la salle 821 dédiée à la collection Annenberg, et accéda à la 818, de Monet. Puis en traversant la 819, elle retrouva enfin le couloir.

Il était temps qu’elle trouve l’objet de ses recherches. Aussi se rendit-elle au couloir ouest, qui donnait accès aux deux expositions temporaires : la galerie 899 et la galerie 999. Une galerie 999 ? Non, c’était presque trop facile : « La religion à travers les âges : anges et démons, mythes et réalités ». Avec force hésitations, elle s’engagea dans la grande salle et trouva alors un grand nombre d’étagères, de meubles, de tableaux et de sculptures en tous genres représentant anges et archanges, diables et démons, le tout agrémenté de nombreux textes écrits par des sommités en la matière. Au cours de ses recherches, elle tomba sur un diptyque de Jan van Eyck représentant le jugement dernier. Elle frissonna en pensant que cette vision d’horreur était probablement basée sur une vérité dont elle ne voulait pas connaître les détails.

Et puis enfin, elle trouva l’objet de sa quête lorsqu’elle étudia de petits objet dans une vitrine, des représentations de Lucifer et ses synonymes à travers les âges. Il était là, ce petit crâne de métal orné de deux cornes pointée à la verticale. Tout en métal, l’objet était effectivement de la même fabrication que la croix. Sans trop hésiter, elle brisa la vitre et s’en empara, presque soulagée. Mais son répit ne dura pas, car soudain, elle vit les ombres s’agiter autour d’elle ! Une sorte de grondement sourd agita le bâtiment, et un sentiment de colère sembla balayer l’exposition ! Sans attendre un instant, elle se précipita au-dehors, ignorant les silhouette qu’elle devinait derrière les étagères de verre, et retourna jusqu’au couloirs 800 dans lequel elle se précipita, en proie à une panique totale ! Mais alors qu’elle courait, elle réalisa qu’elle ne retrouva pas le couloir latéral aux photographies ! Elle courut et courut encore et prit peu à peu conscience qu’elle se trouvait dans un couloir infini ! Lorsqu’enfin elle arriva à un décor différent, elle constata qu’elle était arrivée… à l’aile asiatique ? Aucun doute, autour d’elle se trouvaient des statues bouddhistes. Comment était-elle arrivée là ? Elle se souvint que dans ce secteur se trouvait un « Balcony Lounge », un restaurant du balcon, peut-être y avait-il moyen d’accéder à l’extérieur. Mais elle découvrit bien vite que le balcon en question donnait surtout sur le Grand Hall, et n’avait aucun accès vers l’extérieur. Alors elle courut jusqu’au grand escalier tandis que les ombres bougeaient toujours plus autour d’elle. Elle revit le tableau de la femme au perroquet – qu’est-ce qu’il faisait là ? En colère, elle le frappa de son épée. Puis elle descendit vers le Grand Hall… qu’elle atteignit après une descente bien plus longue que ne l’avait été sa montée ! Pire encore, lorsqu’enfin elle atteignit le Grand Hall, elle découvrit que la sortie était purement et simplement… murée ! En panique totale, elle se précipita vers l’aile égyptienne qu’elle avait déjà arpentée plus tôt dans la journée, mais elle pesta derechef lorsqu’elle arriva dans une section remplie d’instruments de musiques ! Elle comprit alors que le bâtiment lui-même était vivant, et qu’il l’empêchait de sortir !
Les instruments de musique ? D’après ses souvenirs, cette zone était située à l’étage, mais elle savait qu’un escalier était situé au fond à droite, dans le coin des guitares. Sans surprise, elle constata qu’il n’y avait là qu’un mur vierge.
Alors elle se précipita dans une salle voisine et arriva sur le balcon de l’aile américaine. Depuis l’étage, elle pouvait voir des statues un peu plus bas. Sans réfléchir, elle s’accrocha au rebord et descendit jusqu’au rez-de-chaussée, où elle se précipita jusqu’au mur nord qui était sensé être un café donnant sur le parc… mais à nouveau, elle se trouva face à un mur de brique ! Elle cria en frappant la paroi, alors même qu’il voyait les statues s’approcher d’elle ! Et soudain, une main émergea du mur et attrapa la sienne ! Elle cria de nouveau et vit une vague de mains surgir et tenter de agripper ! Alors elle brandit son épée et trancha celle qui la retenait, puis elle s’enfuit à travers les couloirs. Elle traversa la section sur l’Art Médiéval et retourna à la bibliothèque Thomas J. Watson, qu’elle avait rapidement entraperçu à l’aller – elle se souvenait qu’il y avait là des grandes fenêtres dont l’une était brisée. Elle poussa un cri de joie en constatant que c’était toujours le cas ! Fébrilement, elle se précipita à l’extérieur, et commença à escalader les parois en espérant atteindre le toit. Avec surprise, elle déboucha sur une terrasse avec des tables, une structure qui n’apparaissait pas sur son plan. Mais sans attendre, elle arpenta les toits en espérant atteindre les arbres de Central Parc au plus vite. Plusieurs fois, le bâtiment trembla et des vitres se brisèrent à son passage. Elle fut blessée, mais cela ne l’empêcha pas de se jeter dans les arbres dès qu’elle eut atteint les limites du musée. Dans sa précipitation, elle rata une branche et s’écrasa lourdement au sol.

Mais enfin, elle était libre.

Boitant et couverte de sang, elle quitta le parc au plus vite et reprit illico la direction de la Grande Bibliothèque…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyLun 29 Mai 2023 - 11:03

Attaque dans Little Tokyo
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 28-mai-23
Harper Skye Monk • août 2033


L’expédition dans les couloirs tortueux du Metropolitan Museum of Arts avait laissé Skye dans un piètre état. Ses blessures étaient importantes et mettraient certainement longtemps à guérir. En outre, son esprit avait emmagasiné suffisamment d’horreurs pour alimenter ses cauchemars des années durant. Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis son retour du Met’, et il ne s’était pas passé une seule nuit sans qu’elle s’éveille en criant, le cœur battant à tout rompre et le corps couvert de transpiration. Toujours cette même scène : le bâtiment était vivant, l’entrée du musée était une gueule béante qui se tordait vers elle tandis que ses fenêtres étaient des yeux fixés sur elle. Cet endroit exhalait une aura maléfique dont elle se sentait encore imprégnée.

Cette nuit-là, comme les autres nuits qui l’avaient précédée, Skye s’éveilla en criant dans l’obscurité de la petite salle de lecture où elle s’était installée. Mais cette fois-ci, contrairement aux autres fois, elle prit conscience d’une présence dans la pièce. La faible lumière d’une petite lucarne mit en évidence une silhouette penchée sur une table à 2 mètres d’elle, cette même table sur laquelle était posé son sac et ses affaires ! Sans prendre le temps de s’interroger sur l’identité de l’inconnu, elle bondit hors de son lit en attrapant son épée et se jeta sur lui en criant ! Elle parvint à le blesser et réalisa qu’il n’était pas seul ! Deux hommes en capuche armés de katanas lui firent face alors. Mais ils ne purent rien devant sa furie. Déchaînant sa colère, elle tua le premier en quelques coups bien placés, avant de déséquilibrer le second pour venir lui coller la pointe de son épée juste sous le menton ! Sans pitié, elle pressa en l’obligeant à avouer qui il était et ce qu’il faisait là. Terrorisé, il avoua être un membre du clan des Katanas. Leur chef Qin Quire leur avait donné pour mission de récupérer deux objet, l’un caché au Met’, l’autre à Little Tokyo. Hélas, en arrivant au Musée, ils avaient appris que quelqu’un était passé avant eux, et avaient dû dès lors suivre la piste de la jeune femme jusqu’à la Bibliothèque.
Skye lui ordonna de quitter les lieux avec le corps de son ami.

Au petit matin, tandis que Hermès et Judith changeaient ses bandages, ils discutèrent de cette rencontre nocturne. Et au cours de l’échange, Skye réalisa que le membre du clan des Katanas lui avait avoué, sans qu’elle ne s’en rende compte sur le moment, l’emplacement d’un nouvel objet ! Elle interrogea ses deux hôtes sur Little Tokyo, et ils lui parlèrent de ce petit quartier de Chinatown qui était apparu depuis quelques années, un conglomérat de la culture japonaise dans les frontières du quartier chinois. L’endroit était peu étendu, mais il s’y trouvait bien un site-clé qui semblait pertinent aux deux vieux bibliothécaires : la Chapelle-Sanctuaire de Little Tokyo.

Après avoir pris le temps de s’en remettre, la jeune femme prépara ses affaires et quitta la bibliothèque. Si en effet un troisième objet lié à la fameuse épée ancestrale s’y trouvait, elle devait mettre la main dessus. Elle savait qu’elle n’était pas au mieux de sa forme, mais s’il y avait du monde sur le coup, elle ne pouvait pas se permettre de perdre du temps. Aussi, en quittant la bibliothèque, elle s’engagea vers le sud le long de la 5e avenue. Elle traversa de nombreux blocs décrépis, mais à mesure qu’elle avançait, elle avait de plus en plus l’impression de revenir vers le monde d’avant. Ici, la vie ressemblait presque à ce qu’elle avait pu être jadis, avec des gens qui travaillent et qui vivent sans trop se soucier du monde extérieur. De loin, elle repéra les frontières du quartier de Soho, où elle remarqua une haute palissade lourdement gardée. Quoi que cela cache, elle se félicita de ne pas avoir besoin de s’y rendre. Puis enfin, après une grosse heure de marche, elle finit par arriver en vue de Chinatown. Mais, sans surprise, elle constata que chaque rue qui y menait était barricadée et dûment gardée par des hommes armés. Alors elle choisit une autre voie. Elle retourna en arrière et s’engagea dans un tunnel du métro depuis Spring Street dont elle avait repéré une entrée un peu plus tôt. Puis elle descendit sur les rails et s’enfonça dans l’obscurité. Elle tenta de s’y enfoncer sans éclairage afin de ne pas alerter d’éventuels gardes souterrains, mais après avoir trébuché plusieurs fois, elle se résolut à utiliser l’un de ses bâtons de lumière, tant pis pour l’effet de surprise. Et enfin, après une bonne vingtaine de minutes de marche, elle arriva en vue d’une vieille rame de métro rouillée, enseveli sous un éboulement. Elle en fit le tour et examina tout le secteur, il n’y avait aucun moyen de passer par là. Puis enfin elle repéra une ancienne porte de service entièrement rouillée. Elle dut lutter contre la rouille qui avait littéralement soudé le panneau de métal à son encadrement. Puis enfin, après avoir longuement déblayé les débris et creusé la rouille, elle parvint à dégager le passage. Celui-ci menait à un petit réseau de salles techniques remplies par des outils et ustensiles abîmés par le temps, puis à un escalier qui remontait à la surface. Lorsqu’elle arriva dans cet ancien local d’accès du métro de Canal Street, une vieille bâtisse inoccupée dont le toit s’était effondré, elle réalisa qu’elle était dans Chinatown.

La jeune femme dut faire preuve de patience, car malgré sa capuche, son teint d’occidentale et ses longs cheveux blonds pouvaient la trahir à n’importe quel moment. Elle décida de patienter jusqu’à la nuit pour sortir, espérant alors attirer l’attention le moins possible. Hélas, il n’était que midi…

Avec toute la patience du monde, elle attendit qu’il fasse nuit – c’est à dire pas avant 22h – avant de quitter sa cachette. Mais dans l’intervalle, elle avait eu tout le temps de mémoriser un plan du quartier placardé sur le mur. Elle s’enfonça alors dans les rues, traversa des blocs en évitant les patrouilles qui surveillaient les barricades, traversa Confucius Plaza, passa sous le Manhattan Bridge avant d’arriver enfin en vue du quartier japonais. Elle n’eut guère à chercher longtemps pour trouver la fameuse Chapelle-Sanctuaire qu’elle cherchait. C’était un vieux bâtiment, dans le sens traditionnel du terme, fortement marqué par une architecture chinoise. Skye escalada un bâtiment voisin pour pouvoir l’observer depuis les hauteurs. Elle remarqua la présence de nombreuses femmes, guerrières ou prêtresses, l’endroit semblait inoccupé de toute présence masculine.

Alors elle se décida à entrer. D’un bond magistral, elle atteignit le toit de la chapelle d’où elle accéda directement au 2e étage. L’endroit ressemblait à une grande salle d’entraînement. Elle tenta bien de fouiller les lieux à la recherche de la fameuse 3e pièce de l’épée, mais elle se fit repérer rapidement par une occupante des lieux qui alerta aussitôt ses compagnes. Très vite, Skye fut encerclée et désarmée. Elle eut beau essayer de les convaincre qu’elle n’était pas leur ennemie, rien n’y faisait. La patriarche de la chapelle apparut à son tour et l’accusa de vouloir les voler. Et malgré son insistance à vouloir les convaincre, rien n’y fit, elle fut alors enfermée dans une geôle de pierre du sous-sol.
Déçue mais peu surprise, elle s’allongea sur la planche qui lui faisait office de lit, et tenta de trouver le sommeil. Mais au bout de quelques instants, elle fut réveillée par un vacarme et des cris ! Elle réalisa très vie que le temple était attaqué ! Elle concentra alors tous ses efforts pour sortir de là. En fouillant ses vêtements, elle réalisa que les femmes qui l’avaient désarmée avaient oublié de la délester d’une petite pochette à outils qu’elle utilisa pour démonter la serrure. En quelques instants, elle était au rez-de-chaussée, où elle vit que les femmes de la chapelle étaient aux prises avec des membres du clan des Katanas. Et d’après les bruits qui provenaient de l’étage, il y en avait partout ! Alors la jeune femme s’empara d’un katana qui traînait au sol, et se jeta au combat contre le premier homme qu’elle croisa ! Hélas, à peine celui-ci fut-il à terre que la guerrière qui l’avait affronté se jeta sur Skye sans demander son reste ! Obligée de se défendre, la jeune femme n’eut d’autre choix que de la blesser. La même scène se reproduisit un peu plus loin, lorsque Skye vint prêter main forte à une guerrière de la chapelle. Dès lors que cette dernière fut débarrassée de son adversaire, celle-ci se jeta contre elle avec fureur et détermination ! À nouveau, Skye n’eut d’autre choix que de se défendre. Hélas, les blessures s’accumulaient, elle savait qu’elle ne survivrait pas à un combat de plus. Alors elle s’enfuit dans les étages, et arrivé à la salle d’entraînement, elle retrouva ses affaires qui avaient évidement été fouillées (elle se félicita d’avoir caché la croix et le crâne à la bibliothèque avant de venir).

Lorsqu’elle redescendit, les choses semblaient s’être calmées. Alors elle s’approcha d’une guerrière pour l’interroger tout en lui apportant les premiers soins, mais la haine de celle-ci se lisait dans ses yeux. Quoi qu’elle fasse, Skye était désignée comme une ennemie. Et comme de bien entendu, elle n’en tira rien. Néanmoins, une voix derrière elle lui dit : « C’est inutile, ils l’ont trouvé ». C’était la patriarche, et elle était accompagnée de guerrières ; mais ces dernières n’étaient pas en posture de combat. Le bref échange qui suivit fit comprendre à Skye que les membres du clan des Katanas avaient trouvé ce qu’ils cherchaient, et qu’ils étaient partis. Où étaient-ils à présent ? Nul n’aurait su le dire.

Sans essayer d’en savoir plus, la jeune femme quitta le temple, et retourna à la station de Canal Street pour retourner d’où elle venait, bredouille et blessée…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 4 Juin 2023 - 10:45

La vengeance de Qin Quire
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 03-juin-23
Harper Skye Monk • août-septembre 2033


Skye demeura longtemps alitée. Son affrontement dans le temple de Little Tokyo l’avait laissée presque agonisante, aussi fut-elle contrainte de prendre un certain repos. Les jours suivirent, mornes, au cours desquels elle demeura alitée dans la petite salle de lecture où elle avait élu domicile depuis que Hermès et Judith l’avaient recueillie. Peu à peu, ses blessures se remettaient, et elle espérait pouvoir se remettre au plus vite pour reprendre ses recherches. Mais ses nuits n’étaient guère reposantes, car les cauchemars du Met’ continuaient de la hanter.

Puis vint une nuit, peut-être deux semaines après l’attaque, où les choses changèrent. Comme souvent, Skye s’éveilla en sursaut, perturbée par un énième cauchemar dans le musée, avant de réaliser qu’elle n’était pas seule dans sa chambre. Aussitôt, elle bondit de son lit en s’emparant de son épée, et cria dans le noir : « Qui est là ? Montrez-vous ! ». Mais une voix lui répondit calmement : « Je ne suis pas là pour me battre ». Et l’inconnu se présenta sous le nom de Qin Quire.

Skye fronça les sourcils : elle connaissait ce nom. Qin Quire était le chef du clan des Katanas, c’était le responsable de l’attaque du temple de Little Tokyo – qu’est-ce qu’il venait faire ici ? Avec une voix calme mais confiante, Qin lui avoua que l’attaque du temple lui avait coûté presque tous ses hommes. À présent, il se retrouvait démuni et dépourvu de son influence. Presque moqueuse, Skye lui demanda pourquoi il avait attaqué le temple, et il répondit qu’il avait été engagé pour ce travail. Son commanditaire était un Solaire nommé Raguil – on ne refuse pas une proposition d’un Solaire, n’est-ce pas ? Hélas, celui-ci, dès lors qu’il eut mis la main sur l’objet convoité, était parti en se moquant de lui et de ses ambitions, et sans lui payer son dû évidemment.
Skye voulut en savoir plus sur l’objet convoité, Qin lui parla d’une collection de poignards à têtes de serpents, apparemment très anciens. Il savait seulement que cela faisait partie d’une série de différents objets que Raguil convoitait, mais il ignorait tout des autres, si ce n’est le crâne que Skye avait récupéré au Met’.

S’estimant trahi, à juste titre, Qin proposa à Skye de lui dire où se trouvait le Solaire, et où il cachait les poignards. Personnellement, il se fichait pas mal de ces couteaux, et il verrait d’un très bon œil que cet être céleste soit puni, d’une façon ou d’une autre. Comprenant qu’elle pourrait récupérer les couteaux, Skye accepta de s’attaquer à ce Solaire, bien qu’elle ignora totalement comment elle devait s’y prendre – les célestes étaient-ils seulement mortels ? Qin lui répondit qu’ils étaient sur Terre, et qu’ils arpentaient le monde comme eux, avec un corps physique. Ils pouvaient donc être blessés, et donc tués. En outre, il précisa que Raguil évoluait toujours seul, sans partenaire ni main d’œuvre (hormis les Katanas). Comme s’il souhaitait éviter toute concurrence. À l’évidence, le Solaire avait des envies de promotion…

Lorsque Skye accepta de s’occuper de cette mission, Qin posa sur une table une carte de visite en lui demandant de venir le voir dès qu’elle serait remise sur pieds. À priori, ils avaient un peu de temps, car Raguil était loin d’avoir réuni tous les objets, mais il ne faudrait pas trop traîner…

Une semaine plus tard, le mois de septembre était certainement arrivé au vu des températures extérieures, elle estima être en état de reprendre sa mission. Aussi se prépara-t-elle et quitta-t-elle la Bibliothèque en direction du sud. Elle trouva l’adresse donnée par Qin, située à quelques blocs au nord de Chinatown. C’était une minuscule boutique d’apparence abandonnée, où elle fut reçue par un jeune asiatique qui l’amena jusqu’à Qin, Celui-ci l’amena jusqu’à une grande cave où se trouvait un impressionnant arsenal, cumulé par ses hommes et lui au fil du temps. Il proposa à Skye de se servir, et de prendre autant de matériel qu’elle pouvait en emporter en espérant que cela suffise pour blesser – voire tuer – Raguil.
La jeune femme se serait crue à Noël ! Elle prit beaucoup de munitions, des bottes renforcées, des grenades et fumigènes, un coup de poing américain… et repéra quelques épées, parmi lesquelles l’une d’entre elles attira particulièrement son attention. En l’effleurant du bout des doigts, elle eut brièvement l’impression de voir sa lame s’enflammer. Ça n’était qu’une impression certes, mais elle s’empara de celle-ci, persuadée qu’elle pourrait lui apporter la victoire. Bien qu’en réalité, elle craignait beaucoup cet affrontement…

Enfin, elle quitta Qin et se rendit à la cachette de Raguil, l’église épiscopale de St-Augustin.

C’était un petit bâtiment sans prétentions, une modeste église du Lower East Side devant laquelle les habitants passaient sans la regarder. Elle en fit le tour, et entra par une porte latérale. En y entrant, elle remarqua qu’il n’y avait personne. L’endroit était évidemment laissé à l’abandon, et la plupart des statues étaient brisées. Une fissure dans le toit laissait passer la lumière du jour. Elle remonta le long de l’allée centrale à la recherche d’une trappe au sol, trappe qu’elle trouva sous un tapis défraîchi dans la nef. Mais à ce moment, un claquement de porte résonna dans l’église ! Sans se démonter, elle resta en vue et vit un homme entrer et venir dans sa direction avec une démarche sûre. Tous deux se jaugèrent lentement en s’approchant. Le nouveau venu était indéniablement séduisant. Il avait une silhouette athlétique, un cou large et une mâchoire solide. Son regard était celui d’un meneur et son visage, parfaitement proportionné, semblait fait pour séduire. Si Skye avait une mission bien spécifique, elle savait aussi qu’elle n’aurait eu aucun mal à tomber dans ses bras.
Lorsqu’ils furent tout prêt l’un de l’autre, ils échangèrent quelques banalités. Mais à nouveau, Skye se sentit faiblir à son approche, influencée par son odeur, par sa voix, par son regard. Pendant une seconde, elle songea à baisser sa garde… puis sans prévenir, elle dégaina sa nouvelle épée et le frappa d’un geste brusque qui le blessa à la poitrine ! Surpris, le Solaire poussa un cri et dégaina à son tour une épée qui sortit de nulle part, et un combat tendu s’ensuivit. Les deux combattants luttaient pour leur survie, chacun frappant pour tuer ! À l’évidence, l’épée de Skye le surprenait, il semblait la connaître et ne comprenait pas ce qu’elle faisait là. Peu à peu, la survivante parvenait à le blesser alors que lui-même semblait avoir du mal à l’atteindre. Finalement, l’épée de Raguil s’enflamma dans un ultime assaut, mais Skye lâcha une grenade à ses pieds, qui explosa en l’envoyant à terre. Elle se jeta alors sur lui, et dans un dernier échange de coups, elle parvint à l’achever.

Le Solaire mort, elle demeura un instant à ses côtés pour reprendre son souffle. Elle envisagea bien de lui couper la tête pour l’amener à Qin, mais c’était au-delà de ses forces. Alors elle se contenta de lui prendre son épée, et de traîner son corps entre les bancs pour le dissimuler, du moins partiellement.

Enfin, elle se rendit à la trappe de pierre qu’elle eut bien du mal à soulever, puis elle descendit dans les catacombes, éclairée par un bâton lumineux. Il y avait là 4 sarcophages de pierre dont le premier avait été manifestement descellé. Elle rassembla ses forces our en pousser le couvercle, et elle y trouva un vieux cadavre desséché, qui cachait au creux de son bras une petite pochette de tissus dont elle s’empara prestement. Celle-ci contenait pas moins de 7 fins poignards dont la poignée se terminait par une tête de serpent. Et à l’évidence, ces objets étaient de même facture et du même matériau que la croix au squelette et la tête de Baphomet qu’elle avait trouvée ces dernières semaines…

Après avoir été déposé l’épée de Raguil chez Qin, comme preuve qu’elle avait rempli sa mission, Skye quitta le quartier pour retourner dans la sécurité relative de la Bibliothèque…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 11 Juin 2023 - 11:44

L’ours et le cubain
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 10-juin-23
Harper Skye Monk • octobre 2033


Après les nombreuses aventures dont Skye avait été la victime, la survivante connut une certaine période de calme. Les jours et les semaines s’enchaînèrent sans qu’elle n’eut à combattre des fantômes ou des ninjas, ce qui lui permit de se remettre de ses dernières blessures. Elle étudia bien entendu la collection de couteaux, qu’elle dissimula finalement quelque part dans la bibliothèque, séparément des autres reliques.

Elle se doutait que cette affaire n’était pas terminée, mais à ce jour, elle n’avait plus d’indice pour poursuivre les recherches. Et ses investigations dans les vieux grimoires de la bibliothèque de New York ne lui apportèrent aucune réponse. En vérité, c’est de la présence d’un spécialiste qu’elle avait besoin. Un archéologue, ou un professeur en histoire des religions, quelque chose comme ça.

Durant les semaines de calme qu’elle connut au cours du mois de septembre, elle reprit l’habitude de se promener dans le quartier ; Manhattan étant un lieu relativement sûr, elle ne risquait pas de faire de mauvaises rencontres dans le secteur, alors même qu’ici, tout le monde semblait vivre presque comme avant.

Et ce calme relatif dura un temps, jusqu’à ce qu’un évènement ne vienne changer cela. En effet, un jour comme un autre, tandis qu’elle errait dans les rues voisines en quête d’un sens à sa vie, elle vit une voiture garée devant la bibliothèque. Certes, les rues de la ville regorgeaient de millions de voitures entassées les unes sur les autres, envahies par la rouille et la végétation, mais elle avait entendu dire qu’il en restait quelques unes en fonctionnement, évidemment réservées par les privilégiés de ce monde inhospitalier. Aussi repéra-t-elle tout de suite cette jeep marron qui n’était pas là d’habitude. De loin, elle repéra des silhouettes quitter le bâtiment, avant de partir au volant du véhicule. En panique, Skye se précipita jusqu’à la bibliothèque dans laquelle elle s’engouffra… pour retrouver Hermès et Judith derrière leur comptoir, le sourire aux lèvres. « Nous avons reçu un courrier pour vous » lui dirent-ils en lui tendant une enveloppe. Avec surprise, elle découvrit un carton manuscrit sur lequel un message l’invitait cordialement à se rendre à City Hall, l’hôtel de ville de New York, où elle était attendue. Une rapide enquête auprès des deux vieux bibliothécaires lui apprit que City Hall était actuellement occupée par Big Dima, une sorte de mafieux entouré d’hommes de mains.

Big Dima, Skye connaissait ce nom. En juin dernier, elle avait rencontré une petite frappe qui travaillait pour lui. Depuis, elle avait imaginé une espère de rappeur, un archétype de blck en survêtement avec une rivière de chaînes en or autour du cou et roulant des voitures de sport hors de prix.

La jeune femme aurait aisément pu refuser cette invitation, mais elle sentait qu’elle n’avait guère le choix si elle voulait avoir une chance de poursuivre sa quête. Aussi, après s’être préparée, elle quitta la bibiothèque et prit la route du sud. Elle longea Soho – un quartier barricadé de l’extérieur – et Chinatown – un quartier barricadé de l’intérieur, avant d’arriver à City Hall park, après presque une heure et demi de marche.
Pour commencer, elle fut surprise d’y trouver des hommes en arme. Mais pas des petites terreurs des rues. C’était plutôt des militaires, ou ex-militaires, échappés des pays de l’est. Ils étaient surarmés, avaient des silhouettes solides et des lunettes de soleil – le genre d’individu sans humour, comme elle le découvrit très vite.
Dès son arrivée, on l’escorta jusqu’à la mairie, où on l’obligea à se débarasser de toutes ses armes à l’entrée. Puis elle fut menée à une sorte de salon où un majordome se mit à son service. Amusée par la situation, elle lui commanda une carotte vichyssoise, puis une Guiness. Avec surprise, ses souhaits furent exaucés !

Puis enfin, le fameux Big Dima se présenta à elle. Loin du rappeur qu’elle avait imaginé, elle se trouva face à un russe en costume-cravatte à l’accent prononcé, et particulièrement charmant qui plus est (bien qu’il ne fut pas son type, s’avoua-t-elle intérieurement). Big Dima, ou plutôt « Dimitri », lui parla… d’elle. En effet, Skye avait acquis une petite réputation depuis quelques temps. Voler une relique dans un musée hanté était une chose, mais tuer un Solaire, c’en était une autre. Et Dimitri ne pouvait nier que c’était là un exploit impressionnant. Lorsqu’il avait entendu dire que le cadavre d’un Solaire avait été retrouvé dans une église à l’est de Manhattan, il avait mené son enquête – en vérité, il avait eu du mal à la retrouver, et il n’avait pas forcément été évident de comprendre que la voleuse du musée qui avait mis en déroute les ninjas de Little Tokyo, était la même personne qui avait combattu un céleste pour de mystérieuses raisons.
En vérité, Dimitri se fichait de ses raisons. Elle courait après des reliques ancestrales, elle devait avoir ses motivations. Mais il lui avoua qu’ils pourraient faire un échange de bons procédés. En effet, il avait besoin de ses talents particuliers pour une mission importante : le russe souhaitait mettre la main sur une petite caisse de bois restée dans une chambre d’hôtel à Soho. Il aurait certes pu utiliser ses hommes de main pour s’y rendre, mais ceux-ci aurait changé le quartier en zone de guerre, et ce n’était souhaitable pour personne.
Si Skye parvenait à revenir avec la caisse intacte, il pourrait la mettre en contact avec des spécialistes en histoire de l’art et des religions, des sommités de l’ancien monde qui pourraient certainement lui donner des indices sur la suite de ses recherches.

Certes, alors la suite de ses aventures passerait par le quartier maudit de Soho.

Le soir même, de retour à la bibliothèque, elle étudia des cartes de la ville pour y trouver Soho. L’adresse donnée par Dimitri, le 431 Broome Street, était très décentré, et pour tout dire situé tout près d’une barricade, ce qui faciliterait son entrée. Mais une enquête menée auprès de Hermès et Judith lui apprit que la zone était infestée d’affamés, et que pour rien au monde elle ne devrait s’y rendre. Devant ce dileme, elle mit au point une stratégie…

Le lendemain, elle était de retour chez Dimitri à qui elle exposa son plan. Elle demanda quelques fournitures, dont un sac à dos au format de la caisse, et une petite réserve d’essence. En effet, on racontait que les affamés avaient un odorat redoutable, alors quelle meilleure stratégie que de se couvrir d’essence ?
Puis, le soir-même, elle se rendit au croisement entre Crosby et Broome. La plupart des lampadaires fonctionnaient encore, surtout autour du croisement barricadé qui était dûment gardé par des hommes en armes, aussi resta-t-elle dans l’ombre, un peu plus au sud, pour escalader la façade sans se faire repérer. Arrivée au toît, elle vit quatre ombres errant silencieusement dans l’obscurité : des affamés. Pour l’instant, ils semblaient « dormant », mais elle ne doutait pas un instant qu’il ne leur faudrait qu’un bruit pour entrer en fureur. Silencieuse, elle se glissa jusqu’à un caisson d’aération derrière lequel elle se dissimula. Hélas, l’un des « zombies » s’approcha d’elle, reniflant l’air. L’essence faisait effet, le monstre ne la percevait pas. Mais il avançait vers elle, par hasard ou par curiosité. Il se baissa vers elle sans repérer son odeur – elle put voir son visage décharné et ses yeux enfoncés. Malgré l’odeur d’essence, il s’accrochait. Alors, n’ayant plus le choix, elle dégaina sa nouvelle épée d’un coup sec ! Et le monstre tomba en arrière, inerte. Les autres ne semblaient pas avoir remarqué ce qui venait de se passer, alors elle poursuivit sa route sur les toits.

Plus loin, elle arriva au bout du bâtiment, mais là aussi, il y avait des zombies errants. Un premier monstre l’entendit lorsqu’elle passa tout près de lui. En sifflant avec agressivité, il se précipita vers elle, et elle l’accueillit d’un coup d’épée qui le tua d’un coup sec ! Lorsque les trois autres lui tombèrent dessus, elle bondit sur le toit du Broome Hôtel. Et avant que les monstres ne l’atteignent, elle sauta dans le vide pour se rattraper à une fenêtre du 3e étage, dans laquelle elle s’engouffra aussitôt.
Au-dehors, les cris des monstres sur le toit trouvèrent un écho dans les rues. Elle comprit qu’un mouvement de masse était en train de naître. Sans attendre, elle se rendit dans le couloir où elle dut affronter un , puis deux, puis trois zombies. Mais ceux-ci tombèrent l’un après l’autre sous l’effet de sa nouvelle épée. Très vite, elle trouva la chambre qu’elle cherchait, et s’y cacha en bloquant la porte derrière elle. C’était providentiel, car elle entendait toujours les cris des zombies du toit – qui était à présent à son étage.
Elle fouilla la pièce de fond en comble plusieurs fois, avant de trouver enfin l’objet de sa quête : la caissette de bois laqué était dissimulée dans un trou dans le sol, sous l’épais tapis. Sans attendre une seconde de plus, elle sortit par la fenêtre et escalada la façade jusqu’au toit, à présent débarrassé de ses occupants, d’où elle redescendit un peu plus loin dans Crosby street, profitant d’une zone non-éclairée.

Et tandis qu’elle quittait les lieux, elle entendait la fureur des affamés qui s’étendait peu à peu dans tout le quartier…

Après une bonne vingtaine de minutes de marche, elle arriva enfin à City Hall. La nuit était bien avancée, aussi fut-elle accueillit par un Dimitri en robe de chambre de soie, verre et cigare à la main. Celui-ci fut surpris de l’efficacité avec laquelle elle avait effectué cette infiltration. Lorsqu’il ouvrit le coffret, Skye ne fut qu’à moitié surprise d’y trouver une réserve de cigares cubains. Dimitri lui expliqua que parmi les rares élites qui restaient en place, un tel trésor valait une petite fortune, et qu’il était heureux de mettre la main dessus. En échange, il lui promit de la mettre en contact avec les spécialistes dont il lui avait parlé la veille…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 18 Juin 2023 - 11:28

Le Refuge des Abandonnés : Les Martyrs du Paradis
Scénario officiel • maîtrisé par Chrysalid le 17-juin-23
Skye et Rafaële • juin 2033


Le retour vers le campement des motards ne fut pas sans difficultés, car le petit trio se fit attaquer, au beau milieu d’un quartier résidentiel, par un petit groupe de coyotes affamés. Comme à son habitude, Rafaële refusa de se battre et préféra se réfugier dans la prière alors même que Skye tirait à bout portant avec son pistolet. Chaque coup fit mouche, et les trois animaux tombèrent l’un après l’autre, morts. Ils récupérèrent le corps de l’un d’entre eux pour espérer récupérer quelques rations de nourriture.

De retour chez les motards, alors même que la nuit était descendue sur la région, ils furent accueillis par le chef, Hephaïstos, qui fut surpris de les revoir si rapidement, et avec un plein sac de médicaments, comme convenu. Après que les trois voyageurs lui eurent fait le récit de leur journée, il leur raconta à son tour que des représentants de leur client étaient venus ce jour pour conclure la vent. Mais, conformément à ce qui avait été décidé, il leur avait redonné rendez-vous le lendemain ; ils étaient repartis en maugréant. Néanmoins, comme ils avaient obtenu un plein sac de médicaments, il décida d’annuler simplement la vente, et de repartir avec son clan une fois la nuit passée.
Skye tenta bien de lui faire du charme pour espérer obtenir quelques armes pour défendre les abandonnés, mais il l’éconduit d’une simple phrase : « Vous n’avez rien qui m’intéresse ».

Dès le lendemain, les trois voyageurs furent réveillés par le vacarme du clan des motards qui terminait d’empaqueter ses affaires, et par leur départ à grands renforts de bruits de moteurs et de gaz d’échapements.
Une fois seuls, ils échangèrent sur la marche à suivre, et finirent par choisir de se rendre à l’église St Georges, où se terraient les Martyrs du Paradis. En suivant les indications données par Héphaïstos, ils s’engagèrent à pied sur la 36e rue plein ouest.
A mi-chemin de leur trajet, ils croisèrent un groupe de trois hommes tirant un cheval attaché à une charette en voix, sur laquelle se trouvaient deux futs de métal – il s’agissait évidemment des représentants de l’église venus rencontrer les motards. Ceux-ci indiquèrent aux trois voyageurs où se trouvait l’église exactement, puis ils se quittèrent.
En arrivant au croisement entre la 31e et la 36e, Skye, Rafaele et Sancho aperçurent une modeste, très modeste église, la St Georges Coptic Orthodox Church, située à l’ombre d’une voie de tramway aérien, et autour de laquelle ils virent un genre d’activité. En observant les lieux, ils repérèrent des hommes et des femmes qui allaient et venaient, comme s’ils préparaient quelque chose. En outre, ils virent un groupe de 3 hommes patrouiller devant l’entrée. Après avoir rapidement mis un plan au point, ils s’approchèrent. Les gardiens les accueillirent et leur demandèrent ce qu’ils faisaient là, et Skye leur répondit qu’ils avaient vu l’annonce sur la place du marché, et qu’ils souhaitaient rejoindre leurs rangs. Satisfaits de la réponse, ils les accompagnèrent à l’intérieur. Là, tous les bancs avaient été repoussés sur les côtés, et plusieurs dizaines d’hommes et de femmes allaient et venaient, rangeant des affaires, déplaçant d’autres, etc. comme si quelque chose d’important se préparait.
Très vite, ils furent présentés au Cardinal Aleksandar Purvanov, le chef de la communauté, un russe à la silhouette épaisse et au maintien solide. Celui-ci les accueillit les bras ouverts, et leur parla de leur projet qui consistait à purger le quartier de ses « impuretés », de ses « souillures ». Si Sancho ne répondit rien, prenant toute la mesure de la gravité de ce qui se passait ici, Rafaele mena jusque là une conversation normale, avantagé par sa position d’homme d’église. Skye, quant à elle, ressentait une rage intérieure à ce discours puant de haine, et elle dut faire appel à toute sa volonté pour rester stoïque et ne pas faire montre de sa colère. Aux paroles de haine du cardinal russe, elle répondait par l’affirmative ; oui, elle était d’accord avec lui, il fallait purger ce quartier, cette ville, de tout ce qui la souillait. Mais sans le dire, elle parlait de lui et de ses sbires. Et finalement, pour lui faire croire à sa dévotion à cette cause, elle dégaina son épée en déclarant : « Mon épée est vôtre »… et elle le frappa de toutes ses forces ! La lame traça une ligne rouge sur son torse tandis que, sous l’effet de la surprise, il tomba en arrière ! Aussitôt, tous les occupants de l’église se tournèrent vers elle en hurlant : « Hérétique ! ». Et aussitôt, tous réagirent comme un seul homme et se jetèrent vers Skye et ses compagnons pour les arrêter ! Mais avant qu’ils ne l’atteignent, elle avait donné un nouveau coup d’épée au cardinal, toujours à terre, et parvint même à la lui planter dans le torse avant d’être immobilisée et désarmée ! La colère des sbires de Purvanov était palpable, ils hurlaient « Au bûcher ! ». Et alors qu’on les ligota à une colonne de pierre à l’aide d’une corde épaisse, les bancs furent traînés au-dehors. Sans attendre plus longtemps – certains sbires étaient massés autour du corps de Purvanov et d’autres montaient le bûcher au-dehors, Skye et ses amis mirent tout en œuvre pour se libérer. Rafaele usa alors d’un étrange pouvoir lorsqu’il demanda à l’un des gardiens de le libérer. Si le premier refusa tout net, le second… accepta ! Très vite, le jeune prédicateur libéra Skye à l’aide d’une lame cachée dans la botte de celle-ci, puis après avoir défait les gardes, ils libérèrent Sancho et s’enfuirent de l’église, les sbires aux trousses. Ils durent mettre une certaine distance avant d’en être débarassés, puis ils reprirent sans attendre la route du Refuge.

Lorsqu’ils arrivèrent au vieil hôtel, ils rencontrèrent très vite Sukurlam pour lui raconter ce qui s’était passé. Ils évoquèrent les motards, l’hôpital et ses horreurs, l’église et le cardinal… et l’attaque imminente qui, malgré la mort de Purvanov, allait tomber d’un instant à l’autre. La bonne nouvelle, c’est que les fanatiques étaient presque désarmés, n’ayant pas eu les armes des motards. La mauvaise, c’est qu’ils possédaient tout de même les armes dérobées à Skye, dont une épée, et un pistolet avec 3 balles.
Ils n’avaient pas beaucoup de temps, il leur fallait organiser une défense. On démonta tous les meubles pour en faire des bâtons, on fabriqua quelques cocktails Molotov, on coinça tous les matelas contre les fenêtres, on barricada l’entrée, et on attendit. Sans surprise, cela arriva vite, car peu après, le silence pesant de la ville fut envahi de rumeurs, de vociférations et de cris de colère. Et peu après, la foule des fanatiques de St Georges apparut au croisement.
Après un court silence, Rafaele décida qu’il était inutile d’attendre plus longtemps : il lança un cocktail Molotov vers la foule ennemie. Et dans la seconde, la petite armée ennemie fondit sur l’hôtel en hurlant. Skye s’était cachée dans les barricades, elle attaqua les premiers arrivés avec un bâton. Autour d’elle, les murs bricols furent démontés peu à peu. Dans l’hôtel, les occupants leur lançaient des briques, des meubles et divers projectiles qui faisaient mouche la plupart du temps. Un second cocktail enflammé fut lancé, puis un troisième. La bataille faisait rage, et les agresseurs faisaient montre d’une violence inouïe. La barricade fut rapidement démontée. Skye finit par être blessée. Lorsqu’un fanatique grimpa sur une poubelle pour atteindre une ouverture, Sancho poussa vers lui un lit qui lui tomba littéralement dessus, l’applatissant directement !
Puis soudain, un coup de feu retentit, et l’un des occupants de l’hôtel tomba des hauteurs, morts. On repéra le tireur, qui était évidemment équipé de l’arme de Skye. Devant la gravité de la situation, Sukurlam sauta dans le champ de bataille, une étrange lame entre les mains. Il attaque plusieurs agresseurs avant d’être touché par une balle du tireur qui s’était approché. Touché en pleine poitrine, le semi-lunaire tomba.

C’est à cet instant qu’une voix fit trembler toute la rue : « Assez ! ». Et une silhouette ailée apparut dans une grande lumière qui aveugla la plupart des personnes présentes. Le Solaire dégaina une lame enflammée et commença à attaquer les fanatiques du cardinal l’un après l’autre. Terrorisé, les derniers survivants s’enfuirent en hurlant. Alors le Solaire s’approcha de Skye, qui était penchée sur le corps de Sukurlam, et l’aventurière reconnut partiellement le visage de Bellace, l’énigmatique vieillard qu’ils avaient rencontré à leur arrivée dans ce quartier. Elle comprit alors qu’il avait pris l’apparence d’un vieillard pour approcher le sang mêlé, mais que finalement, il avait décidé de l’aider plutôt que de lui nuire, après avoir pu le juger sur ses actes, voire sur son sacrifice final.
Puis le Solaire dit « Il a gagné un sursis », avant de s’éloigner et de reprendre son apparence de vieillard.

L’affaire était terminée. On remit l’hôtel en état, Sukurlam, Skye et quelques blessés bénéficièrent de soins efficaces et finirent par se remettre.

Cette aventure avait lourdement bouleversé les convictions de Rafaele qui, pourtant voué à la cause de Dieu et des Solaires, venait d’assister au sacrifice d’un semi-Lunaire dédié à la cause du bien. Si même un Solaire était capable de reconnaître le bien chez un Lunaire, alors le monde était-il peut-être moins manichéen que ne le prétendaient les textes sacrés…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 2 Juil 2023 - 16:51

Les disparues
Scénario écrit et maîtrisé par Sarlenn le 01-juil-23
Scott • septembre 2033


Après avoir passé quelques jours auprès des motards hispanique du cabinet de tatouage, à échanger avec eux souvenirs et anecdotes, Scott déclara à Rafaële qu’il devait le quitter momentanément. En effet, la disparition de la colonie de Cranberry Lake était résolue, il était temps pour lui de retourner dans son propre clan pour leur expliquer ce qui s’était passé. Il n’y resterait probablement pas très longtemps, aussi lui demanda-t-il de l’attendre, car l’affaire de Svenja et ses suivantes méritait une investigation plus approfondie.

Pour l’heure, il usa de son étrange pouvoir pour ouvrir une porte vers la caserne de TriBeCa, et eut le plaisir d’y arriver sans encombres. Il fut très vite accueilli par Erin Ellisson, la doyenne, qui lui tendit les bras avec joie. En peu de temps, le plus gros du clan s’était réuni dans le petit salon du premier étage pour qu’il leur fasse son rapport. Il leur raconta alors son arrivée au village de Cranberry Lake, sa rencontre avec la petite Leslie et son chien, puis celle avec l’insolite Rafaële. Ensuite vint leur arrivée au village de Valhalla, et les différentes rencontres qui y eurent lieu – les hommes armés à l’entrée, les femmes, toutes magnifiques et surexcitées, qui vivaient là autour de leur maîtresse, une lunaire à la beauté provocante et inégalée jusqu’alors, et surtout… les villageois de Cranberry ! En effet, ils étaient tous là, les hommes d’un côté qui travaillaient et qui semblaient… lobotomisés, tenus en laisse par le sexe, tandis que leurs femmes travaillaient dans une autre partie du Valhalla, manifestement bien heureuses d’être débarrassés de leurs maris ! Scott et Rafaële n’y comprirent rien.
Il parla aussi aussi de cette étrange habitude qu’avaient les suivantes de Svenja de coucher avec tout nouvel arrivant masculin… afin de chercher celui qui donnerait naissance à une sorte d’élu – si Scott s’était soumis à cette « tradition » avec plaisir, Rafaële n’avait quant à lui guère eut le choix. Évidemment, ce récit fit sourire tout le monde, tant la réputation de Scott en matière de sexe n’était plus à faire.

Cette disparition inquiéta grandement les habitants de la caserne, car outre la morale contestable de cette Svenja et cette façon dont elle disposait des humains selon son jugement, il leur faudrait aussi trouver une autre source de nourriture en matière de poissons.

Mais Scott laissa là ses amis épiloguer sur la question, et se décida à rejoindre son lit à l’étage. Durant la réunion, il n’avait pas vu la belle Florine Benjamin, une petite française qui avait rejoint le clan depuis quelques années. 26 ans tout juste, de longs cheveux auburn et bouclés, elle était addicte à l’adrénaline et aimait se mettre en danger. En outre, ironie du sort, elle avait vécu à White Plain.
À ce jour, elle était la « concubine désignée » de Scott, et devait par conséquent accéder à ses demandes lorsqu’il venait la trouver. Hélas, le jeune homme ne put la trouver. Interloqué, il interrogea le premier venu, Darren Bunch, le quadra aux cheveux blancs qui nourrissait constamment une haine farouche envers les célestes, quels qu’ils furent. Il lui répondit, gêné, que la petite Florine avait été enlevée quelques jours plus tôt alors qu’elle devait aller faire quelques courses à un marché du coin. Ils avaient bien mené une enquête pour la retrouver, mais avaient seulement pu apprendre que d’autres jeunes filles, généralement entre 13 et 30 ans, avaient disparu dans les secteurs de Brooklyn et alentours depuis quelques semaines. Cette nouvelle remplit Scott d’une colère noire ! Aussitôt, il alla voir la jeune Amy Pierce, une jeune asiatique de 25 ans, plutôt sombre avec une forte tendance gothique, qui se distinguait par une capacité à voir des choses à l’avance. Un peu comme Scott, elle possédait un pouvoir étrange qui la distinguait des autres survivants – Scott lui demanda d’essayer de « voir » Florine. Alors Amy se concentra et vit un miroir, avec un homme derrière elle. Elle sentit que Florine était toujours vivante, mais pour combien de temps ? Et lorsqu’elle tenta de l’approcher par l’esprit, elle sentit soudain la connexion se couper, comme si quelqu’un de puissant avait sentit son incursion mentale.
Cela effraya le jeune homme qui eut l’impression d’avoir à faire face à un « élu », un autre individu qui, comme Amy et lui, possédait des dons particuliers.

Mais ces informations pouvaient-ils les aider à retrouver Florine ? En vérité, Amy avait vu un miroir… ou plus exactement une galerie des glaces. Le même genre que l’on trouvait dans les parcs d’attraction ? Un parc d’attraction dans le coin de Brooklyn… le Luna Park de Coney Island ? Lorsqu’il était plus jeune, Scott avait déjà amené quelques jeunes filles dans ce coin-là, aussi le connaissait-il un peu.
Jute avant qu’il ne parte, Amy lui donna 3 dollars en pièces, expliquant qu’il pourrait en avoir besoin.
Sans perdre une seconde de plus, il remercia la jeune fille et se précipita sur la première porte venue. Il se concentra sur un accès… et ouvrit sur l’intérieur d’une baraque de barbe à papa. Bien entendu, l’endroit était rongé par la rouille. Les fenêtres n’étaient plus qu’un lointain souvenir, et de nombreux déchets traînaient un peu partout. Depuis cette cachette, il pouvait voir la plage et la mer qui s’étendaient devant lui et sur les côtés. Mais après une courte planque infructueuse, il quitta sa cache et se dirigea vers Luna Park, dont les attractions se profilaient vers le nord.
Une courte marche silencieuse, au cours de laquelle il ramassa un pauvre nounours abandonné, le mena jusqu’à son objectif, la galerie des glaces. Les sens aux aguets, il y entra.
Une exploration prudente le mena jusqu’à des marches qui s’enfonçaient dans un sous-sol – il dut briser une vitre pour y accéder. Là, il repéra quelques taches de sang au sol, et vit même un ongle planté dans la rambarde.

Le sous-sol était un vaste entrepôt avec de nombreuses caisses et étagères. Il semblait contenir une infinité de pièces de rechange pour un grand nombre d’attractions. Mais grâce aux taches de sang, Scott trouva son chemin jusqu’à une porte menant à une pièce un peu plus petite. Celle-ci contenait essentiellement des caisses, des tables et surtout, ce qui attira le plus son attention, une série de caisses de verre contenant des mannequins diseurs de bonne aventure, hommes et femmes. Il comprit alors à quoi devaient servir les pièces données par Amy – ces mannequins devaient avoir un rôle dans cette affaire. En s’approchant, Scott commença à avoir peur : et si les jeunes filles disparues avaient servi à fabriquer des mannequins ? Alors, discrètement, Scott glissa une pièce dans une machine contenant une diseuse au visage de cire. Aussitôt, elle se mit en branle et lui posa quelques questions banales, auxquelles elle donna des réponses banales. Tout en la voyant faire des passes sur sa boule de cristal, le jeune homme cherchait des preuves qu’il s’agissait bien d’un être mécanique. Mais il n’y avait aucun doute, il n’y avait rien de vivant là-dedans. Ensuite, il alla voir une cartomancienne et lui glissa une pièce. De même, celle-ci se mit à bouger de façon mécanique pour émettre des prévisions banales.
L’une des diseuses l’inquiéta cependant, car il devait y glisser une main afin qu’elle puisse lire ses lignes. Mais plutôt que de s’exécuter, il préféra repousser cela à plus tard, et s’intéressa aux portes : l’une menait à un garde-manger qui sentait la pourriture à plein nez, et menait à une sortie vers la surface, tandis que l’autre donnait accès à une porte contenait un générateur. Et au-delà de ce générateur se trouvait une porte fermée à clé qu’il ne fut pas capable de crocheter. Hélas, cette manœuvre fut plus bruyante qu’il ne l’avait prévu et, de peur que sa présence n’ait été repérée, il fila se cacher.
Et alors il vit un homme entrer dans la salle depuis la porte au générateur. Il avait une silhouette imposante et semblait dégager une forte présence. Parlant tout seul, il s’approcha de la diseuse de bonne aventure – celle-là même qui lisait les lignes de la main – et en ouvrit la fenêtre avec une clé. Puis il lui parla, lui toucha le visage, et alla même jusqu’à l’embrasser. Il semblait se vouloir rassurant, mais cette scène fit froid dans le dos de Scott.

Enfin, il quitta les lieux par là d’où il était venu. Et lorsque le jeune homme entendit la porte se referme, il entra et s’intéressa à ce mannequin. Il était face à une femme d’une beauté fascinante, aux longs cheveux ondulés, aux yeux terriblement réalistes et dont le grain de peau paraissait plus vrai que nature. Et pourtant, elle était parfaitement immobile, tel un automate éteint. Mais Scott ne pouvait se défaire de l’idée qu’une femme vivante avait probablement été massacrée pour que ce mannequin existe. Et il en eut la preuve lorsqu’il vit une larme rouler le long de sa joue ! Sans délai, il se mit en tête de crocheter la serrure. Mais il fut interrompu dans son action lorsqu’il sentit une présence derrière lui. Il bondit alors en brandissant son arbalète : l’homme était là, et il l’observait avec arrogance. Sans se présenter, il commença à lui parler, et ce faisant, Scott sentit sa volonté faiblir. Peu à peu, sa vue se troubla, et il baissa son arme. Malédiction ! L’étranger avait un pouvoir de manipulation mentale ! Au cours de son discours, l’homme lui expliqua qu’il était en train de créer la femme parfaite, mais que pour ce faire, il avait besoin de victimes, toutes plus belles les unes que les autres. Cette révélation – ou plutôt cette confirmation – permit à Scott de reprendre le contrôle de ses membres. Il leva son arbalète et tira un carreau vers l’ennemi, qui l’évita aisément. En réponse, ce dernier dégaina une épée et un katana, tout en déployant une grande paire d’ailes noires qui effrayèrent le jeune survivant !

Son ennemi n’était pas un simple mortel ayant développé d’étranges pouvoirs comme il l’avait cru originellement ! C’était un Lunaire !

Terrorisé, Scott lui décocha une nouvelle flèche tandis que le céleste le bombardait d’attaques mentales et de coups de lames, voire même d’attaques télékinésiques ! Très vite, il fut blessé, mais eut la satisfaction d’atteindre son ennemi à plusieurs reprises. Et celui-ci saignait. Le combat ne dura pas longtemps, mais il laissa les deux adversaires couverts de sang, Scott était cependant plus gravement touché.
Le lunaire, contrarié d’avoir été blessé, lui expliqua qu’il n’avait rien contre lui, et qu’il ne voyait pas l’intérêt de le tuer. Plusieurs fois, il l’invita à quitter les lieux. Mais à chaque fois, Scott répondait avec aplomb : « Je ne repartirai pas sans Florine ! ». Finalement, le céleste concéda qu’il avait de la volonté et du courage, alors il accepta de lui rendre la jeune fille. Il quitta la pièce et revint en tenant la jeune française sous le bras. Celle-ci, simplement vêtue de sous-vêtements de dentelle blanche, était couverte d’ecchymoses, et elle avait un doigt en sang. Elle semblait en état de choc. Mais lorsqu’elle aperçut Scott, elle se jeta à son cou et le serra avec force.
À nouveau, le céleste l’invita à partir ; et alors qu’ils s’éloignèrent en clopinant, la porte se referma violemment sur eux.

Sans un mot, les deux jeunes traversèrent les sous-sols, puis les galeries des glaces, et rejoignirent la plage en boitillant.

De retour dans la baraque du vendeur de barbe-à-papa, il allongea la jeune fille pour qu’elle puisse prendre quelque repos. Ce faisant, il réalisa que des pointillés avaient été tracés au feutre à la jonction entre ses cuisses et ses hanches, comme si le lunaire avait projeté de lui couper les jambes.
Scott fut envahi d’horribles visions tandis qu’il imaginait tout ce que ces filles avaient subi au cours de ces dernières semaines. Et tout ce que Florine aurait traversé s’il n’avait pas réagi aussitôt. Ces visions de cauchemar lui donnèrent la nausée.
Durant son repos, Florine lui raconta que le lunaire s’appelait Zagrin le Créateur, bien que Scott l’aurait plutôt affublé du terme « boucher ».

Le soir venu, alors même que Scott ouvrait une porte vers la Caserne de TriBeCa, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’avoir sauvé Florine condamnait une autre fille ; sans compter toutes les autres qui suivraient. Scott savait qu’il ne pouvait rien faire contre ce Zagrin, mais peu à peu, il envisageait de trouver une solution pour le faire tomber, quel qu’en soit le prix.

Et d’ailleurs, peut-être était-ce là son destin…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyDim 9 Juil 2023 - 19:08

La dame du lac
Scénario officiel maîtrisé par Chrysalid le 08-juillet-23
Harper Skye Monk • octobre 2033


Le soir de son retour à la Bibliothèque de New York, l’esprit fourmillant de mille données à traiter, Skye se retrancha dans la petite pièce qui lui servait de chambre depuis 3 mois afin de tenter de synthétiser tout ce qu’elle avait appris dernièrement, sans compter les opportunités que lui avait donné Dimitri, l’actuel pensionnaire de l’Hôtel de Ville. En vérité, bien qu’elle logea depuis quelques temps dans l’une des plus grandes bibliothèque du monde, elle ignorait véritablement comment y trouver de véritables informations ciblées. Aussi les « spécialistes » dont lui avait parlé ne seraient pas de trop.
Mais cette journée lui réserva une nouvelle surprise : Judith et Hermès, d’un air penaud, vinrent la trouver. Ils commencèrent par lui dire à quel point ils étaient fier d’avoir hébergé dans leurs locaux une femme aussi courageuse et aussi forte, ils savaient qu’elle agissait pour le mieux et selon son âme et conscience, et qu’elle pourrait être bénie mille fois pour ce qu’elle faisait… mais une chose était sûre, ses actions commençaient à se voir, au point qu’elle avait acquis malgré elle une petite réputation. En effet, différents clans de Manhattan avaient entendu parler d’une guerrière nommée « Skye » qui avait investi Chinatown, qui avait tué un Solaire et qui était sortie vivante du Metropolitan Museum. Peu à peu, elle avait inconsciemment commencé à pencher dans la balance. Judith et Hermès ne regrettaient pas de l’avoir hébergée jusque là, mais la Bibliothèque était un lieu neutre dans lequel tous ceux qui cherchaient des informations pouvaient entrer sans créer de grabuge. Le fait que leur pensionnaire soit actuellement devenu une pièce suffisamment importante pour faire pencher l’échiquier risquait de mettre en péril la neutralité de la Bibliothèque – du moins serait-ce le cas si quelqu’un apprenait qu’elle logeait ici.
Souriante, elle leur avoua qu’elle y pensait depuis peu. Elle savait que sa présence ici les mettait en danger. Pour rien au monde elle ne leur voulait du mal, aussi accepta-t-elle de quitter les lieux au plus vite.

Elle les remercia mille fois, et promit de partir dès le lendemain matin. Mais la nuit qui suivit fut des plus violentes. Car les cauchemars qui la poursuivaient depuis son incursion au Met’ n’avaient cessé de s’intensifier. Et à présent, elle se voyait courir dans les allées de Central Park, pousuivie par une femme au visage effrayant.
Au petit matin, conformément à sa promesse, elle réunit les différentes pièces de l’épée qu’elle avait caché en plusieurs endroits du bâtiment, et enfin, elle les quitta, un pincement au cœur.

Sa première destination était une adresse du Financial District. Le premier spécialiste dont Dimitri lui avait donné le nom était celui de Arthur « Digger » Wilkinson, un vieux professeur spécialisé dans l’histoire des religions. Celui-ci l’accueillit dans un petit appartement poussiéreux regorgeant de lives jaunis empilés dans le couloir et dans toutes les pièces, entassés sur les chaises, les tables et le canapé. Le vieil homme s’excusa car il n’attendait pas de visite, mais si Dimitri avait jugé bon de l’envoyer ici, alors il devait lui apporter son aide.
Elle lui raconta alors son histoire, et lui présenta prudemment les différentes pièces – elle ne pouvait s’empêcher de penser que ce vieillard était peut-être un Solaire caché, comme le fameux Bellace lors de l’attaque du Refuge des Abandonnés d’Old Jackson Boulevard. Mais Arthur se contenta d’observer les pièces, et de fouiller dans ses vieux livres. Mais malgré toute sa connaissance, il ne fut pas capable de lui apporter la moindre réponse. Il accepta dés lors de lancer ses recherches, bien qu’il fut incapable de lui promettre la moindre réponse.

Le second spécialiste dont Dimitri lui avait donné le nom s’appelait Tyler Kelly, et il habitait assez loin de là – Skye dut traverser toute l’île de Manhattan jusqu’au quartier de Inwood. Là, elle découvrit une petite maison où elle fut accueillie par un homme à la silhouette solide et au fusil menaçant. Mais lorsque la voyageuse évoqua le nom de Dimitri, alors l’homme baissa son arme et l’invita à entrer. Il la fit monter à l’étage et la fit entrer dans un bureau, où Skye put enfin rencontrer Tyler Kelly, une ex-professeure d’histoire. L’endroit était rempli de livres – bien qu’ils fussent moins nombreux que chez Wilkinson, et elle possédait un ordinateur.
À nouveau, Skye raconta son histoire et les réponses qu’elle cherchait au sujet de cette arme en 11 pièces. Aussitôt, Kelly se lança dans des recherches, mais très vite elle réalisa qu’elle n’avait aucune piste réelle. Comment trouver la trace d’une épée à travers toute l’histoire du monde et des religions ? Elle promit de se lancer dans une enquête approfondie, mais ne put lui apporter évidemment aucune certitude. En revanche, elle évoqua une autre solution : celle de chercher des informations sur la Toile, chose aisée pour tout expert en informatique, ce qu’elle n’était pas. Mais Skye n’était pas d’accord pour lâcher des informations sur cette épée à travers l’internet – Kelly la rassura en lui précisant qu’elle connaissait quelques hackers qui pourraient certainement l’aider. Elle lui donna deux noms, ou plutôt des pseudonymes, en lui promettant de les contacter pour qu’ils reviennent vers elle.

En quittant Tyler Kelly et son rustre compagnon, Skye déplora de n’avoir rien appris jusque là. Certes, elle comprenait que ce genre d’enquête pourrait faire l’objet de plusieurs vies de recherches, mais elle était impatiente.

Mais pour l’heure, la journée touchait à sa fin, elle reprit la route vers le sud, jusqu’à City Hall, où elle fut accueillie par les militaires de « Big Dima ». À nouveau, on lui demanda de remettre ses armes à l’entrée, mais cette fois, les poignards posèrent problème. Elle refusa de les donner, expliquant qu’il s’agissait d’objets d’une grande valeur. Les militaires n’acceptèrent de la laisser entrer qu’à partir du moment où elle les confia à l’un d’entre eux.
Celui-ci la mena jusqu’à Dimitri qui l’accueillit alors même qu’il était à table. Il la fit installer devait lui, et elle put lui raconter l’évolution de ses recherches tout en partageant son repas. Le russe à la barbe impeccable sembla contrarié que ses « spécialistes » n’aient pas été capables de lui apporter des réponses, mais elle le freina en lui rapportant que de telles recherches pouvaient prendre une vie entière…

Les poignards-serpents furent enfermés dans le coffre de Dimitri, et une chambre très luxueuse fut mise à la disposition de la jeune femme.
Lorsqu’elle se retrouva seule dans la grande pièce, elle laissa tomber ses affaires et commença à se déshabiller. Le lit avait de draps de soie, chose à laquelle elle n’était pas habituée. C’était à la limite du supportable, aussi décida-t-elle de dormir par terre.

Mais alors que les minutes s’égrenaient et que Skye ne trouvait pas le sommeil, elle en vint à regretter sa solitude. Cela faisait longtemps qu’elle était seule, sans compagnon, à arpenter les routes de la ville en tous sens. Et le contact d’un amant lui manquait.
Finalement, elle se releva, alors que la nuit était bien avancée sur la ville. Seulement vêtue de sous-vêtements troués, elle se glissa dans une robe de chambre de soie – mon dieu quelle détestable sensation – puis quitta l’obscurité de sa chambre. Là, dans un couloir bien éclairé, elle croisa un soldat en patrouille. Elle lui demanda de la mener vers Dimitri. Le soldat exigea qu’elle ouvre sa robe de chambre pour lui prouver qu’elle ne dissimulait pas d’arme – elle s’exécuta avec un sourire et un clin d’œil, lui dévoilant sa féminité sans retenue. Il l’observa une seconde, puis accéda à sa demande. Il la mena jusqu’à une grande double-porte au bout du couloir, et l’introduisit dans une chambre obscure. La faible lumière d’un volet mal fermé lui permit de repérer un grand lit à baldaquin dans lequel était allongé un corps d’où s’échappait une respiration régulière.
Elle s’approcha tout en laissant glisser la robe de chambre le long de son corps, puis se débarrassa de ses sous-vêtements troués avant de se glisser, nue, sous le drap. Avec lenteur et sensualité, elle vint coller son corps contre celui de Dimitri, posant ses mains sur son torse musclé, caressant son ventre au repos, alors même qu’elle vint poser ses lèvres sur les siennes. Sans rien dire, elle glissa sa langue entre ses lèvres tandis que sa main alla se perdre le long de sa cuisse. Peu à peu, le russe à la barbe impeccable s’éveilla, et il lui rendit son baiser en posant sa grosse main derrière sa tête, comme pour la retenir. Ce simple geste lui fit comprendre que cet homme puissant était sans le moindre doute un dominateur – c’était parfait, Skye était une spécialiste des jeux de soumission. Alors sa main vint se perdre contre le membre viril qui s’était dressé pour elle ; elle l’empoigna et il se laissa faire tandis qu’il fit glisser ses grosses mains sur le corps blanc de la jeune femme, caressant ses épaules, son dos, ses hanches, ses seins… Lorsqu’elle ondula son corps pour venir s’allonger sur lui, elle soupira d’aise – voilà ce qui lui avait tant manqué sans qu’elle ne s’en rende compte jusqu’à ce soir ; la sensation d’un corps contre le sien, l’échange bestial et sensuel de deux amants, des mains viriles empoignant la moindre parcelle de sa peau… Mais alors qu’elle écartait les cuisses à la recherche du sexe qu’elle devinait épais et imposant, à l’image de son propriétaire, celui-ci lui empoigna la taille et la bascula sur le dos ; afin de pimenter le jeu, elle fit semblant de résister, gémissant d’une fausse protestation. Mais il serra ses poignets, alors que son membre, dur et épais, vint se présenter à l’entrée de son antre du plaisir. Sans précautions, il la pénétra et elle poussa un cri aigu de plaisir fulgurant. Alors le russe commença à aller et venir entre ses hanches avec un rythme parfait, et très vite, les deux amants poussèrent des cris de plus en plus forts jusqu’à l’instant où, dans un jaillissement de plaisir, tous deux se perdirent dans un orgasme commun qui fit trembler les murs avant de se perdre dans les hauteurs, et de s’éteindre au fil d’un gémissement qui mourut peu à peu, ne laissant plus que deux corps exténués qui finirent par se perdre dans le sommeil…
***

Le lendemain, Skye et Dimitri se retrouvèrent autour du petit déjeuner pour parler du programme de la journée. Leur relation ne changea en rien, et l’épisode nocturne ne fut même pas évoqué. L’aventurière lui dit qu’à présent, elle devait aller rencontrer le 3e spécialiste, Maddox Gordon, espérant qu’il lui apporterait plus de réponses que ses deux prédécesseurs.

Comme de coutume, elle put récupérer toutes ses affaires, les 8 poignards-serpents y compris, puis elle quitta l’Hôtel de Ville sous le regard inerte des soldats. D’un pas alerte, elle lonvea les avenues vers le sud, jusqu’à arriver en vue de la mer, et de Battery Park. La Baie de l’Hudson s’étendait devant elle, bondée de carcasses de navires rouillés, à moitié immergés, à bord desquels Skye imagine mille dangers et mille mystères. Puis elle se rendit à l’immeuble où vivait le dernier « spécialiste ». Alors elle rencontra un homme noir de haute taille et plutôt bien habillé. Plutôt poli et propre sur lui, il vivait dans un appartement au dernier étage (sans ascenseur), dont les verrières et le balcon donnaient sur la mer. Cet individu était littéralement au-dessus de tout, aussi bien de la ville que de l’Apocalypse qui approchait. Lorsque Skye lui parla de ce qui l’amenait chez lui, il lui répondit qu’il verrait ce qu’il pourrait trouver, étant pour sa part un spécialiste… de la Bibliothèque de New York ! En effet, depuis que les réseaux avaient commencé à s’éteindre ici et là, et qu’internet n’était plus aussi accessible qu’autrefois, il s’était rabatu sur la fameuse Bibliothque qu’il fréquentait régulièrement dès lors qu’il avait une recherche à effectuer, et en général, il n’y avait pas un mystère qui lui résistait ! Comme Kelly et Arthur, il lui promit d’enquêter, sans garantie qu’il trouverait quoi que ce soit cependant…

Après être revenue à City Hall, elle s’enferma dans une salle isolée pour tenter de reconstituer l’épée, mais c’était un véritable cauchemar ; si l’emplacement du crâne était évident, il semblait en revanche beaucoup plus difficile d’imbriquer les 8 poignards. Elle s’y reprit à de nombreuses reprises sans pour autant réussir à en imbriquer un seul !
Après quelques heures de travail acharné, elle entendit la porte s’ouvrir derrière elle ; Dimitri entra, et observa avec fascination les pièces de métal.  Il vint aux nouvelles, mais voyant Skye très contrariée, il lui parla de son installation Home Cinema qu’il avait installée au sous-sol. Avec surprise, Skye y découvrit une véritable salle de projection comportant, outre un grand écran et une bonne installation sono, un grand nombre de lecteurs de DVDs, BluRays, cassettes, etc. alors même que les murs étaient littéralement recouverts d’une quantité innestimable de fims sur toutes sortes de supports ! Ayant grand besoin de légèreté, elle choisit un vieux film de 1958, L’attaque de la femme de 50 pieds, une œuvre kitsch de science-fiction au message féministe évident.

La nuit tombait, et lorsque Skye retourna auprès de Dimitri, rassérénée par cette petite pause, il lui dit que c’était le moment de partir. Un soldat vint la trouver et l’amena jusqu’à une grosse voiture, où il lui demanda de mettre une cagoule. Intriguée, elle obéit.
Après un petit quart d’heure de route, la voiture se gara quelque part, et le soldat vint prévenir Skye qu’elle pouvait retirer sa cagoule. La jeune aventurière découvrit alors qu’ils se trouvaient dans une ruelle entre des hangards de métal. L’ex-militaire ouvrit une porte à l’aide d’un code et permit à la jeune femme d’entrer. À l’intérieur, elle vit que tout avait été dévalisé depuis longtemps, mais au fond, un escalier de métal montait vers une pièce surélevée, où elle pouvait apercevoir une lumière bleue. Un écran d’ordinateur ? Elle comprit alors qu’elle allait rencontrer l’un des hackers qu’avait évoqué Tyler Kelly.

Elle entra alors dans une salle entièrement remplie d’ordinateurs, d’écrans de toutes sortes, aussi bien plats que cathodiques, et de nombreux appareils qui lui étaient parfaitement inconnus. Au milieu de tout cela, une silhouette fine, qui aurait aussi bien pu appartenir à un homme qu’à une femme, se présenta sous le nom de Jellybean, hacker de génie à qui rien ne résiste. Si une infrmation est disponible sur la Toile, quelle que soit sa profondeur, alors iel la trouvera. Avec réticences, Skye lui confia le « crucifix », que Jellybean passa sur une machine, avant de passer un certain temps à pianoter sur ses claviers. Après une recherche qui prit un certain temps, le hacker lui confirma ce qu’elle craignait depuis un moment : cette pièce n’avait jamais été photographiée et n’était jamais passé par aucun réseau. La Toile ne pourrait lui apporter aucune réponse.

Skye commença à désespérer.

Lorsqu’elle retourna auprès du soldat, celui-ci lui demanda si elle souhaitait rencontrer Gateway, l’autre informaticien évoqué par Tyler Kelly. Un peu désabusée et n’en attendant plus rien, elle accepta, et remit sa cagoule. Peu après, la voiture s’arrêta au pied d’un bâtiment situé juste à côté d’une ancienne caserne de pompiers. Le soldat lui demanda de monter sur le toît.

Là, Skye rencontra un jeune homme bien moins coincé que les militaires qui entouraient Dimitri. Celui-ci, la petite trentaine, avait de l’humour et semblait plutôt gentil. Pire encore, il ne comprenait pas tout le secret que Dimitri semblait exiger. Tout cela n’était que cimagrées inutiles d’après lui. Bref. Gateway et Skye observèrent les lumières de la nuit pendant quelques instants, avant qu’ils n’entament les choses sérieuses. Il la conduisit dans un appartement vide du dernier étage. Là, une petite installation informatique avait été installée, bien moins impressionnante que celle de Jellybean. Gateway lui demanda de raconter son histoire, et mena quelques recherches sur la toile. Mais sa méthode était bien différente de celle de Jellybean, car il fréquentait des cercles de théoriciens qui parlaient des Lunaires et des Solaires et de leur nature possible. Il parla de l’Épée Flamboyante qui aurait gardé de le jardin d’Eden aux origines, mais d’après lui, ça n’était pas une épée unique car de nombreux témoignages parlaient d’épées enflammée tenues par les Solaires. Par contre, une autre épée apparaissait dans des récits apocryphes, celle tenue par Lucifer lors de sa rébellion contre Dieu… et ces motifs démoniaques tendaient à renforcer cete théorie. Bien sûr, ça n’était que ça, une théorie, et honnêtement, il ne voyait pas comment confirmer quoi que ce soit. En outre, ça n’aidait pas à trouver la lame qui manquait encore.
Ensuite, plutôt que de continuer à chercher des réponses sur la Toile, il tenta de l’aider à trouver des indices au sein même du récit qu’elle lui faisait. La récurrence des cauchemars l’intrigua, signe du destin ? Skye comprenait à moitié que quelque chose la poussait à retourner au Met’. Mais c’était bien trop dangereux ! Alors Gateway proposa d’y aller ensemble, mais pas d’y entrer. Il préférait enquêter… de l’extérieur. L’idée de ne pas y aller seule aida la jeune femme à se décider.
Alors Gateway fit quelque chose d’étrange : il ouvrit la porte de l’appartement, et celle-ci déboucha… sur la 5e avenue, tout près de Central Park ! Comment avait-il fait ? Gateway possédait-il, comme elle, d’étranges pouvoirs ? Lorsqu’il dégaina une arbalète pour se préparer à de mauvaises rencontres, elle lui demanda son vrai nom :
- Je m’appelle Scott, répondit-il avec un clin d’œil complice.

Enfin, les deux explorateurs se dirigèrent vers le Musée. Pour l’heure, le bâtiment semblait endormi. Un instant, elle hésita à y entrer, prête à tout affronter, mais son attention fut attirée par un mouvement dans le ciel nocturne. Elle apperçut vaguement une silhouette ailée se poser sur le toît avant de disparaître derrière. Une seconde apparut à la suite de la première. Aussitôt, Skye, suivie par Scott, se précipita derrière l’édifice. Là, elle sembla revivre son cauchemar lorsqu’une femme au visage bestial apparut… mais pas pour l’attaquer ! Elle s’enfuyait devant un Solaire équipé d’une épée enflammée !
Aussitôt, Skye s’interposa en brandissant sa propre épée sacrée, mais le Solaire reçut son intervention par un sourire narquois. Après un échange de paroles menaçantes, tous deux brandires leurs épées ! Skye trancha le corps du céleste avec une telle sauvagerie qu’il fut très vite couvert de sang ! Mais la jeune femme, quant à elle, se retrouva à terre, presque incapable de se relever.
Scott tenta bien de décocher une flèche vers le Solaire, mais probablement suite à une usure mécanique, il vit littéralement son arbalète se désagréger entre ses mains, et tomber à ses pieds en petites pièces ! Alors il se préccipita vers Skye pour l’aider à se relever malgré ses blessures. Mais elle ne s’avoua pas vaincue. Le Solaire étant occupé à trucider la Lunaire, Skye en profita pour jeter une grenade dans les pris du vêtement de l’agresseur. Une seconde plus tard, celui-ci explosait et tombait, inerte.

En approchant de la Lunaire mortellement blessée et à moitié immergée dans les eaux du lac, Skye tenta de la sauver mais c’était trop tard. Celle-ci lui montra du doigt un colis qu’elle avait transporté avec elle : c’était la lame de l’épée !! Mais lorsqu’elle se retourna vers l’inconnue, celle-ci avait glissé dans des eaux plus profondes…
***

De retour à la caserne, qui était en vérité le lieu de vie d’un petit clan, Scott mena Skye jusqu’à la cuisine où ils prirent un repas pour se remettre de leurs émotions, à la lumière d’une petite bougie. Il devait bien être 3 ou 4 heures du matin, ils avaient acumulé une fatigue importante, sans compter la vilaine blessure dont avait écoppé la jeune femme. Il faudrait la faire examiner rapidement, mais pour l’heure, elle trouvait plus important de tenter d’assembler l’épée. Toutefois, malgré leurs efforts, ils ne parvinrent toujours pas à emboiter les différentes pièces.
Jusqu’au moment où une voix, chaude, profonde et grave, prononça ces mots dans l’obscurité du salon :
- Peut-être vous manque-t-il quelque chose…
Et un inconnu entra alors dans la petite lumière. Il était grand, portait une épaisse robe noirâtre, et ses cheveux étaient rassemblés en une longue queue de cheval. Sa forte présence les impressionna en même temps qu’elle les cloua sur place. D’un aspect presque humain, il ne cachait cependant pas sa nature de Lunaire avec ses oreilles pointues et les longues griffes noires qui prolongeait ses doigts. « Qui êtes-vous ? » s’exclama Skye. « Je me nomme Baal » répondit-il simplement.

Baal. Les deux jeunes pionniers se figèrent sur place. Ils n’avaient guère de connaissances en matière de religion ou de démonologie, mais ils savaient néanmoins que Baal était rien moins que l’un des plus puissants démons qui ait existé.

Lorsqu’il tendit la main vers l’épée désassemblée, Skye reprit le contrôle et s’interposa. Baal la félicita toutefois pour ses succès. Il lui raconta qu’il avait toujours été de son destin de rassembler les morceaux perdus de l’Épée Souvenaire, confirmant ensuite qu’il s’agissait bel et bien de l’arme que Lucifer avait brandi contre Dieu lors de sa rébellion. Mais il ajouta que l’avenir de la jeune femme prendrait désormais une autre direction. Car ça n’était pas à elle de la brandir. Skye chercha à en savoir plus. Et tandis qu’elle laissa Baal s’emparer des pièces de l’arme démoniaque, il lui raconta que c’est une jeune fille du nom de Luz qui était destinée à manier cette arme – elle avait été formée à cela toute sa vie, et le moment venu, il viendrait la lui donner afin qu’elle accomplisse son destin.

Car en effet, l’Apocalypse était toute proche, et seule cette fillette, hybride de Lunaire car fille de Lucifer lui-même, pourrait en déterminer l’issue.

Tout en rassemblant les pièces de l’arme, les fixant les unes aux autres avec des gestes précis, il récita une litaine en une langue inconnue, et les pièces s’imbriquèrent comme par magie. Très vite, l’épée Maléfic fut entière.

Alors Baal raconta encore une histoire effrayante. Il leur rappela les vagues de pestes néo-natales qui avaient ravagé le monde depuis 2020 – elles avaient été provoquées pour empêcher la naissance de Luz. Mais à présent que l’arme avait été retrouvée, il y avait encore un espoir.
Il apprit aussi à Skye qu’elle possédait une Épée Flamboyante, celle-là même avec laquelle elle avait abattu deux Solaires. Il lui expliqua même comment l’enflammer.

Puis alors qu’il désassembla l’Épée Souveraine pour ranger ses pièces dans un étui de bois, Skye lui demanda quand devrait avoir lieu l’Apocalypse. « Dans quelques années » répondit-il simplement.

Avant de partir, il dit à Skye qu’il avait une dette envers elle à présent, et que si elle avait besoin de lui, elle pourrait l’appeler.

Lorsque le démon les quitta, Skye et Scott, en état de choc, continuèrent leur repas nocturne dans le silence total, et ce jusqu’à ce que le soleil se lève, et que les autres membres de la colonnie ne les rejoignent, étonnés de voir un nouveau visage.

Dans les jours et semaines qui suivirent, Skye fut soignée. Dimitri et ses spécialistes furent mis au courant que l’affaire était terminée – bien que l’apparition de Baal fut passée sous silence – et chacun put ainsi prendre un repos bien mérité.

Quel que serait le destin de Skye, celui-là même qu’avait évoqué Baal, elle était bien décidée à prendre un long repos avait de s’y confronter…
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MessageSujet: Re: PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde   PLENILUNIO [Chroniques] Journal de la fin du monde EmptyVen 8 Mar 2024 - 11:29

La Colonie de la Caserne
Scénario écrit et maîtrisé par Chrysalid le 07-mar-24
Harper Skye Monk • janvier 2034


Cela faisait quelques semaines que Skye était arrivée à la caserne de TriBeCa, là où vivait le hacker Scott C. Sharp. Et pour tout dire, elle y était bien. L’endroit n’était fréquenté que par des gens fréquentables et capables de se rendre utiles à la communauté, comme Erin Ellison, 90 ans, la doyenne qui leur donnait une route à suivre, Patrick Brady, 50 ans, le passionné de cinéma, Doren Bunch, 40 ans, vouant une haine féroce envers les célestes, Amy Pearce, jeune asiatique de 25 ans capable d’avoir des ‘visions’, Stefan May, qui se distinguait surtout par une blessure à la jambe, Roddy Raymond, un type particulièrement impulsif, ainsi que Florine Benjamin, une petite française de 26 ans qui aimait se mettre en danger. Cela ne fut pas évident tout de suite, mais Skye remarqua qu’il y avait quelque chose entre Scott et Florine, bien qu’il ne fut pas évident de déterminer la nature exacte de leur relation. En vérité, Scott semblait avoir une attitude très séductrice envers toutes le femmes qu’il approchait.

La routine dans cette caserne était dure mais reposante au vu de la vie qu’elle avait vécu ces derniers mois. Chacun devait apporter sa pierre à l’édifice, participer aux récoltes, effectuer sa part de ménage, etc. Et Skye se prêta bien volontiers au jeu, en espérant que cette fois, il n’y aurait pas un drame qui viendrait tout détruire.

C’est au cours du mois de janvier de la nouvelle année qu’un évènement survint, qui sortit Skye de sa routine, lorsqu’une inconnue se présenta aux portes de la caserne. La nouvelle venue s’appelait Deanna Powel, et elle était enquêtrice. Loin de chercher un nouveau foyer, elle était en réalité en quête d’un individu. Son enquête étant particulièrement ardue à cette époque où tout le monde avait quitté internet, elle voyageait d’une colonie à une autre, interrogeant tout le monde au sujet de sa traque.
Durant ses premiers jours de présence, Skye ne put s’empêcher de se méfier. Certes, elle se méfiait naturellement de tout le monde, mais cette Deanna avait un je-ne-sais-quoi d’indéfinissable. Il était impossible de savoir ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait. Elle portait en permanence un masque d’indifférence, et ses traits ne se déformaient jamais en aucune manière. Elle n’exprimait jamais ni sourire, ni satisfaction, ni colère, ni gêne… Mais cela était peut-être dû à son métier, qui sait ?
Un beau jour, Erin et Deanna s’enfermèrent dans un bureau de l’étage pour discuter longuement, à la suite de quoi Skye fut convoquée. Elle retrouva les deux femmes assises l’une en face de l’autre dans le petit salon aménagé ; la doyenne lui exprima le besoin de faire appel à son expérience. En effet, l’enquêtrice Deanna était à la recherche d’un homme, un certain Finley Watts, dont on racontait qu’il était fou. Mais la raison pour laquelle Deanna était à sa recherche, c’est que d’après quelques-uns, il avait des informations au sujet des Célestes, informations qui méritaient peut-être qu’on s’y intéresse…
Or, si son enquête n’avait rien donné jusque là, les choses venaient de changer. En effet, Erin connaissait ce nom, bien qu’elle ne l’eut pas entendu depuis longtemps. Elle savait qu’il y avait un Finley Watts qui vivait dans le secteur, un fou en effet, caché dans le mémorial du World Trade Center. Elle demanda alors à Skye de partir à la recherche du personnage, pendant que Deanna demeurerait à la Caserne pour leur apporter des nouvelles du monde extérieur, des colonies qu’elle avait rencontrées, etc.

Skye accepta bien volontiers, mais avant de partir, elle alla parler à Scott qui, caché dans une salle vide du bâtiment voisin, pianotait sur son clavier d’ordinateur, à la lumière bleue de ses écrans. Elle lui exprima sa méfiance envers la fameuse Deanna et lui demanda de la garder à l’œil. Ils auraient aimé rester en contact, ne serait-ce qu’avec ces vieux talkie-walkie qui traînaient au fond d’une armoire, mais en l’absence de piles, il n’y avait rien à faire. Scott lui proposa de conserver le communicateur, elle trouverait bien des piles durant son périple.

Elle quitta alors la caserne en milieu de matinée, et se rendit vers le sud, de prime abord sur Varick Street puis sur West Brodway. Elle avait de la chance, le mémorial était à 1 km à peine de la colonie. Elle fit bien une mauvaise rencontre lorsqu’elle tomba sur une embuscade de jeunes délinquants, mais elle n’eut aucun mal à désarmer son chef à l’aide de son épée. Puis, plutôt que de l’achever pour le compte, elle lui donna quelques réserves de nourriture pour lui et sa bande, et il la quitta sans demander son reste.

Plus loin, elle atteignit enfin le site du World Trade Center. Mais l’endroit ressemblait à présent plus à une forêt qu’à autre chose. Le mémorial lui-même dépassait à peine de la cime des arbres. Elle y entra et commença à visiter les lieux. La première chose qui la choqua fut le mémorial en lui-même. Il y avait ici des images des buildings qui surplombaient la ville à l’origine, mais aussi des photos nombreuses de l’acte terroriste, du chantier, des victimes, il y avait des vestiges, des pans de murs entiers, un camion de pompier abîmé par un éboulement, etc. Cette visite tordit les entrailles de la jeune femme tant elle ressentit le poids de cet évènement au plus profond d’elle-même, quand bien même elle était née après le fameux 11 septembre 2001.

Mais soudain, elle fut tirée de ses rêveries par un petit bruit de pas précipités, suivi d’un rire d’enfant. Écarquillant les yeux avec effroi, elle se souvint d’avoir déjà entendu ça. Des petites créatures pâles à la silhouette d’enfant et aux crocs acérés, quelques 6 mois plus tôt dans... un cinéma ? Aussitôt, elle se cacha derrière un amoncellement de bancs et attendit. Mais très vite, elle aperçut l’une de ces petites silhouettes monstrueuses. Celle-ci, à contre-jour de vastes fenêtres, semblait la fixer avec intensité. Alors Skye quitta a cachette, épée en main, et s’apprêta à attaquer, lorsqu’elle repéra une autre silhouette pas loin de là. Et une troisième encore qui l’empêchait de quitter la pièce. Alors elle attaqua en criant ! Et les deux monstres les plus proches lui rendirent la pareille. À force de frapper, elle finit par en tuer un qui tomba sans vie à ses pieds, et dut affronter les deux autres. Peu à peu, ils la mordirent avec acharnement, remplissant son corps de poison. Mais elle fut en mesure de les tuer tous les trois avant de s’enfuit par les fenêtres et quitter la forêt pour trouver quelque repos et panser ses plaies. Le malaise finit par passer, et elle se releva. Là, elle fit le tour de la place et finit par apercevoir un vieil ermite hirsute qu’elle appela. Bien malgré lui, il accepta de la laisser approcher : c’était bien Finley Watts. Il savait qu’il était en danger et ne pouvait accepter de la suivre. Il était en danger parce qu’il savait ! Il avait vu l’endroit d’où venaient les Célestes, il avait vu l’Irkalla ! Skye le regarda en fronçant les sourcils : ce mot lui était parfaitement inconnu. Mais soudain, la conversation fut coupée par un coup de feu qui atteignit Finley à l’épaule ! En panique, Skye le tira plus profondément dans les bois, avant d’apercevoir une silhouette se glisser sous les frondaisons. Sans sommation, elle tira un coup de feu dans cette direction et entendit : « Wow ! Gaffe, c’est moi ! », et avec surprise, elle vit Scott débarquer dans sa direction. « Mais bon sang, t’as pas trouvé de piles ? Ça fait des heures que j’essaie de te contacter ! ». Non, elle n’y avait même plus pensé, en vérité. Scott lui raconta alors qu’il avait bien tenté de surveiller Deanna, mais celle-ci avait quitté la caserne immédiatement après Skye ! Alors il avait tenté de la prévenir par talkie-walkie, en vain ; ne lui restait plus qu’une solution, celle d’ouvrir une porte vers le mémorial pour la rejoindre aussitôt.

Mais à présent, la fameuse Deanna les poursuivait dans les bois pour tuer le vieil ermite ! « Je le savais, s’exclama Skye, je savais qu’elle n’était pas claire ! ». Scott et Skye tirèrent le vieillard derrière le bâtiment pour le mettre à l’abri. Scott tenta d’ouvrir un portail jusqu’à la Caserne, mais le stress de la situation l’empêcha de se concentrer assez. Et Deanna qui approchait ! Alors Finley leur proposa une solution, et il cria dans la forêt : aussitôt, une forme énorme se leva derrière les arbres, et s’approcha en arrachant les branchages sur son passage : un gigantesque singe au physique de mort-vivant apparut alors. Finley leur raconta que depuis son exil, il s’était fait un ami de cet animal mutant, qui l’avait protégé de toute agression jusque là. Finley espérait qu’il verrait la femme au fusil… mais tout ce que vit le singe, c’était son ami en sang entouré de deux inconnus particulièrement nerveux ! Aussitôt, il commença à crier dans leurs directions en frappant le sol de ses mains énormes ! Il pensait que Scott et Skye avaient attaqué Finley !! Alors, aussitôt, Skye dégaina un bâton lumineux de son sac et bondit hors de sa cache – la femme au fusil profita de l'aubaine pour lui tirer dessus, mais si la balle effleura l'épaule de la survivante, l'éclair de la détonation éclaira brièvement le visage de l'enquêtrice : Skye avait une cible à présent ! Elle lança le bâton lumineux vers elle. D'instinct, le singe géant suivit la lumière du regard et se précipita sur la femme. En proie à une colère noire, l'animal déchaîna sur elle toute sa colère, frappant de ses poings énormes encore et encore ! C'est alors que l'illusion tomba : Deanna Powel dégaina une épée enflammée et déploya de grandes ailes blanches pour mieux affronter son adversaire ! Une Solaire ?? Skye n'en crut pas ses yeux ! Aussitôt, pour aider le singe, elle tenta d'utiliser ses dons étranges pour aspirer la vie hors du corps de cette soi-disant "enquêtrice". Mais un Solaire n'est pas si aisé à abattre, aussi Skye, Scott et Finley quittèrent-ils les lieux sans perdre plus de temps. Ils remontèrent West Broadway et retrouvèrent la caserne au croisement de Varick et North Moore. Là, ils furent accueillis par leurs alliés qui leur prodiguèrent des soins sans tarder. En parallèle, ils racontèrent à Erin ce qui s'était passé, et quelle était la nature réelle de "Deanna Powel". Hélas, celle-ci cherchait Finley, et savait à présent ou le trouver. Le vieil ermite devait quitter la caserne et se cacher là où nul ne saurait où le trouver. Il n'y avait aucun débat à avoir à ce sujet, et tout le monde était d'accord, Finley le premier.

Il quitta la caserne, et se trouva une autre cachette, loin des regards, loin des Célestes.

Mais tandis qu'il s'éloignait, disparaissant au coin d'une ruelle, Skye ne pouvait oublier le mot qu'il avait prononcé avec tant de convictions : "Irkalla". Quel était ce nouveau mystère ?…
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