L'Antre de Chrysalid
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L'Antre de Chrysalid

Des Terres du Milieu à Golarion en passant par l'Ultime Frontière ou une Galaxie très lointaine, voici les chroniques d'une table de rôlistes dont les aventures ne s'arrêtent jamais...
 
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 [Chroniques] Aventures sur Titan

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Chrysalid
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MessageSujet: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 22 Fév 2015 - 12:45

Le Puits (21-fév-15)
Yama Yoyo, Séphorée et Aria

Quelque part dans une contrée quelconque au nord du continent d'Allansia, trois aventuriers se rencontrèrent un peu par hasard dans une auberge sans nom, dans un petit village tout aussi anonyme. La première était une jeune adulte du nom de Séphorée, elle se présenta comme étant 'dans les affaires' et avait été attirée ici par une rumeur faisant état d'un 'puits aux souhaits' dont le fond devrait regorger d'or. La seconde, qui était elle-même 'dans les affaires', s'appelait Aria, et avait été attirée ici par curiosité, en entendant la même rumeur. Quant au troisième, c'était une espèce d'énergumène aux yeux bridés et à l'accent asiatique, qui se présenta sous le nom de Yama Yoyo, samouraï en pèlerinage en terre occidentale. Or, en quête d'aventure et de découverte, la recherche de la vérité derrière la rumeur – plus que la soif de l'or – l'avait attiré ici pour en savoir un peu plus.

Après avoir pris leurs renseignements auprès de l'aubergiste, ils se mirent en route, restant ensemble plus par commodité que par affinités, avant d'arriver en vue du puits. Une corde était là, qui leur prouva que les lieux étaient assez fréquemment visités, et qui leur permit aussi de descendre – car en effet, aucun d'entre eux n'avait pensé à acheter une corde avant le départ.

Après une courte descente, ils arrivèrent sur un sol boueux et spongieux, mais nulle trace d'une quelconque nappe d'eau souterraine. Au lieu de cela, un couloir sombre qui les obligea à allumer une lanterne... et une porte au bout. Intrigués, ils la passèrent et se trouvèrent nez-à-nez avec quatre gobelins jouant aux dés sur une grande table de bois ! Aussitôt, tous dégainèrent leurs armes et engagèrent le combat. Fort heureusement, les petites créatures repoussantes ne leur opposèrent guère de résistance, ce qui leur permit de véritablement commencer l'exploration des lieux.

Cette salle disposait d'une porte au milieu de chaque mur, ils choisirent celle de droite, et tombèrent un peu plus loin sur une pièce au sol en damier, donc les cases blanches luisaient d'un éclat inquiétant. Ils traversèrent la salle en marchant sur les dalles noires et arrièrent dans une autre salle empreinte d'une forte odeur de pourriture, où gisaient des cadavres en décomposition et des bout d'os épars. Mais ils n'eurent pas le temps de réfléchir à leurs actions que déjà, trois des cadavres se redressaient en émettant d’écœurantes sonorités. Poussant des cris de frayeur, nos trois protagonistes refermèrent aussitôt la porte pour retourner dans la salle au damier. Là, ils optèrent pour une autre porte, qui les mena... dans une salle au coffre ! Mais hélas, tandis qu'Aria s'en approchait nonchalamment, une trappe s'ouvrit sous ses pieds ! Elle ne dut sa survie qu'à ses réflexes grâce auxquels elle se rattrapa au bord – Yama et Séphorée vinrent l'aider à remonter, et tous de s'intéresser au coffre. Mais hélas, la serrure était solide, de même que l’épaisseur de ses parois. Ils tentèrent ce qu'ils purent, mais rien n'y fit : le coffre restait inaccessible.

De dépit, ils sortirent par la porte de droite, et tombèrent sur un petit chantier où une pioche seule creusait mollement le couloir. Au sol, d'autres outils – cassés – reposaient, inertes. Toute tentative de communiquer avec la pioche se solda par le silence, et quand Yama s'empara de l'objet, il sentit qu'il ne voulait que retourner à son travail. Lorsque les héros le relâchèrent, l'outil retourna mollement à son travail.

Ayant exploré toute cette partie du donjon, les trois héros revinrent sur leurs pas – mais, arrivés à la salle au damier, ils constatèrent que les morts-vivants s'étaient approchés. Rassemblant leur courage, ils se résolurent à les affronter. A cette occasion, ils remarquèrent que la salle au damier n'était absolument pas piégée, ce qui fit beaucoup rire Yama, qui restait persuadé depuis le début que cette histoire de dalle piégée n'était qu'une idée en l'air.

De retour dans la pièce aux quatre gobelins morts, ils optèrent pour la porte du nord, mais l'apparition de trois énormes Araignées Géantes leur fit faire un demi-tour aussi rapide qu'instinctif, pour finalement choisir la porte ouest.

Mais là, ils arrivèrent à une salle circulaire dont l'absence quasi-totale de plancher les laissa dubitatifs. Certes, une petite passerelle en face de chacune des deux portes permettait de passer au prix d'un saut, mais en-dessous et au-dessus d'eux, le vide absolu.
Aria sauta sans peine. Séphorée sauta sans peine. Yama sauta, glissa. Et tomba. Mais alors que son aventure aurait pu s'achever ici, il se rendit compte en chutant... qu'il tombait devant ses deux compagnes d'aventure. Et il les voyait encore, et encore, et encore. Très vite, Séphorée et Aria comprirent qu'il était pris dans une boucle, un portail magique le renvoyant sans cesse au sommet de la pièce, le mettant par conséquent en état de chute libre permanent. Après s'être rapidement concertées, elles mirent un plan au point. Séphorée alla chercher quelques mètres de corde dans le puits et revint dans la pièce circulaire. Là, elle fixa solidement la corde à la poignée de sa porte, et lança la corde à Yama. Le samouraï l'attrapa avec brio et, s'y agrippant avec fermeté... continua à tomber en arrachant la porte dans sa chute !
Ce faisant, il n'avait pas lâché la corde, et sa chute ayant été temporairement freinée, les deux aventurières tentèrent d'attraper la corde dès son passage suivant – ce qu'Aria réussit, avant de se rattraper avec toute la force (ou la chance) dont elle était capable !
Les mains brûlées et les muscles endoloris par l'expérience, ils durent tous deux attendre que Séphorée fasse le tour (en passant rapidement par la salle aux araignée) afin de les rejoindre par le couloir nord, afin de les aider à remonter. Ceci fait, ils prirent quelques instants pour respirer. Mais il n'était nullement question de dormir, les lieux étant fréquenté par des choses peu fréquentables.

Enfin, ils reprirent leur route, découvrant plus loin un petit bureau avec un livre de magie et une coupe de vin éclairés par une bougie. Jetant le vin, ils récupérèrent le livre et la coupe, avant de prendre la porte nord.

Ils pénétrèrent alors dans une caverne malodorante habitée par un ogre agressif et répugnant, dont ils eurent bien du mal à se défaire. En effet, la puissance du monstre cumulée avec les blessures des héros rendirent ce combat plus violent que les précédents. Une fois le monstre vaincu, quelques Potions de Vigueur durent être vidées pour éviter un drame.

Enfin, fouillant le monstre, ils trouvèrent un trousseau de clés...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 8 Mar 2015 - 19:53

Le Puits, suite (07-mars-15)
Yama Yoyo et Séphorée

S'intéressant aux trois portes du mur nord, nos aventuriers découvrirent une salle de torture par-delà laquelle était enchaîné un prisonnier au teint blafard qui les accueillit en sifflant avec agressivité. Ils hésitèrent à le libérer tant il ne leur inspirait pas confiance. La porte du milieu donnait sur une geôle avec des rats pour seuls habitants, tandis que la porte de gauche, qui ne pouvait être ouverte que par l'une des clefs de l'ogre, libéra un prisonnier rachitique et complètement ravagé par la folie, qu'ils n'eurent d'autre choix que de tuer.
Finalement, ils revinrent vers le premier prisonnier rencontré, que Séphorée tenta d'amadouer en lui tendant une ration de victuailles. Mais l'être tenta de lui mordre la main avec violence. Et ce ne furent pas les tentatives de Yama de le mutiler qui le rendirent plus coopératif. Pour finir, ils le laissèrent à son sort, et rejoignirent les couloirs.
Un peu plus loin, ils accédèrent dans une caverne naturelle au milieu de laquelle coulait une rivière souterraine. Mais elle s'écoulait avec force et remous, et une traversée serait dangereuse. Aussi, n'ayant aucun moyen de la traverser, ils revinrent sur leurs pas, et finirent par arriver dans une... taverne ! En effet, une taverne dédiée aux monstres des souterrains se tenait là, au beau milieu des couloirs suintants, tenue par les nains Glantie et Pookie qui les accueillirent chaleureusement. Bien entendu, les aventuriers en profitèrent pour se restaurer, et Yama n'eut pas de meilleure idée que de s'essayer à la Bière d'Orque, qui lui monta très vite à la tête. Aussitôt, il empoigna son épée et se jeta sur Séphorée pour tenter de la massacrer ! L'aventurière n'eut d'autre choix que de se défendre. Heureusement, avec l'aide des nains, elle parvint à ligoter Yama avant de l'asperger d'eau pour lui faire reprendre ses esprits. Mais il lui fallut un bon moment pour revenir à lui, tout honteux de son attitude déplorable.
Dans l'intervalle, Glantie et Pookie leur avaient appris qu'un magicien vivait dans les cavernes au nord de leur position – juste après la rivière souterraine pour être exact. Hélas, malgré leur volonté de lui rendre une petite visite, la rivière souterraine ne leur permettait pas de passer – aucun d'entre eux ne savait nager...
Alors ils firent une croix sur cette partie, se décidant pour une toute autre direction : retourner par-delà la salle au damier pour ouvrir ce coffre qui leur avait résisté lors de leur premier passage. Après tout, ils avaient trouvé des clefs entre-temps.
Alors ils remercièrent les nains et retournèrent dans la salle aux araignées, un passage obligé, qu'ils traversèrent en courant sans s'arrêter, mais non sans lancer vers le plafond un torchon imbibé d'huile enflammée en espérant atteindre les toiles. Et peut-être les araignées géantes aussi. Enfin, ils reprirent les couloirs, retraversèrent la salle au sol en damier, et arrivèrent face au coffre. Mais Yama, oublieux du piège qui avait failli avoir raison d'Aria lors de leur premier passage, faillit tomber dedans à son tour !
Puis, grâce à la bonne clef, ils ouvrirent le coffre de bois et récoltèrent le fruit de leur aventure : il contenait l'or recherché, ainsi qu'un anneau magique que Séphorée s'appropria et un gant de cuir serti de gemmes que prit Yama.

De retour vers la salle aux araignées, ils constatèrent que les toiles avaient bien brûlées. Les araignées, quant à elles, étaient toutes trois descendues au sol pour éviter l'incendie. En outre, les corps desséchés d'anciens aventuriers pris dans les toiles étaient tombés au sol, qui auraient mérité une petite fouille. Utilisant leur dernière fiole d'huile, ils lancèrent un torchon brûlant dans la pièce, qui atteignit une araignée. Dans la panique qui s'ensuivit, les aventuriers traversèrent la salle pour retourner au Restaurant de Pookie. Hélas, malgré l'aide potentielle des deux nains, ils eurent beau se creuser pour traverser la rivière souterraine, ils ne trouvèrent pas de moyen de la traverser.

Alors ils estimèrent avoir atteint leur but premier – qui était de trouver l'or jeté dans le puits par les superstitieux – et revinrent en arrière. Dans la salle aux araignées, ils découvrirent le cadavre recroquevillé de l'un des trois monstres qui avait brûlé, tandis que les deux autres leur tombèrent dessus. Cette fois, ils n'eurent d'autre choix que de se défendre. Finalement, et bien que Yama eut du mal à venir à bout de son ennemi, principalement en raison de ses blessures dans le puits sans fond, les aventuriers se sortirent vainqueur de ce combat qui les effrayait tant au début. Ils trouvèrent quelques pièces d'or sur les cadavres ainsi que quelques armes, qui justifia leur combat.

Puis ils retournèrent dans le puits et remontèrent jusqu'à la surface, curieux de savoir vers quelles aventures leurs pas les mèneraient dans le futur...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyMer 18 Mar 2015 - 22:38

Le Repaire d'Agbar (15-mars-15)
Séphorée

Une semaine après avoir fouillé les profondeurs d'un puits, à proximité d'un village anonyme, Séphorée s'était séparée de ses compagnons d'aventures Yama et Aria. Son besoin d'indépendance l'obligerait sans doute fréquemment à s'éloigner de ses compagnons si d'aventure elle venait à ne plus supporter leur présence.
En se rendant dans un nouveau village, elle eut sans doute la langue trop bien pendue un soir de beuverie, car elle raconta à qui voulait l'entendre qu'elle avait démystifié le mystère du puits aux souhaits, et passé bon nombre de ses monstrueux habitants par le fil de son poignard. Le village ayant connu quelques récentes déconvenues, la présence d'une potentielle aventurière ne tarda pas à en faire le tour.
Aussi, le lendemain dès la première heure, un homme de haute stature et à la moustache fournie vint frapper à la porte de la chambre de Séphorée, à l'auberge du coin. Un peu plus tard, tout en errant dans les rues du village qui s'éveillait peu à peu, le bourgmestre – car c'était lui – raconta à Séphorée qu'un bandit du nom d'Agbar le Victorieux avait longtemps fait peser sur la région la menace de fréquentes attaques de caravanes de marchants ou de rackets de simples voyageurs. Ayant fait appel aux autorités de la cité de Salamonis, située à quelque distance de là, ils parvinrent à le repousser. Mais depuis, si les choses semblaient s'être calmées en apparence, elles n'avaient fait, en vérité, que changer d'aspect. En effet, depuis peu, une présence semblait tirer les ficelles dans l'ombre, désorganisant le village et s'attribuant diverses richesses par des détournements mineurs pas toujours évident à remarquer – en outre, les comportements suspects de certains de ses concitoyens, sans doute corrompus, lui avaient mis la puce à l'oreille : Agbar était toujours là, et il agissait désormais de façon moins directe.
Une petite enquête auprès de certains habitants plus ou moins concernés lui avait permis de localiser à peu près l'emplacement du repaire supposé d'Agbar, il ne restait qu'à y envoyer quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'était Séphorée.

Après avoir quelque peu marchandé la récompense, l'aventurière prit la route. Elle traversa les collines au nord du village avant d'arriver en vue d'une petite lande boisée – l'endroit où, justement, Agbar devait se cacher... L'aventurière entreprit alors ses recherches. Plusieurs heures durant, elle fouilla le moindre buisson, écarta toutes les branches et examina sous les plus grosses racines... et c'est là qu'elle découvrit l'entrée d'un tunnel, avec un escalier qui s'enfonçait dans les profondeurs. Alors, inspirant profondément, elle descendit jusqu'à une petite pièce... où elle tomba nez-à-nez avec trois LOUPS. S'enfuyant sous l'effet de la surprise, elle retourna dans la forêt, où elle se réfugia dans les hauteurs d'un arbre. Hélas, les loups la suivirent et aboyèrent en la fixant des yeux. Elle commença alors seulement à réfléchir, comprenant qu'il y avait plus simple pour vaincre ces trois prédateurs – elle sauta de l'arbre et courut jusqu'au tunnel, d'où elle eut tout loisir de les affronter l'un après l'autre.
Mais à peine eut-elle essuyé sa lame qu'un bruit de porte se fit entendre – elle s'éclipsa sans demander son reste, se cachant dans la forêt. De là, elle repéra deux GOBELINS émerger du tunnel et scruter alentours. Mais qui, se demandaient-ils, avait bien pu tuer leurs gardiens loups ? Mais ils ne poussèrent pas les recherches plus loin, et redescendirent s'occuper des loups. Enfin, Séphorée retourna dans le tunnel.
Sachant désormais qui l'attendait dans la pièce suivante, elle activa la clenche d'un coup sec tout en laissant la porte fermée. Intrigués, les deux gobelins présents vinrent l'ouvrir... mais ça ne fut que pour se faire tuer en quelques coups de lames bien placés. Alors elle entendit d'autres voix dans une salle voisine ! Blessée par ses premiers combats, elle retourna vers la forêt, où elle s'éloigna pour se trouver un lieu tranquille pour prendre un repos bien mérité. Mais la nuit ne fut pas aussi reposante qu'elle l'aurait souhaité : en effet, les gobelins d'Agbar faisaient une battue pour la trouver, et elle ne dut sa survie qu'à son habileté à grimper aux arbres et à y rester cachée. Les gobelins rentrèrent au repaire, bredouilles.

Le reste de la nuit lui apporta le repos dont elle avait besoin, et après un repas qui la requinqua, elle retourna dans l'antre. La première salle était vide car les loups, manifestement, n'avaient pas encore été remplacés. Aux voix, Séphorée comprit qu'il y avait deux gobelins dans la seconde salle – elle usa du même stratagème que la première fois... bien que le résultat ne fut pas le même. Cette fois, les gobelins, inquiets par les morts nombreux qu'il y avait eu la veille, vinrent quérir l'aide du cuisinier en titre : c'est l'OGRE Gugbrit qui vint ouvrir à Séphorée, qui écarquilla les yeux tant elle ne s'attendait pas à cela ! Le combat qui s'ensuivit sous les acclamations des deux gobelins fut violent mais rapide, l'ogre ne parvenant pas à atteindre sa proie tant elle bougeait vite. Et finalement, coup après coup, l'aventurière finit par abattre le monstre. Et sans répits, elle se jeta sur les deux gobelins, effrayés. Elle en tua un, et offrit une pièce d'or au second pour qu'il quitte les lieux et n'y revienne jamais. Tremblant de tous ses membres, il empocha la pièce et s'enfuit à toutes jambes.

Poursuivant son exploration vers le sud, elle découvrit une salle aux rayonnages de pierre recouverts de vastes toiles d'araignées – éprouvant un frisson de dégoût, elle referma la porte sans attendre de découvrir qui habitait là. Puis elle ouvrit une porte qui la mena à une salle remplie d'ossements, où 3 SQUELETTES attendaient patiemment, debout au centre de la pièce. À nouveau, elle referma la porte sans attendre de les affronter, mais en prenant la précaution de bloquer le passage avec un meuble afin que les créatures ne la suivent pas – elle comprit qu'elle avait eu raison lorsque des grattements résonnèrent juste derrière elle.

Se rendant dans les autres couloirs, elle évita de justesse un piège qui, hélas, réveilla quelques gobelins qui dormaient là. Sans attendre qu'ils lui tombent dessus, elle alla se cacher dans une autre salle plus éloignée. Mais c'est sur un RAT GÉANT qu'elle tomba !
Après s'être défendue bec et ongles, elle prit un instant pour reprendre son souffle, fatiguée de tomber de Charybde en Scylla. Enfin, elle s'intéressa à une porte qu'elle n'avait pas encore remarquée. L'ouvrant avec moult précautions, elle découvrit une grande salle habitée par un GARK. L'être massif lui tournait le dos et ne l'avait pas encore entendue. Alors, faisant preuve d'une discrétion à toute épreuve, elle s'approcha de lui... et lui enfonça son poignard entre les côtes ! Hurlant de douleur, la créature attrapa sa hache et se jeta sur elle avec toute la férocité dont il était capable. Hélas pour lui, probablement handicapé par sa blessure, il ne parvint jamais à toucher Séphorée qui évitait systématiquement ses attaques. Par contre, elle le frappait régulièrement, là, là et là encore, le couvrant de petites blessures qui l'affaiblirent peu à peu ! Finalement, le monstre tomba à ses pieds... juste au moment où un homme en armure, portant épée décorée et bouclier élimé, apparut dans le fond de la pièce, sans doute attiré par le bruit. AGBAR LE VICTORIEUX était là, accompagné par un loup qui grogna avec agressivité en apercevant l'aventurière. Lorsqu'elle posa les yeux sur ces deux nouveaux adversaire, blessée et épuisée, Séphorée comprit qu'elle avait peu de chances de s'en tirer. Sa première manœuvre fut de lui... proposer ses services ! En effet, la sécurité laissait à désirer. Son armée était totalement inorganisée et son garde du corps gisait au sol, mort. Ce dont avait besoin Agbar, c'était d'un professionnel – ou dans le cas présent, d'UNE professionnelle. Elle le baratina ainsi pendant un long moment, tandis que le guerrier la dévisageait sans trop savoir comment il devrait prendre cela. Mais finalement, il décida de ne pas la croire et se jeta sur elle en hurlant.
S'enfuyant par une porte latérale, Séphorée déboucha dans la chambre des gobelins, désormais déserte, d'où elle affronta le loup qui l'avait prise en chasse. Mais alors qu'elle le tua d'un coup de poignard dans la tête, elle prit ses jambes à sou coup tandis qu'Agbar s'approchait en la maudissant.

Alors, traversait les couloirs à toutes jambes jusqu'à la sortie, elle s'enfuit dans la forêt jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus, après avoir laissé le malfrat loin derrière elle...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 5 Avr 2015 - 20:34

Les Vieux, c'est Mystérieux (04-avr-15)
Séphorée, Caberlot, Yama, Ymix


Au cours d'un mois de clévrier pluvieux, après quelques jours à errer dans les terres sauvages, Séphorée se rendit à la ville de Calice, où elle s'arrêta dans l'Auberge du Cerf pour se mettre au sec – le temps était pluvieux et le sol n'était plus qu'une boue spongieuse dans laquelle pataugeaient les badauds.  Aussi trouva-t-elle l'endroit sympathique. Du moins jusque-là ce qu'elle fut abordée par un visage familier qui la héla bruyamment : Yama, le samouraï des terres lointaines, vint s'installer au comptoir à côté d'elle. Sans réserve et avec moult détails, il lui rappela les épreuves qu'ils avaient traversées ensemble au fond d'un puits. Évidemment, le personnage manquant singulièrement de réserve, leur conversation ne passa pas inaperçue, et ils furent vite abordés par deux étrangers qui eux-mêmes, s'étaient rendus dans cette région dans le but d'aller visiter ce fameux puits à la réputation surfaite. Et quelle ne fut pas leur déconvenue lorsqu'ils apprirent que ledit puits avait déjà été exploré et que ses trésors ne s'y trouvaient plus. Elle se présenta sous le nom de Mage Ymix, tandis que lui, Caberlot, ressemblait plus à un homme des bois recouvert de breloques et vêtu de plumes noires.
Tandis que leur conversation allait bon train, ils furent abordés par un petit homme, l'Vieux Kral, qui leur raconta que sa petite fille avait été enlevée par des hommes sauvages vivant dans des grottes à quelque distance de la ville. Ils l'écoutèrent d'une oreille, cherchant un intérêt à l'aventure qu'il leur proposait, jusqu'au moment où ils remarquèrent que sa barbe se détachait lentement, de même que sa moustache. Yama, qui jusque là végétait dans son coin, se jeta sur lui avec violence, lui agrippant le col et lui intimant l'ordre de leur avouer ce qu'il voulait vraiment. Terrifié par cette réaction disproportionnée, le jeune homme retira son déguisement et leur raconta une histoire relativement proche : il s'appelait en réalité Grandal, et sa compagne Émeline avait été enlevée par les hommes des cavernes vivant dans les falaises des Collines de la Pierre de Lune, et il lui fallait embaucher des aventuriers pour la récupérer. Ou au moins pour lui apporter la nouvelle de sa mort, le doute lui étant insupportable. Il n'était pas très fortuné, mais il possédait 3 objets magiques qu'il leur promit s'ils effectuaient ce petit voyage, quel qu'en soit le résultat.

Compréhensifs, ils acceptèrent la mission, et dès le lendemain, après quelques emplettes, ils prirent le chemin des Collines de la Pierre de Lune. Il leur fallut 3 heures pour atteindre lesdites falaises, qu'ils trouvèrent constellées de cavernes sur toute leur surface. Mais tandis qu'ils discutaient de la marche à suivre, un ours fit son apparition, poisson dans la gueule, qui les fit fuir, tous dans une direction différente. La Mage Ymix fut la seule à courir sur le chemin escarpé qui montait vers les cavernes. L'ours prenant la même direction qu'elle, elle s'en débarrassa par un sort de Glissade lancé sur l'ours, ce qui lui permit de monter jusqu'aux premières grottes sans être inquiétée. Une rapide exploration lui apprit que les lieux étaient fréquentés par des bêtes sauvages, des ours à n'en pas douter. Une fois l'animal parti, le groupe se concerta sur la méthode à suivre pour déterminer laquelle parmi toutes ces grottes était habitée par ces 'hommes des grottes'.
Mais alors qu'ils réfléchissaient, l'après-midi touchait à sa fin, et le soir s'installait doucement : et ils remarquèrent alors de la lumière s'échappant d'une grotte accessible par le chemin escarpé... Sans attendre, ils s'y rendirent, Yama en tête. Le samouraï s'engagea dans le couloir qui était éclairé par une petite torche. S'éclairant de sa propre lanterne, il s'engagea dans un couloir qui mena à une caverne habitée par deux sauvages. Mais à peine eut-il pénétré dans la pièce qu'ils se jetèrent sur lui avec une violence et une agressivité peu commune ! Ils le blessèrent gravement avant que ses compagnons d'aventure ne parviennent à lui venir en aide. Le combat fut rude et les coups pleuvaient – à noter que l'un des sauvages se battait avec une hache à deux mains, qui mit Yama à terre. Mais ses compagnons parvinrent à mettre un terme au combat, victorieux. Enfin, Caberlot s'empara de la Potion de Vigueur que Yama avait acheté le matin même à Calice, pour la lui vider dans le gosier. Aussitôt, le samouraï ouvrit les yeux, ayant récupéré toute sa santé !

Les aventuriers fouillèrent la caverne mais ne trouvèrent rien de spécial, hormis les armes et armures des sauvages, qui de surcroît portaient chacun un anneau.

Dans une seconde caverne, ils découvrirent une étrange machine qui dégageait une lumière inquiétante. Une étude de l'appareil leur apprit qu'il servait à siphonner l'énergie d'objets magiques (ils sacrifièrent un anneau trouvé sur un sauvage à cette fin), mais pour l'envoyer où ?

En outre, il n'y avait pas trace de la jeune fille à sauver. Se trouvait-elle dans une autre caverne ? Après avoir passé la nuit dans la salle de la machine, ils reprirent leurs recherches. Caberlot usa d'étranges pouvoirs pour se changer en corbeau, et s’envola pour aller jeter un œil dans toutes les autres cavernes des falaises. Mais à part des chauves-souris, des fientes d'oiseaux et des toiles d'araignées, il n'y avait là aucune trace de présence humanoïde. Ils commencèrent à soupçonner de s'être fait entuber, et sans attendre plus longtemps, reprirent la route de Calice, qu'ils atteignirent en milieu d'après-midi – mais aucune trace de Grandal à l'auberge du Cerf. Une longue errance dans les rues de la ville leur permit de tomber sur Grandal qui, à la façon d'un camelot, vendait des breloques à un public éberlué. Bien entendu, il n'avait aucunement l'air de pleurer sa belle disparue, allant même jusqu'à pâlir lorsqu'il aperçut les 4 aventuriers.
La foule dispersée, Séphorée le colla au mur pour lui promettre maintes souffrances s'il ne racontait pas la vérité, cette fois. Sous la menace, et sincèrement effrayé, il leur raconta alors qu'il s'appelait Ticrin, et qu'il avait une jeune sœur malade. Pour lui apporter des soins, il avait été obligé d'accepter un travail qui consistait à envoyer des aventuriers vers les Collines de la Pierre de Lune. Mais il ignorait ce qui s'y trouvait. Il ne savait pas qui était son employeur, un inconnu au visage masqué qu'il ignorait même comment contacter. Ils lui donnèrent trois jours pour retrouver cet inconnu, après quoi ils le retrouverait lui pour tenir leurs promesses de sévices. Puis ils le laissèrent partir.

Le lendemain, n'ayant que peu confiance, ils décidèrent de mener une enquête sur lui. Commençant par interroger les commerçants du quartiers, ils apprirent que le jeune Ticrin était un menteur, un tricheur et un opportuniste dont il fallait se méfier au plus haut point. Alors ils se mirent en quête de son adresse, et s'y rendirent dès lors qu'ils l'apprirent. Mais la fouille de sa maison ne leur apprit rien, si ce n'est qu'il passait tout son temps dehors – en plus du fait qu'il était passablement désordonné. Décidant alors de mettre à profit le talent de Caberlot pour communiquer avec les corbeaux, ils les envoyèrent dans la ville pour retrouver le malfrat, tandis que Yama se déguisa en mendiant avant de s'installer juste devant la maison afin de guetter son retour.

L'enquête des corbeaux s'avéra utile, car au bout de quelques heures d'attente à l'auberge du Cerf, l'un d'entre eux se présenta en tapant contre la vitre : il avait localisé Tircrin. Et contre quelques rations de nourriture, il mena Caberlot, Ymix et Séphorée à une petite boutique qu'ils atteignirent juste à temps pour voir le jeune menteur quitter les lieux à grandes enjambées, un lourd sac sur l'épaule. Manifestement il s’apprêtait à quitter la ville. Se jetant sur lui, les trois aventuriers le menacèrent de mort en lui ordonnant de les mener directement à son employeur, et ses supplications impliquant sa vieille mère les laissèrent de marbre. Il n'eut d'autre choix que de les mener dans une rue d'un quartier voisin, où ils furent accueillis par une veille femme qui semblait les attendre...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 9 Aoû 2015 - 12:03

Les Vieux, c'est Mystérieux, suite (09-août-15)
Séphorée, Caberlot, Yama, Ymix


La vieille femme aux cheveux blancs se présenta sous le nom d'Isabelle. Elle leur raconta que depuis longtemps déjà, elle avait monté un petit stratagème destiné à subtiliser aux aventuriers de passage leurs objets magiques, afin d'alimenter une machine dont la fonction était de maintenir fermé un cachot magique, dans lequel était enfermé un monstre innommable. Hélas, le fait que les aventuriers avaient capturé Ticrin et vaincu les deux guerriers de la caverne était une très mauvaise nouvelle pour la région, et peut-être même pour le monde : en effet, ce démon de l'ancien monde, par conséquent, allait se libérer dans les 2 jours. Aussi les prévint-elle de garder l'oeil ouvert et d'intervenir à la moindre alerte, car aussitôt libérée, cette créature s'en prendrait aux villes, et tuerait ses habitants sans en laisser un seul derrière lui.

Un peu inquiets, quoi qu'assez peu concernés, les aventuriers quittèrent Isabelle en se demandant pourquoi ils agiraient ? En effet, il n'y avait là qu'une mission sans aucune récompense, aucun intérêt réel à part celui de sauver la cité de Calice. Soit. Les délibérations furent longues, mais ils finirent par accepter l'idée d'affronter un démon. Mais avant tout, ils s'équipèrent en armes, armures et Potions de Vigueurs car il était évident que le combat serait violent.

Le lendemain, après une nuit à l'Auberge du Cerf, ils décidèrent de ne pas attendre les deux jours conseillés par Isabelle et d'aller la voir immédiatement. Ils lui exposèrent leur intention, et elle accepta de les accompagner sur le champ. Aussitôt qu'elle fut prête, le petit groupe prit la route. Comme elle marchait lentement, il leur fallut une bonne journée de marche pour atteindre les falaises des Collines de la Pierre de Lune. Hélas, à peine furent-il entrés dans la caverne de la machine, Isabelle s'excusa avant de leur lancer un sort – tous tombèrent, conscients mais complètement immobilisés. Ils la virent alors fouiller leurs affaires avec frénésie pour leur voler quelques objets magiques qu'elle plaça dans la machine avant de quitter les lieux d'un pas alerte. Après quelques minutes, les aventuriers retrouvèrent leur mobilité, et tous entreprirent de lui courir après tandis que Caberlot reprenait sa forme de corbeau pour voler derrière elle – il constata avec surprise qu'elle n'avait rien d'une vieille femme fatiguée, il avait même presque du mal à la suivre !

Épuisés par leur journée de marche, les aventuriers retraversèrent les collines dans l'autre sens en tentant tant bien que mal de suivre le rythme, mais il leur fallut toute la nuit pour atteindre Calice, où s'était rendue Isabelle avant eux. Ils traversèrent la ville au petit matin, pour constater que la rue où vivait Isabelle était saturée de monde. Il y avait là toute une foule de paysans et de villageois en colère, fourche en main, qui hurlaient à la sorcière : et au milieu d'eux, Isabelle qui semblait avoir rétrécit tandis que son visage affichait moins de ride que la veille au soir...

Après une rapide concertation, ils tentèrent de se faufiler dans la foule jusqu'à elle pour la soustraire à la vindicte populaire, mais seuls Yama et Ymix parvinrent à l'atteindre. Séphorée et Caberlot (redevenu humain) ne purent que rester à distance. Devant la colère des autochtones, Yama eut un réflexe : pousser Ymix et Isabelle dans la maison de cette dernière pour lui demander des explications. Mais il réalisa vite son erreur : les paysans commencèrent à leur lancer des pavés à travers les fenêtres ! Alors la Mage lança un sort de Ténèbres sur la fenêtre, qui se répandit dans la rue, effrayant les paysans qui se dispersèrent par le fait ! Profitant de la surprise, Yama, Ymix et Isabelle sortirent de la maison et s'enfuirent par la rue du Blard, une ruelle sale et malodorante, tandis que Caberlot tenta une diversion en criant : « Ils sont partis par là », indiquant évidemment une direction opposée. Et tandis que la moitié de la populace se laissa abuser par son stratagème, l'autre repéra les fuyards et se lança à leur poursuite en leur lançant des tomates et des œufs.

En haut de la rue du Blard, ils prirent à gauche sur la rue Tire-Cul qui les mena directement à la Porte Est de la ville, qu'ils franchirent en courant. Peu à peu, le nombre de leurs poursuivants s'amenuisait, et au final, les seuls à les rattraper furent Séphorée et Caberlot. Ils s'arrêtèrent tous dans une petite clairière afin de respirer. Là, ils constatèrent qu'Isabelle avait à présent l'apparence d'une magnifique jeune fille aux cheveux soyeux presque blancs et aux grandes ailes de libellule. En outre, elle ne mesurait plus qu'une quarantaine de centimètres.
Sous leurs menaces, et tandis que Séphorée la maintenait par les cheveux, elle leur avoua qu'elle était en réalité une FÉE DES CASCADES, une créature connue pour conférer chance et bonheur à quiconque l'enferme et la conserve. Évidemment, toute la population des fées des cascades avait fini par disparaître à force d'être chassées et enfermées. Isabelle pourrait très bien être la dernière de son espèce. Elle avait pris apparence humaine pendant un temps pour se mettre en sécurité, mais la supercherie ayant touché à sa fin, elle devait à présent disparaître dans une cascade lointaine inconnue des hommes. Il n'y avait pas de démon ni de femme enlevée, tout cela n'avait été que supercherie pour maintenir le mensonge en place.
Comme les aventuriers l'avaient protégée en dépit de ce qu'elle leur avait fait, elle leur avoua que Ticrin n'avait pas menti sur tout : les 3 objets magiques qu'il leur avait promis au tout début existaient bel et bien. Ils se trouvaient dans la caverne des barbares, enterrés sous l'une des paillasses.

Refroidis par les nombreux mensonges dont ils avaient été victimes, ils ne la crurent pas tout de suite, exigeant de retourner vers les cavernes pour trouver les fameux objets avant d'envisager la libération de la fée.

Mais cette fois-ci c'était vrai. Car après être retournés une énième fois dans la caverne, ils finirent par trouver un bâton de mage, un sac à contenance illimitée et un anneau de feu qu'ils se partagèrent avant de libérer Isabelle...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 15 Mai 2016 - 12:17

La Malédiction d'Idion (14-mai-15)
Séphorée, Caberlot


Dans les semaines qui suivirent leur périple dans les Collines de la Pierre de Lune, les aventuriers se séparèrent, vaquant chacun à leurs objectifs personnels. Le hasard voulut que Caberlot et Séphorée prirent la même direction, à savoir le sud de Calice. Quelques jours de marche les menèrent à l'est de la Forêt de Yore, jusqu'à la cité de Salamonis qu'ils atteignirent un Foudredi. C'était une grande ville nichée au cœur des Aiguilles Rocheuses et dans laquelle Séphorée espérait bien faire quelques affaires.
Cependant, tandis qu'ils s'étaient rendus dans une taverne pour acheter un petit tonneau de bière, le jeune prêtre du culte Corbeau remarqua une nuée d'oiseaux noirs survoler la ville. Intrigué, en interrogea un qui, sans doute affamé par son voyage, s'était posé à peu de distance de là. L'animal lui répondit dans son langage rocailleux que les oiseaux fuyaient un lieu maudit. Puis il repartit à tire d'ailes. Comme la nuée prenait la direction du nord-ouest, ils demandèrent à un autochtone ce qui se trouvait au sud-est de la ville. On leur parla du village de Crocheroc, essentiellement constitué de bergers et de moutons, un lieu calme et sans histoires.
Intrigué par ce qui pouvait bien effrayer des corbeaux, et convainquant Séphorée de l'or qu'elle pourrait espérer y gagner, Caberlot planifia leur voyage jusqu'à ce petit village de montagnes.

Le lendemain Lunedi, ils marchèrent quelques heures à travers collines et montagnes, avant de se faire attaquer par une petite troupe de GOBELINS piaillant dont la trop bonne facture des armes et armures surprirent les deux voyageurs. Ils se défirent néanmoins de leurs opposants sans difficulté, et purent reprendre leur route vers Crocheroc. Lorsqu'ils arrivèrent en vue des premiers pâturages, Caberlot décida d'en faire le tour pour surveiller le berger et repérer d'éventuels problèmes. Mais à part une mauvaise chute dans les ronces qui obligea Séphorée à se couvrir la bouche pour ne pas éclater de rire, Caberlot ne vit là rien d'anormal. Ils retournèrent sur la route et reprirent leur périple vers Crocheroc. Cependant, toujours méfiants, ils n'y pénétrèrent pas directement, préférant contourner une colline pour surveiller les fermes alentours avant toute chose. Mais à nouveau, rien d'anormal. Alors ils revinrent sur la voie principale et entrèrent dans le village d'un air détaché pour n'éveiller aucun soupçon. Mais les habitants ne les remarquèrent même pas. Ou à peine. Car tous allaient et venaient, effectuant leurs tâches de la journée d'un air absent et tendu. Comme s'ils étaient dans l'attente de quelque catastrophe.
Caberlot et Séphorée visitèrent un peu les lieux, lorsque dans le milieu de l'après-midi un hérault vint déclamer un message à la population : « Crocheroc est en danger! Notre village est sous la menace de monstres, détruisant tout sur leur passage depuis plusieurs semaines maintenant. De plus, beaucoup d'hommes ont déjà trouvé la mort en les affrontant, rejoignant leurs rangs. Si personne n'intervient, notre village n'existera plus dans peu de temps. Le seigneur recherche des aventuriers assez braves et forts pour combattre ces créatures et rechercher la cause de cette invasion meurtrière. Le Conseiller Tolbus tiendra une réunion publique à la nuit tombée sur la place du village. ». Aussi, le soir-même, après s'être restaurés à l'Auberge du Mouton à Cinq Pattes, ils se rendirent sur la place où une estrade avait été installée pour y accueillir le Seigneur Tolbus – mais la populace était peu nombreuse, car c'est à peine si une petite dizaine de villageois avaient fait acte de présence.

Cette rencontre fut décisive, car les deux aventuriers apprirent que le village était sous la menace d'une horde de zombies depuis 2 mois. Les monstres, à l'origine sortis du cimetière, attaquaient les maisons et leurs habitants toutes les nuits de pleine lune, la prochaine attaque devant avoir lieu le lendemain soir. Une courte négociation plus tard, les aventuriers acceptèrent une récompense de 40 pièces d'or chacun pour aller régler le problème – le responsable tout désigné étant Idion, un vieux magicien vivant à proximité de Crocheroc depuis toujours et seul pratiquant des arts magiques de la contrée.

La mission était acceptée, ils menèrent une rapide enquête au cimetière où ils eurent la confirmation que de la magie avait été employée ici pour réveiller certains corps. Mais la sélection semblait totalement aléatoire. Ensuite ils se rendirent à l'Auberge du Mouton à Cinq Pattes pour s'y reposer des kilomètres accumulés dans la journée. Mais ils trouvèrent les prix exorbitant, aussi partagèrent-ils une chambre...

Le jour suivant Flammedi, ils quittèrent Crocheroc et s'enfoncèrent dans les collines boisées entre les pics rocheux, espérant atteindre le Fort Englouti où vivait Idion après une petite heure de route. Mais leur périple leur réserva quelques surprises. En effet, dans un petit chemin de forêt, ils croisèrent la route de deux morts-vivants qu'ils vainquirent en unissant leurs forces. Plus loin c'est un cercle de cultistes adeptes de la mort qu'ils repérèrent en train de danser autour d'un énorme tas d'ossements. Enfin, ils tombèrent sur Arwed, un druide en colère qui avait perdu ses compagnons du cercle druidique dans une attaque de zombies. Il leur confia qu'il devrait peut-être quitter la contrée si elle était perdue.

Il fallut encore parcourir une bonne distance aux deux aventuriers pour arriver à la fameuse Colline Verte indiquée par Arwed, bien que l'entrée du Fort Englouti fut assez vite repérée.

Alors ils entrèrent et durent affronter gobelins et squelettes qui gardaient les lieux. Ils se servirent dans les coffres et investirent une cuisine où bouillonnait quelque chose d'inconnu, que Séphorée ne put s'empêcher de corser un peu en vidant la salière dedans – ce à quoi Caberlot ajouta aussi les corps de deux gobelins. Enfin ils arrivèrent dans une sorte de grand laboratoire où ils rencontrèrent le vieux Idion. Lorsqu'ils lui racontèrent ce qui s'était passé dans la région, il leur raconta, complètement dévasté, que tout était de la faute de Tolbus, ce fat qui ne croyait qu'en la supériorité de la noblesse et des statut sociaux. Or, Idion n'était lui-même qu'un petit magicien qui n'avait même jamais franchi les portes de la Guilde de Yore, contrairement à ses illustres ancêtres... Alors un jour il avait animé un cadavre pour se venger de Tolbus, mais quelque chose avait dû mal se passer, car ledit cadavre lui avait arraché sa baguette magique, et avait réveillé des morts du cimetière. Lui-même n'avait rien pu faire pour régler le problème. Cependant, il leur avoua que ce premier cadavre s'était retranché dans son petit Fort Englouti, et se cachait dans la pièce d'à-côté avec la baguette magique...

Sans hésiter un instant, les deux aventuriers s'y engouffrèrent et tombèrent nez-à-nez avec un Chevalier Noir mort-vivant. Le combat fut violent, et Caberlot subit de graves blessures, la dernière l'envoyant au tapis pour le compte. Puis Séphorée parvint à détruire le cadavre avant de se pencher sur le jeune prêtre du Corbeau... mais celui-ci paraissait au seuil de la mort... alors elle usa d'une faveur que lui avait donnée Isabelle la Fée des Cascades quelques semaines plus tôt, en demandant à la déesse Courga de sauver son compagnon d'aventure... et elle fut exaucée. Caberlot revint à lui, conscient qu'il aurait dû mourir suite à cette blessure.

Récupérant sa baguette, Idion mit fin à la malédiction qui pesait sur la région. Séphorée lui rappela qu'il avait causé la mort de nombreuses personnes, et qu'il devait rendre compte devant la justice, mais Idion refusa catégoriquement de les suivre au village, préférant se faire oublier aussi longtemps que possible. Puis Caberlot rappela qu'ils avaient été payés pour régler le problème des zombies, ce qu'ils avaient fait. Alors les deux Héros purent retourner au village, où le Conseiller Tolbus les gratifia d'une récompense inattendue de 100 pièces chacun !
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyMer 11 Oct 2017 - 16:19

Fléau Urbain (10-oct-17)
Séphorée et Mage Ymix

Tandis que le printemps touchait lentement à sa fin et que l'été approchait à grands pas, Séphorée de passage à Argenton croisa un peu par hasard la Mage Ymix avec qui elle avait bourlingué deux mois plus tôt dans une sombre affaire de fée et de faux vieux. Attablées à une auberge, tout en discutant de leurs affaires en cours, ou plutôt de leur absence d'affaires en cours, elles entendirent une conversation à la table voisine au sujet de tristes évènements se déroulant depuis peu au Port de Sable Noir : débordement des égouts, rues envahies de saleté, disparitions et meurtres inexpliqués (plus que d'habitude du moins)...
Ricanant et le sourcil levé, Séphorée se pencha vers leur table pour offrir aux trois vieux ses services désintéressés de mercenaire en quête de prime. Bien entendu, ils lui firent remarquer qu'ils se fichaient éperdument de ce qui pouvait se passer à Sable Noir, et que si elle cherchait une prime, il lui faudrait plus probablement se rendre sur place. L'un d'entre eux lâcha le nom de Mung, un vendeur de tourtes qui était en train de perdre son gagne-pain en raison des évènements.

Sitôt dit, sitôt fait, les deux aventurières se mirent en route vers l'ouest, atteignant les côtes de la Baie de l'Huitre – la cité leur apparut alors, dans toute sa laideur. Descendant à pied vers la Porte Principale, elles furent éconduites par un garde troll en armure qu'elles ne purent convaincre de passer qu'en le soudoyant grassement (5 pièces d'or chacune). Enfin entrées, elles se mirent en quête du fameux Mung, qu'elles trouvèrent dans le marché. C'était un semi-orque bedonnant qui tentait tant bien que mal de vendre ses dernières tourtes aux passants affamés. Lorsqu'elles lui proposèrent ses services, il leur offrit 25 pièces d'argent chacune, ce qui fit éclater de rire Séphorée, pour qui cela ne représentait pas assez pour prendre en charge une affaire, quelle fut-elle. La Mage, quant à elle, fut touchée par ce vendeur qui n'arrivait plus à joindre les deux bouts. Aussi lui rendit-elle son argent, lui promettant de mener l'enquête gratuitement – ce choix lui valut les moqueries de Séphorée.

L'affaire était simple, en apparence : Mung vendait des tourtes au rat. Les rats lui étaient fournis jusqu'à récemment par les ratiers de la ville. Hélas, il y avait eu quatre disparitions dans les rangs des ratiers depuis un mois,dont deux avaient été retrouvés morts égorgés entre temps. Aussi les attrapeurs de rats étaient-ils à présent effrayés à l'idée de redescendre dans les égouts. En outre, un autre évènement – apparemment sans rapport – s'était produit dans l'intervalle : la guilde des ramasseurs d'ordures ne ramassait plus les ordures, préférant les entasser dans les rues plutôt que de s'en charger comme de coutume. Depuis lors, les rues regorgeaient de déchets, au point qu'il en devenait difficile de circuler désormais...

Acceptant l'affaire, Séphorée et la Mage se rendirent à la Guilde des Ratiers... Là, elles purent rencontrer Weston, le directeur, qui leur raconta comment certains d'entre eux avaient été portés disparus depuis un mois – Emos, Algie, Xena et Dwalur ; Emos et Xena avaient été retrouvés dans l'intervalle, égorgés. Depuis, les ratiers étaient effrayés à l'idée de descendre dans les égouts, aussi ne travaillaient-ils plus. Bien entendu, si quelqu'un pouvait retrouver Algie et Dwalur, et mettre par la même occasion fin à ce trafic, quel qu'il fut, recevrait la reconnaissance éternelle des ratiers... Évidemment, Séphorée aborda la question de leurs émoluments. Mais à cet instant, un poignard traversa la fenêtre et frappa Weston dans le dos, juste en-dessous d'une omoplate. Bondissant, les deux aventuriers prévinrent les autres ratiers actuellement présents.
Après le choc, tous quittèrent le bureau du directeur et les deux aventuriers profitèrent de ce moment pour recueillir des informations. Mais ils furent interrompus par un bruit provenant du bureau du directeur : le corps venait tout juste d'être enlevé ! Se précipitant au dehors, Séphorée et la Mage Ymix furent aussitôt encerclés par un groupe d'hommes tout de noir vêtus, dont le chef s'avança pour leur demander de cesser leur enquête. Ce à quoi Séphorée leur demanda pour qui ils travaillaient. Surpris, le brigand insista sur le fait que leur présence était là un coup de semonce, et que la seconde fois ne serait pas aussi cordiale. Et aussitôt, tous disparurent...

Avant de se rendre à leur auberge, les deux aventurières firent quelques emplettes au marché, la Mage s'achetant un gros chien-loup qu'elle baptisa Chien. De même, elle demanda deux rats aux ratiers, qu'elle nomma Rata et Ratata.

Le lendemain, les deux aventurières envisagèrent d'aller fouiller les égouts – tout semblait venir de là. Elles y passèrent bien 4 heures à patauger dans la boue et les détritus, au cours desquelles elles durent faire face à la peur d'une nuée de rats, au réveil de quelques squelettes et à la colère de rats géants... avant d'enfin trouver la tanière d'une femme effrayante, Beila, qui sembla les prendre pour quelqu'un d'autre. Elle leur remit le corps de Weston qu'elle détenait dans une salle adjacente tout en précisant qu'elle l'avait mordu, puis elle les mit dehors.

L'ayant récupéré sans trop savoir comment ni pourquoi, Séphorée et la Mage Ymix retournèrent chez les ratiers. Mais en chemin, dans une ruelle, une embuscade leur tomba dessus : elles durent alors affronter 5 combattants tout de noir vêtus et un magicien caché dans l'ombre ! Au tout début du combat, le magicien ennemi fit apparaître des sables mouvants sous leurs pieds, tandis que la Mage généra un nuage d'obscurité autour d'elles qui fit fuir leurs ennemis pour le compte. Pendant ce temps, Chien aida Ymix à s'extraire des sables, puis la Mage aida Séphorée à son tour, et tous trois, le corps de Weston sur l'épaule, s’engouffrèrent dans une maison et en sortirent de l'autre côté...

Chez les ratiers, avec l'aide des quelques rares présents, ils tentèrent de prendre soin de lui. Alors il s'éveilla – sa blessure à l'épaule avait été manifestement bandée et soignée, mais une morsure non-humaine avait été faire sur son autre épaule. Allait-il se transformer en quelque chose de pas naturel ?

Il reprit conscience, et leur raconta que c'était Beila, leur dernière recrue, qui l'avait enlevé et séquestré dans son antre souterraine. Mais, à moitié folle, elle n'avait cessé de parler toute seule, dévoilant le complot dont elle faisait partie : en réalité, elle était la sœur de Vernon, un rat-garou nourrissant une haine pure envers la population de la surface. C'était lui qui avait enlevé les ratiers et payé les ramasseurs d'ordures afin de mettre la ville sens-dessus-dessous. En outre, il préparait une offensive contre la surface – en clair, tout le monde paierait le prix de sa folie furieuse. Cependant, il lâcha une information précieuse : Vernon se cachait sur une barge à ordures mouillant dans la jetée du Quai du Hareng.

Lorsque les deux aventurières y parvinrent, après avoir traversé toute la ville, elle repérèrent rapidement la barge et, après s'être concertées un peu, décidèrent de mettre fin à cette histoire rapidement – Ymix invoqua une puissante énergie sur la barge qui s'enflamma rapidement. Un scarabée charognard s'enfuit aussitôt, dévoilant le corps à demi-dévoré du nain disparu, Dwalur. Puis une nuée de rats quittèrent le navire alors que les flammes se répandaient peu à peu. Et enfin, un rat-garou émergea de la cabine pour se jeter sur les deux aventurières, toutes griffes dehors ! Il lui fallut une boule de feu et un éclair enflammé bien placés pour en venir à bout...

La mort de Vernon le rat-garou fou-furieux ne fut pas tout à fait la fin de cette histoire. Car des hurlements de peur et de douleur commencèrent à se faire entendre depuis la cabine : il y avait encore quelqu'un à l'intérieur ! Pendant un instant, Séphorée envisagea de laisser l'infortuné mourir de sa belle mort, mais finalement, grâce à un parchemin de protection contre le feu, elles se jetèrent toutes deux dans le brasier qu'était devenu la barge à ordures. Elle parvinrent ainsi à libérer Algie, le dernier des ratiers disparus.

Depuis lors, la situation était redevenue normale. Ratiers et ramasseurs d'ordures purent reprendre leur travail, de même que Mung, chez qui les deux aventurières auraient toujours tourte gratuite.

Mais l'on apprit aussi par la suite que Weston s'était changé en rat-garou, et que la garde l'avait enfermé pour le compte. De plus, qui était ces mystérieux combattants qui leur avaient tendu une embuscade à deux reprises, et quels étaient leurs intérêts dans cette histoire ?...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyLun 30 Avr 2018 - 14:45

Trouver l'harmonie (15-avr-18 / 22-avr-18 / 29-avr-18)
Séphorée

Le terredi 14 du mois de chauffambre, Séphorée errait dans la cité de Salamonis, en quête d'une mission ou d'une quête quelconque. Elle traversait le place du marché, toujours bondée en ce jour, lorsque soudain, elle sentit qu'on lui fourrait quelque chose dans une main. Le temps qu'elle s'extirpe d'une masse compacte de paysans, l'auteur de cet acte avait disparu. Intriguée, l'aventurière jeta un œil et vit qu'on lui avait donné un papier contenant un plan rudimentaire de Salamonis avec un lieu indiqué en rouge. En outre, le message « Nous attendons votre présence » était inscrit de la même couleur. Intriguée, et n'ayant de toute façon rien d'autre à faire de sa journée, elle se rendit au lieu-dit, et fut étonnée d'atterrir dans le quartier riche, plus précisément dans un grand manoir entouré d'un jardin conséquent et d'un mur de pierre. Or, le portail était gardé par deux hommes en robe verte, et une musique planante émanait du jardin. De plus en plus intriguée, Séphorée se présenta aux gardes avec le papier. Aussitôt, ils la laissèrent entrer. Elle eut tout loisir de découvrir un vaste jardin peuplé de nombreuses personnes en robes vertes, assises sous les arbres ou allongées dans l'herbe, en train de fumer quelques longues pipes aux odeurs étranges. Certains jouaient de la musique et d'autres chantaient. Mais où était-elle donc tombée ???

A l'intérieur du manoir, elle fut menée dans un vaste bureau, où une jeune femme – en robe verte elle aussi – l'accueillit à bras ouverts. Elle s'appelait Isiel, et prétendait l'avoir vue dans une prophétie. En effet, après avoir été tuée et ressuscitée quelques années plus tôt au cours d'une vie d'aventurière, elle avait gagné le don de prescience, don qu'elle avait exploité un temps pour gagner sa vie. Or, elle devait à présent quitter la ville avec ses disciples, ses « amis », pour fonder une communauté bien loin de là, hors des terres dites « civilisées ». Et elle payerait Séphorée 10 pièces d'or par jour pour les accompagner et les protéger durant le trajet.

10 pièces d'or par jour ? La mercenaire ne se fit pas prier, et le rendez-vous fut pris deux jours plus tard, marédi au matin. De fait, le lendemain souffledi, Séphorée profita de sa journée pour s'équiper. Elle acheta un chien de garde, Biff, qui l'accompagnerait dans le voyage.

Marédi arriva, et la mercenaire se présenta à l'entrée du manoir au petit matin, alors que les amis d'Isiel terminaient de charger les derniers chariots. En tout, une douzaine de chariots feraient un voyage jusque dans les Plaines de Bronze.

Les 5 premiers jours de trajets se déroulèrent bien. La traversée des Collines de la Pierre de Lune ne posa aucun problème, jusqu'à flammedi, au cours duquel ils furent attaqués par deux TROLLS SAUVAGES attirés par ces mystérieux chariots qui traversaient leur domaine. Mais Séphorée et son chien de garde en vinrent vite à bout.

***


Les jours qui suivirent furent calmes. Et hormis quelques caravanes roulant dans le sens inverse, et la présence d'un PROTÈLE GÉANT méfiant mais inoffensif, tout se passa bien. Jusqu'à foudredi, le second du voyage, au cours duquel un groupe de nombreux ORQUES leur tendirent une embuscade ! Attaques frontales et tirs de flèches, rien ne leur fut épargné. Bondissant sur ses pieds, Séphorée tua un premier orque tandis que son chien Biff se jetait sur un second. La mercenaire vint à bout de deux adversaires tandis que son chien fut jeté sur le bas côté, blessé. Elle tua l'archer qui la canardait à l'aide de son anneau de boule de feu, puis dut organiser une course poursuite pour rattraper un chariot emporté par un orque. Elle grimpa à l'arrière de celui-ci et remonta jusqu'à la place du conducteur, avant de poignarder l'orque sans hésitation.
Une fois l'embuscade terminée, Isiel et Séphorée constatèrent que les deux chariots de queue avaient été emportés, et leurs occupants blessés et jetés, eux aussi, dans le fossé. Hélas, la mercenaire était une fille des villes, et elle ignorait comment retrouver les chariots volés, aussi reprirent-ils leur route, heureux qu'il n'y ait pas eu plus de casse...

Ensuite, leur arrivée à Ouzbek fut des plus déplaisante. En effet, l'attaque des orques leur valut d'être traités comme des parias car, leur dit-on, ils portaient le « mauvais œil » sur eux. Séphorée ne sut garder son calme bien longtemps, et elle étala rapidement un paysan pour le compte ! Conséquence, le campement dut dormir hors des murs de la ville plutôt que de profiter du confort d'une bonne auberge...

Les deux jours qui suivirent leur permirent de quitter les Collines de la Pierre de Lune, avant de s'engager dans la Plaine de Bronze – dans l'absolu, ils étaient arrivés à destination, mais il restait à trouver le meilleur emplacement pour construire le campement.

Peu à peu, guidés par Séphorée qui étudiait le terrain, la procession d'Isiel s'enfonçait dans les plaines alors même que le soleil d'été frappait de plus en plus fort. Chauffambre fit bientôt place à ardembre avec de violents orages qui les ralentirent.

Et c'est là qu'ils rencontrèrent les Dalat. Alors qu'elle étudiait la région, perchée sur une colline, la mercenaire vit un groupe de cavaliers d'un clan autochtone galoper en contrebas. Mais ceux-ci l'aperçurent aussi, et ils vinrent à sa rencontre. Tout au long de l'échange, ils gardèrent la main sur la garde de leurs épées ou une flèche encochée. Séphorée n'était pas une négociatrice – quand elle désirait quelque chose ardemment, elle le négociait à la pointe de son poignard. Aussi la conversation (par interprète interposé) fut-elle laborieuse, mais Séphorée et Isiel parvinrent à faire comprendre aux cavaliers qu'ils n'étaient ici que pour chercher la tranquillité, et nullement pour chercher querelle à qui que ce soit. Les cavaliers fouillèrent longuement les chariots afin de s'assurer que les amis d'Isiel étaient bien ce qu'ils prétendaient être, puis ils les quittèrent sans rien ajouter. Consentiraient-ils à leur présence ou prépareraient-ils une quelconque offensive ? Isiel était plutôt optimiste...

***


Le lendemain de la rencontre avec les Dalat, la procession poursuivit son exploration, Séphorée en tête. Mais ils s'engagèrent dans une zone boisée qui était gardée par de féroces SANGLIERS au pelage noir. Bien entendu, la mercenaire dut jouer de son arme pour protéger les chariots, pris pour cible par les animaux. Elle en fit fuir un et en tua deux, qui servirent de repas le soir même autour du feu.

Ils poursuivirent leurs recherches plusieurs jours durant, et le terredi 5 ardembre en fin de journée, ils finirent par arriver dans une petite plaine sur les berges d'un grand lac, dont ils tombèrent littéralement amoureux ! Persuadés d'avoir trouvé le site qui accueillerait leur village, les amis d'Isiel commencèrent à décharger les affaires des chariots. Mais Séphorée le leur déconseilla, elle devait avant tout explorer les environs pour s'assurer qu'aucun danger ne les menaçait. Alors elle prit la route du sud, longeant les côtes du lac qui semblait sans fin, jusqu'à ce qu'elle découvre qu'en vérité, ce « lac » n'était qu'un bras de la Mer des Perles. Néanmoins, elle n'avait fait aucune rencontre en une demi-heure de marche, alors elle revint sur ses pas.

Le jour suivant, Séphorée partit explorer le nord en compagnie de son chien Biff, lorsqu'elle fut attaquée par un énorme TROLL DES COLLINES ! Une fois le monstre vaincu, elle entendu des hurlements résonner à peu de distance, et comprit qu'il y avait là toute une famille de ces monstres ! Elle revint au campement pour prévenir Isiel et ses amis, mais ils refusèrent de quitter les lieux : c'est là qu'ils installeraient leur campement, et rien ne les obligerait à partir. Isiel augmenta alors la récompense pour que la mercenaire s'occupe des trolls. Maugréant, Séphorée accepta le marché, et retourna dans les collines.

Une fois la caverne des monstres localisée, elle en attira un à l'extérieur en lançant des cailloux dans la grotte, puis elle le tua d'un coup d'épée dans le dos. Enfin, son arme dans une main et sa lanterne dans l'autre, elle s’introduisit dans les couloirs – l'endroit était ancien et semblait avoir été construit par les nains. Que penseraient ces derniers s'ils apprenaient que des trolls vivaient ici ?
Dans une salle infectée par une odeur atroce, elle trouva un monstre endormi, qu'elle égorgea sans hésitation. Et de trois ! Mais combien étaient-ils donc ici ? En entrant dans une autre salle, elle déclencha un piège de feu qui lui carbonisa les vêtements et la laissa blessée et affaiblie. Sans compter que des monstres s'approchaient, qui avaient entendu la déflagration. Alors elle profita de ce piège et le déclencha dès lors qu'un troll passa la tête par la porte. Puis elle profita de sa surprise pour l'achever – et de quatre ! Inquiet pour sa propre sécurité, un autre troll revint en arrière pour beugler dans le couloir, certainement pour appeler des renforts. Séphorée profita de ce court instant pour se faufiler derrière lui et prendre ses jambes à son cou ! Elle était blessée de toutes parts, brûlée et contusionnée, et ne pouvait décemment envisager d'affronter encore d'autres monstres.

Puis elle reprit la route du campement, avec en tête un terrible dilemme. Devait-elle revenir pour affronter les trolls restants ? Et d'abord, combien en restait-il ? Après tout, elle était seule. En outre, elle pourrait aussi prétendre les avoir tous tués... Finalement, après avoir longuement réfléchi à la question, elle finit par arriver à la conclusion qu'elle n'était pas assez payée pour ce travail.
Lorsqu'elle arriva au camp d'Isiel, blessée et titubante, elle fut aussitôt prise en charge et soignée. Elle prétendit avoir tué quatre trolls et n'en avoir vu aucun autre. Puis elle annonça son intention de les quitter dès lors qu'elle serait remise sur pieds. Ils firent les comptes, et Séphorée reçut sa récompense. Mais l'affaire n'était pas encore terminée, car le lendemain soir, une vague de peur et de panique se répandit dans le campement, manifestement provoquée par des CRÉATURES DE CAUCHEMAR, pareilles à de petites distorsions d'énergie qui parcouraient la population présente. A l'aide de sa fidèle épée, et aidée par une Isiel manifestement en transe, Séphorée en détruisit plusieurs avant que les choses ne se calment.

Enfin, Isiel lui raconta que d'après ses visions, quelque chose de sombre et maléfique vivait en ces collines, mais malgré cela, elle savait que son village, Harmonie, était voué à une existence longue et prospère, et cela, grâce à Séphorée qu'elle n'oublierait jamais.

C'est ainsi que, le jourhaut 8 ardembre 284, la mercenaire de SableNoir quitta le village naissant de Harmonie en quête de nouvelles aventures...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyLun 30 Avr 2018 - 17:18

Séphorée :
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyMar 29 Mai 2018 - 10:02

Séphorée à Sablenoir :

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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyJeu 7 Juin 2018 - 20:33

Allez hop, dernière version et on n'y touche plus :

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MessageSujet: [Chroniques] Aventures sur Titan II   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 31 Mar 2019 - 15:50

Le Tambour de Gondrim : la Citadelle du Chaos (30-mars-19)
Séphorée et la Mage Ymix

Le foudredi 10 de moissanbre 284, Séphorée avait fini par rejoindre la civilisation après son périple dans le Plat-Pays et son errance dans le Désert des Crânes. Elle était de retour à Salamonis, où elle avait fini par croiser la Mage Ymix, une magicienne errante avec qui elle avait déjà partagé deux aventures plus tôt dans l'année. Ce jour-là, elles sirotaient une bière, attablées à l'auberge de la Toison du Mouton-Ours pour se raconter leurs dernières péripéties, lorsqu'elles eurent l'impression d'être observées. Inquiètes, elles laissèrent quelques pièces sur la table puis quittèrent les lieux pour s'éloigner dans les rues, s'allant perdre dans des zones un peu moins peuplées de la ville. Là, elles purent prendre en embuscade celui qui les pistait... et tombèrent sur un CHERVAH ! La petite créature à la tête trop grosse et aux oreilles pointues leur expliqua qu'il était à la recherche d'aventuriers, de mercenaires, pour prendre part à une mission. Bien entendu, elles se montrèrent rapidement intéressées, bien que méfiantes. Le petit être les mena à la Grande Bibliothèque de Salamonis, où elles durent patienter une demi-heure avant de rencontrer leur commanditaire. Durant cette attente, la mage se documenta sur la ville de Salamonis tandis que Séphorée déroba sans sourciller un livre de chants religieux adressés à Hamaskis – qu'elle dut rendre évidemment lorsqu'elles rencontrèrent Aalia, prêtresse d'Hamaskis et gardienne de livres en tous genres. Celle-ci leur promit une récompense si elles parvenaient à mettre la main sur un livre rare et précieux, intitulé Musiques Ensorcelantes, qui se trouvait en ce moment-même dans la bibliothèque de la Tour Noire, la fameuse Citadelle du Chaos dirigée par le puissant Balthus le Terrible. Tout étant déjà organisé, elles n'avaient plus qu'à s'y rendre, à suivre les instructions de leur contact sur place, et à récupérer le livre. La mission semblait facile, aussi acceptèrent-elles sans hésitation.

Après quelques jours de marche dans un relief de plus en plus difficile à arpenter, elles arrivèrent à la Tour Noire, dans laquelle elles pénétrèrent par des passages dérobés que la prêtresse leur avait indiqués. Finalement, elles croisèrent la route de Gervil, un  ELFE NOIR qui s'avéra être leur contact. Dans un silence pesant, il les fit traverser un labyrinthe de couloirs et de salles obscures. Arrivé à un croisement, il fut décontenancé lorsqu'il entendit la présence de deux gardiens hommes-rhinos là où il voulait s'engager. Il envisagea alors un autre passage, mais il fut prit à parti par deux GARKS qui l'empêchèrent de passer – les deux êtres massifs faillirent repérer les aventurières dissimulées pas loin de là, mais Séphorée murmura à la magicienne de libérer l'un de ses rats – qu'elle avait toujours avec elle dans une petite cage – afin de détourner l'attention. Sitôt dit, sitôt fait, et le gark haussa les épaules en voyant le petit animal. Lorsque ceux-ci s'éloignèrent, après avoir récupéré le rat, elles rejoignirent Gervil et remarquèrent que celui-ci était contrarié. Un passage gardé par des hommes-rhinos, l'autre par des garks... il ne lui restait guère d'options pour faire entrer les aventurières. Finalement, il opta pour une grotte latérale qui les mena à une vaste caverne à moitié occupée par une rivière souterraine. Gervil eut l'air très inquiet en la traversant, mais ils atteignirent finalement le petit pont de pierre sans encombres. Hélas, un peu plus loin, en traversant un pont de bois qui enjambait un passage d'égouts, les deux femmes glissèrent et tombèrent dans le flux nauséabond. Vexées, elles remontèrent et rattrapèrent leur guide.

Finalement, tous trois arrivèrent à la cave à vins, le fief de l'elfe noir, dans laquelle ils discutèrent affaire. Comme il avait été convenu, elles lui donnèrent en paiement de ses services – avec beaucoup d'hésitations – les deux bouteilles de vin fournies par Aalia, un Château Salamon et un Lune-Petrus de 283. Gervil goutta et constata que leur commanditaire (il semblait ignorer à qui il avait affaire) ne s'était pas moqué de lui, aussi donna-t-il les instructions nécessaires à la récupération du précieux grimoire. De son côté, il s'arrangerait pour que le bibliothécaire soit absent le temps de la cambriole.

Puis ils se séparèrent, Séphorée et la Mage Ymix s'engageant dans le couloir nord et s'allant perdre dans les environs... avant de commencer à avoir quelques doutes. Le couloir de gauche ne menait pas du tout dans la salle du golem, ainsi que Gervil le leur avait indiqué... Une pièce avec des voix ? Une femme en train de laver son linge au bord de la rivière souterraine ? Très vite, Séphorée se demanda si l'elfe noir ne s'était pas trompé entre sa gauche et sa droite... alors elles prirent cela en compte et arrivèrent cette fois-ci dans la salle du golem qu'elles traversèrent en courant ! Le gardien n'avait pas eu le temps de bouger qu'elles avaient déjà quitté les lieux.

Des escaliers, et finalement une vaste salle de banquet – le Grand Hall. A nouveau, elles furent perturbées par les indications biaisées de Gervil. Non, ça c'est l'armurerie. Finalement elles trouvèrent enfin la bibliothèque, dont le responsable était bel et bien absent, comme promis. Mais comment retrouver le livre parmi les centaines qui s'étaient accumulées ici au fil des ans ? Séphorée ne savait pas lire, et la Mage ne maîtrisait pas la langue dans laquelle était écrit le manuel ! A force de chercher, elles finirent par mettre la main sur un superbe grimoire ancien dont la couverture était ornée d'un instrument à corde peint à l'encre dorée. Nul doute qu'il s'agissait de lui ! Aussitôt, elles s’engouffrèrent dans la porte du fond, pressée de quitter ces lieux où le danger suintait dans chaque couloir.

Mais la fuite ne fut pas de tout repos. Car après avoir soigneusement évité une salle d'où fusaient des rires nombreux, et avoir longé de malodorantes latrines, elles arrivèrent au passage gardé par les hommes-rhinos, que Gervil avait réussi à éviter à l'aller. Usant alors de leurs compétences particulières, la Mage Ymix parvint à plonger le premier dans un Sommeil magique, avant que Séphorée ne lui enfonce son poignard dans le gosier. Le second garde ne réagit qu'une fois trop tard. Il frappa celle-ci mais elle lui répondit en décochant une boule de feu de son anneau magique, qui enflamma le gardien. Il était toutefois trop puissant pour être si facilement abattu, et le combat dut être mené de bout en bout, jusqu'à ce que les deux femmes parviennent à le faire tomber, conjuguant les lames de Séphorée, les pouvoirs de la Mage Ymix et les flammes qui s'étaient propagées sur lui tandis qu'il se battait.

Puis, d'un pas nerveux, elles prirent la direction de la sortie en espérant l'atteindre sans plus d'anicroche, mais elles furent surprise alors par un CALACORM, un sorte d'homme-lézard à deux têtes, qu'elles durent affronter aussi. Mais avant qu'il ne fut vaincu, l'être bicéphale eut le temps de pousser un cri d'alerte qui se répercuta dans les environs. Et lorsqu'elles lui donnèrent le coup de grâce, ce ne fut que pour constater que les deux garks croisés un peu plus tôt dans ce secteur venaient de les prendre en chasse ! Elles s'enfuirent alors en courant jusqu'à la première salle où elles avaient rencontré Gervil, mais ne virent aucune porte de sortie nulle part ! Elles savaient où chercher néanmoins, et Séphorée parvint à dénicher un mécanisme caché qui déclencha l'ouverture d'un passage secret. Elles s'y engouffrèrent juste avant l'arrivée des garks sur qui elles refermèrent le mur...


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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 7 Avr 2019 - 11:55

Le Tambour de Gondrim : sur les routes d'Allansia (06-avr-19)
Séphorée et la Mage Ymix

Le lunedi 18 moissambre en journée, les deux voyageuses parvinrent à Salamonis, où elles allèrent déposer leurs affaires à la Toison du Mouton-Ours avant de se payer quelques heures dans l'établissement thermal des Eaux Dormantes afin de se relaxer après ce périple en terres sauvages et de soigner leurs blessures. Le soir même, après avoir récupéré Biff le chien de Séphorée qu'elle avait fait garder dans l'intervalle, elles retrouvèrent le Chervah à l'auberge, qui les conduisit à la bibliothèque où elles remirent enfin le précieux volume à Aalia qui, les yeux brillants de satisfaction, leur remit leur récompense dûment méritée.

Les jours qui suivirent furent consacrés au repos. Elles prirent littéralement un abonnement aux Eaux Dormantes où elles restèrent jusqu'au souffledi suivant, lorsque le Chervah se présenta un matin à l'auberge car elles étaient à nouveau convoquées à la Grande Bibliothèque. Là, la grande prêtresse d'Hamaskis leur raconta qu'elle souhaitait effectuer un voyage jusqu'à Fang – la ville tristement célèbre pour sa fameuse épreuve des champions – où elle y avait de la famille. Or, en choisissant son escorte, elle avait tout de suite pensé à Séphorée et Ymix, pour qui elle avait énormément de sympathie.
Au cours de cette entrevue, les deux aventurières réalisèrent deux choses : Aalia était bavarde à l'excès... et sa connaissance du monde n'avait littéralement aucune limite ! Quoi qu'il en soit, la récompense de 100 pièces d'or ne laissa aucune place aux tergiversations, et un départ fut décidé pour l'après-midi même.

Or, le début du voyage annonça la couleur très tôt : Aalia était BAVARDE ! Tout y passait : l'histoire de la Vallée des Saules, la géographie locale, les raisons pour lesquelles elle était devenue prêtresse, ses voyages dans le monde (en Allansia et dans l'Ancien Monde), etc, etc, etc. A elle seule, elle arrivait à faire oublier le vent qui, inlassablement soufflait sur la plaine du même nom.

La nuit du souffledi se déroula au relais de la Croisée des Chemins, où elles parvinrent à éviter un pugilat avec des gros bras accompagnant une caravane, en leur proposant une bière plutôt que d'en découdre lame au clair. La nuit du marédi eut lieu à l'auberge du Tonneau Plein, où elles furent toutes trois abordées par une sorte de bellâtre à la petite moustache arrogante, Stenthal Dorn, dont elles se demandèrent tout de suite s'il était plus attiré par Aalia elle-même ou par sa richesse évidente. Contre toute attente, il suivit Séphorée lorsque celle-ci se leva de table, et tous deux de quitter la grande salle pour prendre un peu l'air. L'aventurière ne fut évidemment pas surprise lorsqu'il pointa une dague vers elle dans le but de la voler. Le combat fut bref, mais elle le passa par le fil de son épée sans le moindre remord. La troisième nuit dans la Plaine du Vent, jourhaut soir, arriva dans une auberge qui n'avait pas de nom, bien qu'Aalia l'appelait Auberge de la Plaine. Mais rien ne se passa en ces lieux.

Foudredi, elles arrivèrent enfin à Calice, une cité dans laquelle la Mage Ymix et Séphorée avaient quelques souvenirs d'une mission survenue quelques 6 mois plus tôt, qui s'était terminée par une foule en colère. Aussi cachèrent-elles leur visage sous une capuche afin d'éviter d'attirer l'attention. Aalia les mena à la Pépite Pourpre, un établissement dont elle leur fit l'historique en une longue diatribe qui leur apprit surtout que l'endroit était peut-être maudit, du fait que chaque propriétaire semblait mourir prématurément. Au cours de cette soirée, elles rencontrèrent Hraki, un nain volubile qui avait presque autant de gouaille qu'Aalia elle-même !

Bien entendu, toutes deux furent soulagées de reprendre la route le lendemain lunedi. Un long périple autour de la Forêt des Ténèbres commença alors. Curieusement, la Mage Ymix savait que le fameux magicien Yaztromo vivait à quelque distance de là, mais étrangement, elle ne semblait pas motivée d'aller le rencontrer. Aalia, quant à elle, préférait éviter de faire un détour, ce genre de rencontre ne pouvait que les mettre fort en retard. La marche se poursuivit ainsi, longue et monotone, le long de la lisière de ces bois dangereux, ponctuée par les récits interminables de la Grande Prêtresse. Finalement, elles rencontrèrent un trio de CENTAURES qui avaient été chassés de leur repaire par une bande organisée d'elfes obscurs qui avaient tué une partie de leur tribue. Or, d'après les observations des centaures, ces elfes maléfiques opéraient des recherches et des fouilles méthodiques de toute la zone. Que cherchaient-ils ?

Malgré les avertissements des trois autochtones, Aalia et ses deux escortes poursuivirent leur chemin le long de la forêt. Or, elles finirent par être attaquées par trois ELFES OBSCURS qui tiraient pour tuer ! Ymix lança un sort de Ténèbres pour leur permettre de se cacher, mais les elfes les débusquèrent sans difficultés et elles durent se battre pour survivre. Séphorée et son chien menèrent le plus gros du combat, tandis que la Mage usa de sa magie pour endormir l'un des agresseurs qui fut poignardé pour le compte. Pour finir, elles furent surprise de retrouver Aalia cachée dans la forêt, là même où elle risquait le plus de croiser des ennemis ! Pour le compte, elles poursuivirent le trajet en s'éloignant de la lisière, durent-elles s'enfoncer pour cela dans les Collines de la Pierre de Lune.

Finalement, elles durent dormir à la belle étoile car la prochaine escale se trouvait encore à une journée de marche de là. Elles eurent de la chance car la nuit fut chaude et agréable.

C'est au soir du flammedi qu'elles arrivèrent toutes trois à Castelvieil, un petit village tranquille, étrangement tranquille du fait de sa proximité avec la Forêt des Ténèbres et la Montagne de Feu. Elles dormirent plutôt bien, sauf Séphorée qui avait de plus en plus de doutes sur Aalia. Bavarde à l'excès, elle passait son temps à noyer son entourage sous des quantités d'informations – certes fascinantes – mais tellement interminables que l'aventurière se demanda si cela ne cachait pas quelque chose... En outre, c'était quoi, ce bruit d'oiseau à cette heure de la nuit ?

Le lendemain terredi matin, c'était jour de marché à Castelvieil. Elles retrouvèrent Aalia en grande conversation avec Habul, un nain qui vendait des bijoux de sa composition. Il fallut rappeler à la Grande Prêtresse qu'elles devaient encore traverser la Rivière Rouge et longer la forêt quelques heures durant si elles voulaient arriver à Pont-de-Pierre avant la nuit...


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MessageSujet: [Chroniques] les ruines d'un autre âge   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 14 Avr 2019 - 15:25

Les ruines d'un autre âge (13-avril-19)
Séphorée et Saphyra

Séphorée et son chien Biff avaient quitté la caravane d'Isiel depuis plusieurs semaines. Désireuse de retrouver un paysage familier, l'aventurière avait tenté d'emprunter un raccourcis pour arriver plus vite, mais de malchance en mauvaise fortune et de choix hasardeux en erreurs d'orientations, elle avait fini par se retrouver perdue en plein Désert des Crânes, alors même que le lourd soleil de Mirambre brillait de toute sa puissance. Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis le camp d'Isiel, et Séphorée dut se rendre à l'évidence : elle était perdue ! Le seul moyen pour elle d'espérer retrouver la civilisation était de suivre le nord – puisse-t-elle y parvenir rapidement, car sa gourde était vide...
Or, au lendemain d'une violente tempête de sable qui avait profondément modifié le paysage, l'aventurière découvrit à sa grande surprise les ruines d'un vieil édifice enfoui que les vents avaient mis au jour. Mais la première chose qu'elle remarqua fut l'épaisse végétation qui s'étendait autour des ruines. Ce mystère la laissa particulièrement perplexe, mais elle ne perdit pas de temps à analyser le phénomène et descendit aussitôt de la dune pour aller mâchonner quelques brindilles gorgée d'une eau qui n'avait à priori rien à faire là. De plus, l'air ici était plus frais qu'alentours... Tout cela était fort curieux... Au bout d'un certain temps à mâchouiller des herbes, elle réalisa qu'elle n'était pas seule. En effet, à quelque distance de là, une autre silhouette était penchée dans les herbes à s'en repaître, une silhouette féline toute noire aux yeux jaunes et à la queue ondulante : c'était une jeune femme-chat qui, pour on ne sait trop quelle raison, s'était elle-même venue perdre dans les dunes du Désert des Crânes. Elle échangèrent quelques mots – la femme-chat parlait un langage commun assez correct – pour comprendre qu'aucune ne représentait une menace pour l'autre, puis elles entamèrent de jeter un œil à l'intérieur. Un rapide coup d'oeil dans certaines pièces leur permit de comprendre que tout ici était désert. Le sable s'écoulait encore par les fenêtres et le soleil levant inondait le grand hall d'une lumière rougeâtre, qui se réfractait dans toutes les salles alentours.
La présence de vieilles caisses séchées leur donnèrent un indice sur l'utilisation originelle de cet endroit : des copeaux de bois et des poudres colorées ? La femme-chat, qui semblait assez érudite, comprit que l'endroit avait sans doute dû servir jadis à effectuer les rituels funéraires. Cette idée fut confortée lorsqu'elle arrivèrent dans la dernière salle du grand hall, qui comportait principalement 4 tables de 2 mètres de longueur, une dimension idéale pour y déposer des corps... Or, une vasque remplie d'eau jusqu'à ras bord attira leur attention contre le mur nord : de l'eau ? Aussitôt, toutes deux de s'y précipiter, mais là où la femme-chat voulut y plonger la tête, Séphorée s'en méfia d'instinct. D'un geste brusque, elle attrapa sa nouvelle amie par le col pour l'attirer en arrière en la prévenant d'être prudente : et elle eut certainement raison, car la surface de l'eau, à son approche, fut prise d'un frisson qui n'avait rien de naturel...
Déçues et prudentes, elles quittèrent les lieux... pour rencontrer un nouvel arrivant : l'homme au fort accent se présenta sous le nom de Thrassos Haruk. Les deux aventurières se présentèrent d'une seule voix :
- Séphorée
- Saphyra
Elles réalisèrent alors seulement que depuis qu'elles s'étaient rencontrées, elles ne s'étaient pas encore véritablement présentées. Et les similitudes sonores de leurs noms les surprit tout particulièrement. Mais elles finirent par revenir à leur situation, et armes en mains, posèrent quelques questions à Thrassos. Celui-ci leur expliqua à demi-mot qu'il « cherchait l'eau pour la libérer ». Manifestement il ne représentait pas une menace non plus. Séphorée s'en désintéressa : qu'il fasse ce qu'il voulait, elle désirait seulement trouver la route de sa contrée. Saphyra, quant à elle, le surveilla à quelque distance, tandis qu'il lui faisait la conversation à mots mal maîtrisés. En étudiant la vasque, il en effleura la surface et tapa dessus à divers endroits. Les chocs se répercutaient dans les murs et agaçaient l'aventurière de Sable Noir qui s'éloignait jusque dans l'entrée des ruines.
Au cours de leurs rares échanges, Saphyra apprit que Thrassos avait utilisé un JARBO, un rongeur qui avait la capacité de sentir l'eau, pour localiser ce site funéraire. Or, il savait qu'une entité d'eau y était emprisonnée depuis toujours, et que si lui ne venait pas la libérer, nul ne s'en chargerait jamais. Hélas, en traversant cette région du désert, il avait été repéré par une bande de pillards qui l'avaient pris en chasse... En entendant cela, la jeune Saphyra se tourna vers Séphorée, mais celle-ci était en train de descendre les marches : elle venait de repérer une bande à l'extérieur du site qui encerclaient les lieux...
Alors, une voix s'éleva à l'extérieur, d'un homme qui se présenta sous le nom de Banneker et qui, au nom du roi, revendiquait la propriété des lieux. Mais quel roi ? se demanda Séphorée. Il exigeait qu'elles lui remettent leurs armes et nul mal ne leur serait fait. Bien entendu, elles l'ignorèrent et se préparèrent à l'accueillir dans le grand hall. Peu après, Banneker chevauchant un lézard géant, accompagné de deux sbires, pénétrèrent dans les ruines. Et tandis que les deux séides se jetèrent sur les deux femmes avec leurs armes recourbées, le chef descendit de sa monture pour incanter une étrange formule magique. Avec surprise, elles le virent grandir jusqu'à doubler de taille ! Mais Saphyra usa de sa propre magie pour noyer le site sous un Brouillard épais tel que l'on n'y voyait pas à 1 mètre ! Séphorée vainquit les deux hommes de main et alors que le chien et la femme-chat affrontaient le lézard, la femme de Sable Noir commença à esquiver les coups du géant. Il était plus puissant certes, mais pas plus rapide ni plus résistant d'ailleurs. En quelques coups de lames bien placées, elle parvint à le terrasser, mais non sans déplorer elle même quelques vilaines blessures. Saphyra, blessée, dut quitter le combat tandis que Séphorée pourfendait le lézard à son tour. Cette dernière lui donna sa Potion de Vigueur pour la remettre d'aplomb. Hélas, son chien avait été battu par le reptile. Il était encore vivant, mais désormais incapable de se battre.
Au-dehors, les hommes de Banneker commençaient à s'inquiéter de l'absence de leur chef et commençaient à descendre dans le hall. Cachées par le brouillard, elles se rendirent dans la salle du fond où Thrassos continuait de taper contre la vasque. Content de les voir arriver, il les mit à contribution pour que tous trois tapent en même temps à des endroits stratégiques – ce qu'ils firent, et parvinrent à casser la pierre ! Désormais libéré, l'élémentaire d'eau explosa littéralement en inondant les lieux de son précieux liquide ! Prévenues de son agressivité, les deux femmes parvinrent à quitter les lieux sans trop être molestées par la créature en colère, tandis que les pillards se faisaient proprement massacrer l'un après l'autre ! Puis l'entité disparut en un nuage de vapeur d'eau tandis qu'elle retourna vers son plan d'origine.
Fier de sa réussite, Thrassos remercia ses deux nouvelles amies puis, le jarbo sur son épaule, reprit sa route à travers les dunes. Les deux femmes envisagèrent de remplir leurs gourdes avec les flaques d'eau qui subsistaient ici et là, mais l'apparition d'une araignée géante trempée, titubante et couverte de sable mouillé à l'entrée du site les fit fuir en poussant des hurlements stridents...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 21 Avr 2019 - 15:02

Le Tambour de Gondrim : Pont-de-Pierre (20-avr-19)
Séphorée et la Mage Ymix

Le terredi 27 moissambre en milieu d'après-midi, après avoir marché des heures durant dans les collines au nord de la Forêt des Ténèbres, les trois voyageuses et leurs deux chiens parvinrent à la ville des nains, Pont-de-Pierre. Là, Séphorée et la Mage Ymix eurent la surprise de constater qu'Aalia s'extasiait sur tout ce qu'elle voyait. L'architecture, les œuvres, la mode locale, etc. tout semblait provoquer chez elle une fascination sans bornes. Les aventurières, déjà blasées par leur employeuse dont elles supportaient l'excentricité depuis près d'une semaine, ne purent espérer qu'une chose : que la fin du voyage arrive rapidement ! Hélas, l'extase d'Aalia sur la ville naine eut un effet inattendu : elle souhaitait rester sur place 2 jours pour visiter tout ce qu'elle pouvait, avant de reprendre leur route vers Fang. De fait, elle donna congé à ses deux gardiennes et s'en alla dans les rues de la ville, seule.
Intriguées par ce comportement qu'elles trouvaient de plus en plus étrange, Séphorée et son amie mage décidèrent de la suivre discrètement, n'ayant – de toutes façon – rien d'autre à faire à Pont-de-Pierre. Bien sûr, peu habituée à ces pratiques, Ymix se fit repérer assez rapidement, mais Aalia se contenta de la saluer de loin avant de poursuivre sa route. Finalement, la prêtresse d'Hamaskis se rendit dans une petite école de musique où elle rencontra Dame Lalam, à la fois directrice de l'institut, professeur de musique et conservatrice du petit musée que contenait l'étage. Enfin, lorsque toutes deux se rendirent à l'étage, la Mage entra dans le bâtiment pour les suivre discrètement. Hélas, elle n'avait décidément aucune discrétion car elle se fit repérer rapidement et inviter par Dame Lalam à visiter le petit musée poussiéreux de l'étage. Curieusement, Aalia parut plus excédée qu'autre chose lorsqu'elle la vit débarquer. Par contre, Séphorée n'avait, quant à elle, aucun intérêt à tout cela, et se contenta d'aller promener les chiens dans les rues de la ville en attendant.
Dans le musée, Dame Lalam fit faire le tour des œuvres aux deux visiteuses et leur raconta mille anecdotes sur les instruments qui étaient exposés là. A l'issue, la grande prêtresse d'Hamaskis s'étonna de n'y avoir vu aucun instrument à rythme, tel que des cymbales ou des tambours. La directrice lui répondit qu'à ses yeux, de tels instruments n'avaient rien d'artistiques et qu'il ne méritaient pas de figurer en pareil lieu. Mais que n'avait-elle pas dit là ! Offusquée par une telle réponse, Aalia se lança dans une interminable diatribe sur l'importance de la rythmique dans l'histoire d'Allansia tant sur un plan culturel que cultuel ; son débit et ses arguments eurent rapidement raison de la volonté de Dame Lalam qui lui avoua qu'elle possédait bien quelques instruments de ce genre, et qu'elle acceptait de les leur présenter si elles consentaient à revenir  dès le lendemain matin. Ainsi fut-il décidé ; la Mage et la grande prêtresse quittèrent les lieux et toutes de retourner vers le centre-ville pour s'installer dans une auberge. Mais étrangement, Aalia sembla avoir perdu de sa verve, préférant se plonger dans une profonde réflexion – à moins que ça ne soit une dépression – plutôt que d’inonder ses compagnes de mille anecdotes géographiques et historiques sur Pont-de-Pierre.
Au soir de ce premier jour, Séphorée laissa ses deux amies en tête-à-tête à leur auberge pour s'aller promener dans les bas-fonds de la ville, espérant y nouer des contacts avec la pègre locale, dont elle connaissait certains codes de reconnaissance. Grâce à ses connaissances, elle parvint à rencontrer un individu plutôt louche à qui elle demanda s'il y avait des contrats en ce moments – il lui répondit par l'affirmative en lui donnant une adresse et un nom ; apparemment, ce nain avait manqué de respect aux mauvaises personnes et avait désormais une prime de 200 pièces d'or sur la tête.  Sans le moindre scrupule, Séphorée se rendit à ladite adresse, s'y introduisit par effraction et parvint à se glisser jusque dans le dos de son occupant, le nain Silath. Hélas, son attaque par surprise ne fut pas suffisante pour le terrasser, et son attaque éclair se changea en véritable combat. Mais, handicapé par sa blessure, Silath finit par mordre la poussière. La mercenaire lui coupa un doigt orné d'une chevalière qu'elle ramena comme preuve à son employeur. Puis, les 200 pièces dans la poche, s'en retourna à son auberge comme si de rien n'était.

Le jour suivant, un souffledi 28 moissambre, toutes trois se rendirent à l'école de musique dès la première heure pour honorer leur rendez-vous avec Dame Lalam – à nouveau Aalia tenta de se défaire de ses deux gardiennes envahissantes, mais rien n'y fit, elles tenaient à assister à cette nouvelle visite. Là, elles constatèrent que la salle du premier étage avait été modifiée : une table y avait été dressée et de nombreux objets déposés, principalement d'anciens instruments d’intérêt variable. Or, tandis que la directrice leur relatait diverses anecdotes sur ces objets, Aalia sembla se focaliser sur un vieux tambour en particulier. Remarquant cela, la naine lui expliqua que, bien des années auparavant, lorsque celui-ci avait été découvert, certaines personnes avaient pensé avoir mis la main sur le légendaire Tambour de Gondrim, un objet magique puissant ayant été littéralement à la source de la chute d'un ancien royaume nain. Hélas, une expertise avait révélé que cet objet ne possédait aucun pouvoir magique – ça n'était donc pas le fameux Tambour... Pourtant, Aalia ne semblait pas s'en désintéresser. Après avoir fait un tour rapide du reste de la salle, elle remercia la naine et quitta les lieux.
Sur le chemin du retour, Séphorée et Ymix remarquèrent évidemment le mutisme dans lequel Aalia s'était à nouveau enfermée. Séphorée, contre toute attente, vint lui demander si ce tambour l'intéressait. Et si tel était le cas, elle pouvait tout-à-fait envisager de s'en emparer d'une façon ou d'une autre. Cette proposition sembla surprendre Aalia qui prétendit que sa famille lui manquait. A présent, elle souhaitait surtout reprendre sa route vers Fang.
Durant toute la journée, les deux mercenaires assistèrent à un changement radical de la ville : fanions et bougies étaient montées un peu partout dans les rues ; une fête se préparait pour le soir-même...
Dans l'après-midi, Séphorée retourna dans le quartier pour y retrouver son contact sans nom à qui elle acheta du matériel de crochetage, pressentant qu'elle pourrait en avoir besoin sous peu.
Le soir, elle alla voir si Aalia se sentait bien. Après tout, elle s'était enfermée dans sa chambre depuis un bon moment. Mais quelle ne fut pas sa (demi-)surprise lorsqu'elle trouva sa chambre vide ! Fenêtre ouverte et corde pendant lui confirmèrent que la prêtresse s'était enfuie.
Pour se rendre à l'école de musique après son heure de fermeture, à n'en pas douter !
Aussitôt, les deux mercenaires s'y rendirent au pas de course, traversant un centre-ville qui s'était changé en véritable fête de la musique. Une fois sur place, après que Séphorée ait crocheté la serrure, toutes deux de se rendre à la cave où elle entendaient quelque activité. Elle n'en revinrent pas de tomber nez-à-nez avec trois silhouettes, Aalia et deux ELFES OBSCURS, en train de procéder à une fouille minutieuse. Très vite, le combat commença contre les elfes alors même qu'Aalia s'enfuyait en transportant un objet lourd. Le premier opposant fut victime d'un sort de Commandement et quitta les lieux sans hésitation, tandis que le second finit par mourir sous les lames de Séphorée. Enfin, elles prirent la suite des deux fuyards et de leur colis qu'elles tentèrent de rattraper au pas de course. Ymix dut lancer plusieurs sorts de Sommeil sur Aalia, qui tomba enfin au beau milieu de la route, alors que l'elfe obscur qui l'accompagnait fuyait toujours avec son colis. Séphorée le poursuivait toujours et elle aurait même fini par le rattraper s'il n'avait rejoint quelques alliés à lui hors des murs de la ville...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyMer 8 Mai 2019 - 10:13

Le Tambour de Gondrim : Roulements de tambour (04-mai-19)
Séphorée, la Mage Ymix et Saphyra

La capture de Dame Aalia ayant eu lieu dans une rue assez passante et devant maints témoins, la garde avait été alertée très vite, et suite au témoignage de Séphorée et de la Mage Ymix, la captive endormie avait été enfermée dans les geôles de la ville. Cependant, cette affaire avait beaucoup intéressé les autorités de la ville, aussi les deux mercenaires avaient-elles passé des heures à raconter toute l'histoire à l'officier en charge. Au petit matin, finalement, ils furent convoqués par le roi Gillibran lui-même ! A leur grande surprise, le seigneur nain qui les accueillit depuis son trône trop grand était accompagné de Dame Lalam. Particulièrement de mauvaise humeur, il exigea que l'on lui raconte toute l'affaire, dont certains faits purent être confirmés par la directrice de l'école de musique. Lorsqu'il comprit que les deux mercenaires n'étaient pas de mèche avec Dame Aalia, il accepta de se détendre. Néanmoins, le fait qu'un tambour – dont on soupçonnait qu'il fut dépositaire d'un grand pouvoir – fut volé par des elfes obscurs était une très mauvaise nouvelle. Il fallait à tout prix le retrouver avant que l'irréparable soit commis ! Alors le roi déclara qu'il envoyait de ce pas une escouade rencontrer le magicien Yaztromo, dont la demeure était située juste au sud de la Forêt des Ténèbres, afin d'éclaircir cette sombre affaire et, l'espérait-il, retrouver le tambour. Bien entendu, lorsque les aventurières lui demandèrent qui composait cette escouade, le roi leur répondit qu'il pensait à elles ! A cet instant, un héraut fit entrer une nouvelle silhouette dans le grand hall, qui vient se placer juste entre Séphorée et Ymix. Quelle ne fut pas la surprise pour Séphorée de retrouver Saphyra, la femme-chat magicienne qu'elle avait brièvement côtoyé dans le Désert des Crânes quelques semaines plus tôt ! La féline était de passage à Pont-de-Pierre, elle leur apprit qu'elle venait juste d'être embauchée pour une mission dont elle ignorait encore tout. Le roi était satisfait, il avait son escouade.
Bien entendu, toutes trois discutèrent âprement sur la récompense que leur rapporterait une telle mission, mais le chambellan revenait sans cesse à l'oreille du roi pour lui rappeler que, suite aux festivités de la veille, il n'y avait « pus d'budget ». Néanmoins, elles parvinrent à extorquer 50 pièces d'or chacune, et le double à l'arrivée si la mission était un succès bien sûr.

La première étape consistait à se rendre chez Yaztromo, un magicien et ami de Gillibran, dont le savoir pouvait leur être salutaire. De fait, accompagnées par les deux chiens, toutes trois se lancèrent sur les routes dès le repas de midi achevé, et encore toute la journée du lendemain en suivant la lisière ouest de la forêt – plus courte que la lisière est, mais plus sauvage aussi. Par chance, elles ne firent aucune rencontre. Elles remarquèrent bien une nuée d'oiseaux, loin dans le ciel, qui semblait les suivre et les observer. Mais en fin d'après-midi, un autre groupe d'oiseaux vint leur chercher querelle, et tous ainsi se dispersèrent.
[Chroniques] Aventures sur Titan 59618410

Enfin arrivées à la tour de Yaztromo, elles furent attaquées par un quatuor de GARGARPIES, d'horribles créatures métisses entre des gargouilles et des harpies. Elles luttèrent farouchement pour leur survie, mais les monstres semblaient résister à tout ! Fort heureusement, le mage de la tour avait bien remarqué ce qui se passait, et il apparut au seuil de sa tour. D'un geste, il carbonisa l'une des gargarpies, et les autres s'enfuirent à tir d'ailes. Puis il accueillit les trois femmes dans sa demeure et leur offrit soins et nourriture. Tandis que le repas avançait, ils échangèrent longuement sur le Tambour de Gondrim au sujet duquel il s'était longuement renseigné depuis qu'il avait reçu des messages de Gillibran la veille. Car oui, le tambour volé était bel et bien l'artefact en question. Mais la magie ne résidait aucunement dans ledit tambour – elle était dans les baguettes ! Hélas, sa puissance était telle qu'elle avait littéralement provoqué la chute de Barazkhûr, un royaume nain aujourd'hui disparu, aussi était-il vital de le retrouver au plus vite ! Or, d'après ses observations, les elfes obscurs cherchaient quelque chose dans la forêt ; l'ermitage qu'il avait repéré quelques années plus tôt pouvait très bien être la retraite d'Orbro, l'apprenti de Gondrim qui avait disparu suite à la chute de Barazkhûr. Hélas, cela les obligerait à entrer dans la forêt de la malédiction...

Le lendemain, après une nuit fort réparatrice dans les murs de la tour, Yaztromo fournit aux aventurières divers objets qui pourraient les aider dans leur quête telles que des anneaux de lumière, des bottes de saut et une potion de bonne fortune. En outre, elles étudièrent un plan pour trouver comment partir en quête de la retraite du nain. Elles privilégièrent la route extérieure plutôt que d'entrer directement dans ces bois maudits, ce qui leur permit de faire une étrange rencontre. Avant tout, elles voyagèrent en lisière de la forêt, sous le couvert de la frondaison, afin de ne pas être repérées par les éventuels oiseaux-espions. Le soir venu, elles arrivèrent sur les berges du fleuve du poisson-chat, où elles s'installèrent sur un petit îlot pour y passer une nuit à l'abri. Mais durant le tour de garde de Séphorée, tandis que celle-ci s'était éloignée du campement pour aller se soulager dans l'eau, celle-ci eut la surprise de voir surgir deux HOMMES-POISSONS armés de tridents. Sans ménagement, elle réveilla ses compagnes d'aventure, et toutes trois de quitter l’îlot à reculons et avec mille précautions pour ne pas énerver les créatures qui ne semblaient pas commodes. De fait, elles s'installèrent un peu plus loin, sous les arbres. Durant son tour de garde, Ymix fut témoin d'un étrange ballet : des dizaines d'hommes-poissons semblaient aller et venir sur le petit morceau de terre, mais pour y faire quoi ?

Ça n'est que le lendemain, lunedi au matin, qu'elles remarquèrent la présence sur l’îlot de mille œufs de poissons dissimulés sous des algues, comme si l'endroit fut un lieu de ponte pour cette espèce particulière...

Puis elles s'enfoncèrent dans la forêt. Après quelques kilomètres, ils furent attaqués par une tribu d'HOMMES-CHATS à moitié sauvages, mais la présence de Saphyra dans le groupe permit de désamorcer la tension très vite. Hélas, plus loin, elles furent attaquées par un énorme DÉMON DE LA TERRE, puissant et effrayant, qui faillit les massacrer. Elles ne trouvèrent leur salut que dans la fuite.

Puis enfin, elles repérèrent quelques barques sur la berge d'en-face, gardées par deux ELFES OBSCURS peu attentifs. A l'évidence, l'ermitage était dans les environs, mais les elfes étaient arrivés avant elles. A l'aide des ses bottes de saut, Ymix bondit dans leur direction et terrassa les gardes par magie. Lorsque tout le monde eut traversé le fleuve du poisson-chat, le groupe s'engagea dans un petit chemin qui les mena à une caverne...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyLun 20 Mai 2019 - 23:49

Le Tambour de Gondrim : Marche ténébreuse (18-mai-19)
Séphorée, la Mage Ymix et Saphyra

Le jour déclinait lentement lorsque les trois aventurières et leurs deux chiens parvinrent en vue de la caverne. Bien que cette forêt devait regorger de mille grottes en tous genres, la présence de deux ELFES OBSCURS gardant l'entrée d'un œil distrait les conforta dans l'idée qu'elles étaient arrivées au bon endroit.
Elles se concertèrent sur la façon de procéder, puis lancèrent les deux chiens sur le premier garde alors qu'elles-mêmes concentraient leurs efforts sur le second. En contournant la scène à travers les taillis, Séphorée parvint à le surprendre mais il fut aussi assailli par les sorts que lui lançaient les deux magiciennes !
Une fois cet obstacle écrasé, la petite équipe s'enfonça dans les profondeurs obscures de la colline, obscures... et particulièrement malodorantes ! En effet, la première salle avait été utilisée comme foyer par un ours, dont le cadavre encore frais était envahi par un nuage de mouches au milieu de la salle. Ses blessures semblaient avoir été faites par des lames – les elfes obscurs, à l'évidence.
Le couloir du fond les mena, par-delà des os blanchis et des chauves-souris nombreuses, à une herse qu'elles eurent bien du mal à ouvrir. Et ça n'était pas Saphira la femme-chat qui les y aida le plus ! En effet, celle-ci se laissa emporter par sa curiosité naturelle lorsqu'elle aperçut les deux leviers sur le mur de droite, et eut pour réflexe de les manœuvrer n'importe comment, comme l'aurait fait un enfant. Séphorée et la Mage Ymix virent avec effroi des pointes de flèches émerger partiellement du mur opposé... mais rien ne se passa. Il sembla que l'endroit était piégé, mais les mécanismes étaient figés par la rouille, ce qui les sauva. Alors la femme-chat fut écartée, et ses deux compagnes d'aventure s’attelèrent à trouver comment ouvrir la herse sans déclencher de piège. Cela arriva vite, et la herse se leva lentement tandis que des sons mécaniques résonnaient dans les murs de pierre. Hélas, Séphorée eut à peine le temps de passer que déjà, la lourde grille retomba, la blessant au passage ! Douloureuse, elle se redressa pour constater qu'elle avait été séparée de ses amies. Une petite visite des lieux lui permit de découvrir un autre levier de ce côté, qui permit une véritable ouverture cette fois. Dans le doute, elles bloquèrent la herse avec un fémur trouvé un peu plus tôt dans un tas d'ossements.

Le petit bureau avait déjà été vidé. Par contre, la chambre comportait encore un cadavre : probablement celui de l'apprenti de Gondrim. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne restait plus de lui qu'un squelette déséché sur lequel la peau s'était racornie et les vêtements s'étaient effrités. Sans respect aucun pour le cadavre, Saphira s'empara de son fémur pour remplacer celui qu'elle avait dû laisser dans la herse...

Dans la bibliothèque qui suivit, ils rencontrèrent Surin fils de Dimbur, un nain au torse criblé de flèches. Il leur raconta qu'il avait été l'esclave de Melinnon Kartranuil, un cruel sorcier elfe. Lorsque celui-ci, accompagné de ses troupes et d'une femme de la surface, s'était lancé dans la quête du Tambour de Gondrim, il s'était entouré de nains destinés à lui ouvrir les pièges et lui permettre d'avancer dans l'exploration de l'ermitage. Et Surin avait trouvé l'accès au sous-sol, qu'Orbro avait piégé. Hélas, le piège s'était réenclenché après que les elfes obscurs se soient engouffrés dans le couloir. Séphorée et ses compagnes comprirent que si elles souhaitaient descendre à leur tour, il leur faudrait affronter les flèches d'Orbro. A moins que...
La mercenaire demanda à Surin de faire le sacrifice ultime afin que la quête fut rendue possible. Pour qu'elles puissent descendre dans le couloir à leur tour, et empêcher Melinnon de mettre la main sur un pouvoir aussi dangereux que celui du Tambour, il fallait que quelqu'un déclenche le piège. Or, lui-même était mourant et sans espoir de guérison... que pourrait-il offrir de mieux que sa vie pour que la mission puisse s'accomplir ? Après une hésitation, il accepta, et alors que les femmes le levaient face au piège, il manœuvra le mécanisme et fut alors criblé de nouvelles flèches qui le tuèrent sur le coup, cette fois. Le passage s'ouvrit, et elles s'y engouffrèrent en laissant le cadavre derrière elles.

Plus bas, elles découvrirent deux portes face à face. Toujours curieuse et enthousiaste, Saphira s'engouffra derrière celle de droite où elle trouva une bibliothèque qui lui sembla bien plus fournie que la précédente. Hélas, les livres ici avaient mal supporté l'épreuve du temps, au point qu'ils se désagrégeaient à moindre contact.
Pendant ce temps, la magicienne et la mercenaire laissèrent la femme-chat vivre sa vie et optèrent, quant à elles, pour la porte de gauche dont le panneau était orné d'un tambour cadré de runes naines. Un couloir s'enfonçait dans les ténèbres. Hélas, elles y firent à peine quelques pas qu'un grand bruit soudain les fit sursauter, et leur torche s'éteignit. Elles tentèrent tant bien que mal de la rallumer, voire d'allumer d'autres sources de lumière, mais en vain. Rien n'y faisait, elles étaient dans l'obscurité la plus totale ! Elles retournèrent sur leurs pas, mais dans l'intervalle, le sol s'était dérobé, et elles firent une chute sur plusieurs mètres dans une fosse tout aussi obscure... Puis le piège se referma au-dessus de leurs têtes...
De son côté, Saphira revint dans le couloir sans avoir rien trouvé d'intéressant dans la bibliothèque. Elle fut surprise de ne pas voir ses compagnes d'aventure – par contre, les aboiements des chiens provenant du couloir d'en-face lui mirent la puce à l'oreille-de-chat. Elle s'y engagea à son tour, et au bout de quelques instants, sa torche s'éteignit et un bruit de pierre retentit derrière elle. Lorsqu'elles comprirent que leur piège s'était réouvert, Séphorée et la mage Ymix l'appelèrent et la mirent en garde. La magicienne bondit hors du trou à l'aide des bottes de saut de Yaztromo, et la femme-chat lança une corde dans le trou afin de faire remonter Séphorée dans l'urgence alors même que le piège se refermait à nouveau. Une fois sorties d'affaire, les deux rescapées se demandèrent si elles auraient pu sortir sans l'aide de la femme-chat... Une rapide exploration du corridor sombre révéla que celui-ci ne menait que sur un cul-de-sac.

En poursuivant dans le premier couloir, elles arrivèrent en vue d'une grande salle à colonnes où officiaient trois elfes obscurs, dont deux soldats et un magicien – très certainement le fameux Melinnon Kartranuil. Et elles virent le fameux tambour posé sur un piédestal. Elles ne prirent pas le temps de les observer, préférant largement mettre au point une stratégie d'attaque pour récupérer le tambour et tuer les elfes. Une fois d'accord sur la marche à suivre, elles envoyèrent leurs chiens sur l'un des soldats tout en lançant des sorts sur le magicien. Surpris, celui-ci fut projeté en arrière par un éclair enflammé ! Le torse fumant, il se redressa face au tambour et commença à taper en rythme avec les baguettes. Et à la surprise générale, l'un des soldats présents devant le piédestal... se dédoubla ! Ainsi, l'artefact était aussi capable de reconstituer le vivant ??? Les deux chiens vinrent à bout d'un soldat elfe alors que Séphorée tua le second. Avant que le sorcier ne crée un soldat supplémentaire, Ymix usa de son pouvoir pour attirer le tambour à elle, faisant rager Kartranuil ! Celui-ci fut perturbé par une illusion de Séphorée qui l'attaquait, jusqu'à ce qu'un second éclair enflammé ne vienne le terrasser une bonne fois. La victoire était à elles, hélas, dans le combat, le chien d'Ymix avait été tué.

Les elfes obscurs étaient morts, elles avaient mis la main sur le fameux tambour et ses baguettes magiques. Une rapide concertation leur permit de se mettre d'accord : le tambour fut percé et les baguettes brisées. De fait, ce pouvoir disparaîtrait à jamais, et nul ne pourrait à nouveau menacer Allansia de la sorte. Pour preuve de leur victoire, Séphorée trancha la tête du sorcier, et l'enroula dans un linge...

Le retour vers Pont-de-pierre se déroula sans anicroche, et à peine arrivées, elles demandèrent à rencontrer le roi ; celui-ci se présenta à elles et leur promit qu'Aalia aurait droit à un procès dans les formes. Mais à sa grande surprise, Séphorée lui fit une proposition : elles renonçaient toutes à la récompense promise, et en échange, Aalia leur serait remise sur le champ (il faut noter que Saphira, quant à elle, n'était pas du tout d'accord – elle voulait sa récompense ! Mais nul ne faisait attention à elle). D'abord surpris par une telle requête, le roi Gillibran finit par accepter et une petite escouade de soldats ramena Dame Aalia lourdement enchaînée au centre de la place. La foule s'était amassée autour, et le roi, appuyé sur sa hache légendaire, observait, intrigué. Pour commencer, Séphorée montra la tête de Kartranuil à Aalia, et lui demanda pourquoi une prêtresse de Hamaskis – pourtant dieu de la connaissance – s'intéressait au pouvoir ! La prêtresse lui expliqua que la connaissance n'était qu'une porte, et que tout pouvait être découvert par ce biais... ce à quoi la mercenaire lui répondit qu'elle avait fait un mauvais calcul ; si Aalia les avait incluses dans ses plans, elles l'auraient suivies ! Tout ce qui importait était la récompense ! Puis enfin, sous les regards effrayés de la foule, Séphorée dégaina son épée et la passa à travers le corps d'Aalia qui tomba, les yeux figés sur une expression de surprise. Depuis ce jour, l'on se souviendra de Séphorée dans les rues de Pont-de-Pierre...

Pour finir, le tambour et les baguettes furent remis à Dame Lalame qui envisagea sérieusement de les remettre en état. Par contre, il était toujours hors de question de les exposer parmi les autres instruments de son petit musée...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 25 Aoû 2019 - 15:27

Balade dans la Forêt des Ténèbres (24-août-19)
Séphorée et Caberlot

Séphorée ne demeura pas à Pont-de-Pierre plus d'une semaine. Elle se lassa très vite de cette cité envahie de nains, tandis que la compagnie de la femme-chat la fatiguait, pour ne pas dire mieux. Aussi, au matin du flammedi 10 célembre 284, la mercenaire reprit la route de l'aventure avec son fidèle chien à ses côtés. Instinctivement, elle s'engagea vers le sud, en direction de Calice et de Salamonis. Mais alors qu'elle approchait de Castelvieil, le village proche de la fameuse Montagne de Feu, elle commença à se demander si elle ne devrait pas envisager de retourner au Port de Sable Noir. Après tout, elle n'était pas revenue dans sa région natale depuis 6 mois... Cependant, elle n'eut plus guère le temps d'y penser, car en approchant de l'auberge de Castelvieil, elle eut la surprise d'y croiser Caberlot, un prêtre du Corbeau de ses amis qu'elle n'avait plus croisé depuis Granil dernier. Durant la soirée fraîche qui lentement s'étendait sur le pays, les deux aventuriers se racontèrent leurs dernières aventures, décidant rapidement de poursuivre leur route ensemble. Aussi, après une nuit de repos à l'auberge locale, tous deux se mirent en route de concert en s'engageant sur la route du sud.

Toutefois, le voyage ne se passa pas comme prévu. En effet, les choses basculèrent même assez rapidement. Car à peine eurent-ils traversé la rivière du poisson-chat qu'ils repérèrent au loin une colonne de fumée qui n'augurait rien de bon. Et en effet, ils arrivèrent en vue d'un petit hameau – quelques dizaines de maisons tout au plus – dont une partie avait brûlé. De nombreuses installations avaient été détruites, et une odeur âcre flottait dans l'air. En outre, si les habitants avaient manifestement pris la fuite, il y avait encore des créatures qui fouillaient les lieux. Sans hésitation, les deux aventuriers se dissimulèrent à l'ombre d'une ferme et observèrent la scène : ils virent 6 LOUPS GEANTS fouiller les maisons, renifler partout, pousser des tonneaux. Très vite, le prêtre du corbeau comprit que les animaux cherchaient quelque chose de bien précis. En outre, deux d'entre eux semblaient très intéressés par un chariot renversé, sous lequel Séphorée crut apercevoir quelqu'un ! Déçue de devoir agir, alors qu'elle aurait préféré poursuivre son voyage sans être ralentie par ce genre d'inepties qui ne la concernait pas, elle accepta d'intervenir pour sauver la vie de cet individu, quel qu'il fut.

Aussitôt, elle s'engouffra dans la ferme et dégaina ses armes, mettant son chien à l'abri car il était bien trop petit pour affronter de tels monstres, tandis que Caberlot frappa rapidement contre le mur afin d'attirer l'attention des loups géants ; dans l'instant, il suivit Séphorée dans la maison. Le plan fonctionna, et les deux loups vinrent les attaquer directement à l'intérieur, un espace clos qui fut évidemment plus favorable aux aventuriers qu'aux animaux.

Une fois les deux monstres terrassés, Caberlot et Séphorée vinrent dégager la victime qui s'avéra être un vieil homme à la robe blanche. Celui-ci s'appelait Cornélius le Blanc, et il était envoyé par le Conseil des Druides pour effectuer une tâche importante : il devait planter une graine du Grand Arbre au cœur de la Forêt des Ténèbres pour, l'espérait-il, guérir ces terres de la malédiction qui y régnait. Hélas, en traversant le hameau, il avait été attaqué par Crocpourri, un troll énorme qui lui avait volé la graine. Cornélius savait qu'il allait mourir, mais il supplia les deux aventuriers de récupérer la graine et de l'apporter au magicien Yaztromo, habitant au sud de la forêt.
Caberlot et Séphorée discutèrent un moment de la marche à suivre, et surtout de leurs motivations. Car si le prêtre accepta tout de suite, la mercenaire fut un peu plus frileuse quant à ses raisons d'accepter. Finalement, elle repensa à Yaztromo qu'elle avait rencontré tout récemment ; il saurait certainement leur donner une récompense substantielle en cas de victoire...

Mais l'heure n'était pas aux tergiversations ! Caberlot usa de ses étranges pouvoirs et se changea en corbeau. Juché sur une branche, il vit les loups géants, bientôt rejoints par un elfe noir qui s'était caché dans une ferme d'en face, s'enfoncer dans la Forêt des Ténèbres par un petit sentier. Il s'y engagea à son tour, ne les lâchant pas d'une semelle. Patient, il les vit rejoindre un troll particulièrement massif qui marchait plus loin. L'elfe noir lui glissa quelques mots à l'oreille que le corbeau parvint à saisir : il y était question de Séphorée et de lui-même qui étaient intervenus au village. Il leur faudrait être prudents... Puis l'elfe, le troll et les quatre loups reprirent leur route à travers bois.
Caberlot s'envola en suivant le sentier pour prendre un peu d'avance. Il repéra plus loin une colline au pied de laquelle s'étaient cachés quelques Garks de faction. Bien entendu, ils étaient de mèche avec le troll et l'elfe. Ceux-ci leur laissèrent les 4 loups géants et reprirent leur route. Et celle-ci les menait à une partie de la forêt particulièrement épaisse qui n'inspirait aucune confiance au prêtre-corbeau. Claquant du bec, celui-ci revint sur sa route pour rejoindre le village, alors que le jour touchait à sa fin.

Il s'était passé quelques heures depuis le départ de Caberlot. Séphorée aurait pu quitter les lieux depuis longtemps, ne le voyant pas revenir, mais elle avait préféré mettre son temps à profit pour dépecer les deux loups géants afin d'en récupérer les fourrures. Le jeune prêtre lui raconta tout ce qu'il avait vu et ils décidèrent, alors en fin d'après-midi, qu'ils dormiraient dans l'instant pour partir en milieu de nuit dans la Forêt des Ténèbres, afin de se préparer au mieux à la rencontre. De fait, aux alentours de 2 ou 3 heures du matin, ils quittèrent le hameau et s’enfoncèrent tous deux dans les ténèbres du bois maudit, éclairés par une petite lanterne couverte.

Au bout d'une petite heure de marche, ils rencontrèrent Khiran Fierobscur, un rôdeur de la région qui tentait tant bien que mal de se rendre utile dans les environs. Oui, il connaissait Crocpourri mais il ne l'affronterait pas tant qu'il pourrait l'éviter. Par contre, en apprenant que le troll avait mis la main sur une graine du Grand Arbre, il comprit que les choses ne pourraient que s’aggraver si rien n'était fait. Finalement, il fut décidé que Séphorée et Caberlot poursuivraient la piste du troll, et que le rôdeur les retrouverait à la tanière de celui-ci avec quelques compagnons. Il était primordial de récupérer la graine, et Crocpourri ne se laisserait pas faire. En outre, il ne travaillait pas seul...

Une fois Khiran parti, quelques kilomètres plus loin, ils rencontrèrent un petit gnome au bonnet rouge en train de faire frire des poissons...
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 16 Juil 2023 - 12:22

Balade dans la Forêt des Ténèbres : Acte 2
Scénario de Baron Zéro • maîtrisé par Chrysalid le 15-juillet-23
Séphorée, Caberlot et la Mage Ymix • Moissambre 284 AC


Il devait être 3 ou 4 heures du matin lorsque les deux voyageurs et leur chien, qui avaient enchaîné les kilomètres dans l’obscurité, finirent par apercevoir quelque chose sur le bord du chemin : la lueur d’un petit feu se répandait à quelque distance de là, quelque part sur la gauche. Et très vite, ils sentirent une alléchante odeur de poisson grillé : un feu de camp ? Sans hésitations, ils se dirigèrent dans cette direction, et découvrirent avec surprise un vieux, très vieux gnome assis auprès d’un feu au bord de la rivière, en train de se faire griller du poisson. Or, l’individu n’était pas seul, la surprise fut grande lorsqu’ils constatèrent que la Mage Ymix se trouvait à ses côtés, elle-même en train de manger une assiette de poiscaille. Evidemment, la première question qu’ils se posèrent tous fut : « Mais qu’est-ce que vous faîtes là ? ». Car en effet, si Séphorée et Ymix s’étaient quitté à peine une semaine plus tôt, la mage et le prêtre du corbeau s’étaient croisés le temps d’une mission en clévrier dernier. Cette dernière leur raconta qu’après sa plongée dans la culture naine, elle avait eu besoin de retrouver la nature primordiale, aussi s’était-elle plongée dans les méandres obscures de la Forêt des Ténèbres, et c’est là qu’elle avait rencontré Donfor, le vieux gnome à moitié fou.
Une fois tout le monde assis autour du feu, Donfor offrit des poissons fris aux deux nouveaux venus. Bien sûr, la conversation dériva rapidement sur la raison de leur présence dans ces bois, le vol de la graine, le troll, les garks, les loups géants, etc. Et tout au long de l’échange, Donfor écouta de toutes ses oreilles, tout en prenant un air grave. Finalement, il prit la parole et leur parla du troll Crocpourri, une sale engeance qui travaillait pour un arbre corrompu, Barbebois. Or, si vraiment Barbebois était sur le point de mettre la main sur une graine de l’arbre originel, alors il risquait de devenir le maître de ces bois, voire même au-delà ! Et cette forêt, déjà maudite naturellement, deviendrait alors un véritable fléau pour toute la contrée ! Il leur parla aussi de Dent-Crochue, un gobelin retors et mauvais qui vivait dans le coin, mais qui était surtout un ennemi féroce du troll. Il leur suggéra d’aller le rencontrer car il pourrait certainement leur donner des éléments pour s’attaquer au troll.
Après cette tirade d’une profonde lucidité, il retomba dans la sénilité, et à la surprise générale, il se déshabilla – oui oui, complètement – pour aller piquer une tête dans la rivière du Poisson-Chat, avant d’en ressortir et d’aller se coucher dans son antre, le tronc d’un ancien homme-arbre depuis longtemps inerte.

Les aventuriers dormirent le reste de la nuit, avant de reprendre leur route au petit matin. Ils n’eurent pas besoin de se concerter, car tous étaient d’accord pour aller rencontrer le fameux gobelin, mais ils ignoraient où il vivait exactement, aussi prirent-ils la direction globale que leur avait indiqué Donfor.
En s’enfonçant dans les fourrés, ils atteignirent une zone un peu plus humide où ils furent attaqués par des hordes de moustiques – inquiet, Caberlot chercha des empreintes dans le secteur, et il trouva des traces de CRAPAUD GÉANT ! Sans hésiter, ils firent le tour du secteur en espérant rejoindre la piste plus loin. Mais alors ils tombèrent sur un chasseur CENTAURE assez brutal qui les attaqua sans sommation – Séphorée l’affronta au corps à corps, la mage lui lança un sort d’Ivresse, et Caberlot l’acheva d’un coup de hache bien placé. Ils n’eurent guère le temps de le fouiller, car d’autres bruits de sabots se firent entendre – ils quittèrent les lieux sans traîner.

Sans trop savoir comment rejoindre la direction indiquée par Donfor, ils s’enfoncèrent sur le sentier orienté l’ouest… jusqu’à ce qu’ils tombent sur une embuscade ! Une horde de GOBELINS avait émergé des fourrés et pointaient de nombreux arcs sur leurs têtes ! Les mains en l’air, ils tentèrent tous en même temps de leur expliquer qu’ils les cherchaient, et qu’ils voulaient affronter le troll Crocpourri, mais seule la mention de ce nom sembla faire taire les ricanements. Alors, les voyageurs purent rencontrer Dent-Crochue, le chef gobelin au chapeau rouge étant alors juché sur une branche. Il descendit, faisant virevolter derrière lui sa cape de plumes noires (qui lui valut quelques félicitations de la part de Caberlot, qui portait littéralement la même), avant de s’approcher pour « parler affaires ». Mais avant cela, il exigea quelques pièces pour payer le passage. Caberlot et Ymix lui cédèrent pas moins de 10 pièces d’or chacun, tandis que Séphorée parvint à le convaincre qu’elle n’avait sur elle que 6 pièces d’argent. Lorsque les piécettes furent toutes dans le chapeau rouge, Dent-Crochue accepta de les écouter. La mention de Crocpourri le mit en colère. Il détestait ce vieux scélérat de troll immonde, avec lequel il s’était déjà accroché plus d’une fois. Il apprécia l’idée que quelqu’un se charge de lui faire son affaire, et donna avec plaisir les indications qui permettaient de trouver l’antre du troll.

Hélas, ils ne purent en apprendre plus, car un évènement interrompit l’échange. Un choc puissant retentit dans le sol, puis un autre et un autre encore. Terrorisés, les gobelins s’enfuirent en tous sens, alors qu’une silhouette énorme s’approcha de leur emplacement. Très vite, ils constatèrent qu’un GÉANT DES COLLINES, à l’aspect primitif et bestial et au corps recouvert de fourrures, venait vers eux ! Poussés par leur instinct de survie, Caberlot, Séphorée et Biff allèrent se cacher derrière un tronc d’arbre épais, tandis que la mage, plus curieuse qu’effrayée, demeura sur place, le nez en l’air… avant de lui faire un coucou. Aussitôt, le géant s’arrêta et la remarqua. Il se baissa et tendit une main vers elle – elle recula, ce qui ne put pas au géant primitif qui, de colère, leva son énorme gourdin pour la frapper ! Elle sauta en arrière pour esquiver l’attaque, et aussitôt, Caberlot émergea des fourrés pour tenter de frapper le pied du géant, en vain car son arme se prit dans les branchages. Pour se sortir de ce mauvais pas, Ymix lança un sort qui « colla » son pied gauche au sol – ainsi immobilisé, le géant fut dès lors incapable de les poursuivre tandis qu’ils prirent la fuite.

Les indications du gobelin leur permirent d’atteindre le secteur où vivait le troll, et ils comprirent qu’ils n’avaient pas été dupés, lorsqu’ils entendirent des voix bestiales provenant d’un escarpement rocheux qui surplombait leur chemin sur la gauche. Si une embuscade avait été prévue, alors c’était raté ! Rebroussant chemin, ils trouvèrent le moyen de rejoindre les hauteurs, et accédèrent à un petit campement où pas moins de 7 GARKS montant la garde avec 2 LOUPS GÉANTS !
En premier lieu, il fut décidé qu’ils tenteraient de passer discrètement au-delà de cette escouade en longeant les rochers d’une colline hérissée toute proche, mais le destin en fut autrement lorsque la mage marcha maladroitement sur une branche, ce qui alerta les ennemis ! Dans la seconde, ils se précipitèrent dans leur direction – le chien Biff fut le premier tué, massacré par les loups. Caberlot et Séphorée quant à eux se cachèrent derrière des buissons tandis que la mage fit usage de ses Bottes à bondir pour sauter de 10 mètres en avant, bien décidée à faire un second saut dans la seconde… en vain ! Les bottes n’avaient polus de magie ! Alors elle s’envola vers les cieux en usant d’une Lévitation ! Comme elle passa au-dessus de la colline de pierre, les garks tentèrent de la suivre en grimpant sur les rochers, mais leur progression était ralentie. Hélas, bien qu’elle eut largement l’avantage par sa position, le sortilège ne dura pas plus de quelques minutes. Et lorsqu’elle recommença à sentit la gravité, elle se laissa redescendre lentement sur le chemin, au bas de la falaise, d’où elle quitta les lieux au pas de course. Sans attendre, Caberlot se changea en corbeau et la rejoignit à tire d’aile pour l’aider à éviter ses poursuivants.

De son côté, Séphorée était parvenue à se glisser plus loin sur les hauteurs, sans alerter les gardes. Mais alors qu’elle luttait contre une végétation de plus en plus dense, deux garks et un loup géant s’approchèrent. Elle dut lutter contre les ennemis, et à sa grande surprise, parvint à tuer l’animal, ainsi que les deux monstres. Puis, galvanisée par sa victoire, elle se jeta sur les trois autres qui étaient restés en embuscade au sommet de la falaise – ils se défendirent comme ils le purent contre sa furie destructrice, mais à nouveau, elle parvint à les tuer l’un après l’autre.

Sa soif de sang étanchée, elle quitta alors les lieux en espérant contourner la colline de pierre – mais elle était blessée, il lui faudrait un repos urgent.
À quelques centaines de mètres de là, elle retrouva ses deux compagnons, eux-même ayant contourné la colline dans l’autre sens. Ils se trouvèrent une anfractuosité dans la roche, suffisamment grande pour y loger tous les trois le temps d’un repos nécessaire. Néanmoins, leur repos ayant commencé durant la matinée, il ne prit fin que vers 21h00. Et comme il était hors de question d’attaquer l’antre de Crocpourri en pleine nuit, ils se reposèrent encore toute la nuit qui suivit.
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 28 Jan 2024 - 11:42

Balade dans la Forêt des Ténèbres : L’antre de Crocpourri et de Barbebois
Scénario de Baron Zéro • maîtrisé par Chrysalid le 27-janvier-24
Séphorée, Caberlot et la Mage Ymix • Célembre 284 AC


La nuit qui suivit ne fut pas des plus reposantes. En effet, si le tour de garde de Séphorée ne lui apporte guère plus que des inquiétudes dus aux bruits de la forêt, celui de Caberlot, le jeune prêtre du Corbeau, fut plus mouvementé. En effet, au beau milieu de la nuit, il fut réveillé de sa somnolence par des bruits et des voix tout proches ! Bon sang, il n’avait pas suffisamment prêté attention ! Se cachant dans un recoin de la petite caverne, il vit approcher plusieurs silhouettes, dont un elfe noir, un loup géant, et un ogre. Tous avaient le nez au sol et semblaient suivre quelque chose. De toute évidence, ces indésirables avaient suivi leurs traces ! Lorsque le loup pointa son nez vers l’ouverture de la caverne, l’elfe noir la désigna du doigt, et l’ogre s’y engouffra d’un pas décidé ! Fort heureusement, Caberlot avait eu le temps de réveiller ses deux comparses, et tous s’étaient postés de façon à accueillir les intrus comme ils le méritaient. Dès l’instant où l’ogre s’était engagé dans l’ouverture, il fut reçu par un puissant Éclair enflammé qui l’atteignit en plein torse ! Il tomba sous la violence du sort, mais avant de se relever, Caberlot et Séphorée le frappèrent de toutes leurs forces… ce qui ne l’empêcha pas de se redresser, bien que chancelant. Hélas, une maladresse du jeune prêtre envoya son épée courte très loin de là ; il s’empara de son bâton pour poursuivre le combat. Ils tuèrent le géant sans délai.
Surpris par la vitesse à laquelle l’ogre avait été vaincu, l’elfe noir s’engouffra dans la caverne à son tour, cimeterre en main et le loup géant à ses côtés. Un combat rapide et violent s’ensuivit, qui vit Caberlot subir de graves morsures de la part du loup. Mais leurs talents combinés leur donnèrent une victoire mitigée. Fort heureusement, le jeune prêtre fut en mesure de guérir à l’aide de son dieu.
Au cours de leurs échanges, ils réalisèrent que l’elfe noir ne leur était pas inconnu.

Leurs poursuivants vaincus, il était assez peu probables que d’autres ne se présentent, alors ils finirent leur nuit pour se remettre de leurs émotions. Puis, dès le lendemain matin, ils décidèrent de suivre à rebours les traces de leurs attaquants, afin de déterminer leur origine. Sans surprise, ils redescendirent le promontoire rocheux jusqu’à l’entrée de cette espèce de « couloir » de ronces qu’ils avaient évité jusque là. Puis ils s’y engagèrent, peu confiant. En effet, le chemin était relativement rectiligne, et il s’enfonçait dans une épaisse végétation sur plusieurs kilomètres. Des deux côtés, un véritable mur infranchissable d’énormes ronces tortueuses s’élevait comme de plus en plus, montant au-dessus de leurs têtes jusqu’à se refermer finalement au bout de quelques kilomètres comme une arche qui leur dissimulait presque le ciel.
À mi-chemin, ils tombèrent sur un danger qu’ils n’évitèrent que par la vigilance de Séphorée : une toile quasi-invisible avait été tissée dans le chemin ! Au vu des dimensions de celle-ci, l’araignée qui l’avait placée là devait être de bonne taille. Fort heureusement, ils parvinrent à passer au-dessous, et poursuivirent leur chemin.

C’est en début d’après-midi qu’ils arrivèrent en vue d’une clairière assez vaste. L’antre de Barbebois ? Oui, de toute évidence. Mais il n’était pas seul. Outre un petit campement d’une douzaine d’orques planté sur les rives d’un petit étang, ils aperçurent trois ogres aller et venir. Au fond, le troll Crocpourri, déjà aperçu par Caberlot quelques jours plus tôt, semblait deviser avec ce qui ressemblait à un énorme arbre rongé par la vermine. Barbebois ? D’après leurs calculs, il devait encore y avoir 2 loups géants dans le secteur, mais de là où ils se trouvaient, les trois aventuriers ne pouvaient les apercevoir.
Face à cette quantité inattendue d’ennemis, ils se posèrent là un petit moment, à l’ombre des frondaisons, et échangèrent sur la stratégie possible. La plaine était assez vaste et peu buissonneuse – difficile de s’y glisser sans être vus donc. Une attaque frontale n’aurait que peu de chances de donner quelque chose. Quelles options leur restaient-ils ?
La première chose qu’ils firent fut de s’intéresser à Crocpourri et Barbebois. La mage fit usage d’un sort d’Écoute pour percevoir les mots que le troll glissait à l’arbre. Apparemment, le troll promettait des résultats rapides. Il lui parlait de Giliam, l’elfe noir, qui serait bientôt de retour avec la tête de leurs ennemis – à l’évidence, c’est d’eux qu’il parlait. En réponse, l’arbre se contentait de grincer sans prononcer de mots. Une chose était sûre, Crocpourri parlait à Barbebois avec une certaine dévotion dans la voix. Le troll était le serviteur de l’arbre.
Cependant, où était la fameuse graine ? Chez les orques ? Sur Crocpourri ? Entre les mains de Barbebois ?

À nouveau, les trois aventuriers cherchèrent une stratégie autre qu’une violente attaque frontale. Et finalement, ils trouvèrent une idée qui avait des chances de fonctionner.
Pour commencer, Caberlot se changea en corbeau, puis il alla se promener, incognito, dans le campement. Il put ainsi obtenir un aperçu global de lieux et de ses occupants. En survolant la région de plus haut, il constata que cette clairière était littéralement ceinturée par ces murs de ronces qui, bien que denses aux alentours immédiats, devenaient plus éparses et plus naturelle à mesure que l’on s’éloignait de l’antre de Barbebois.
Finalement, Crocpourri quitta l’arbre et s’en retourna à ses occupations. Ce n’est qu’au bout de quelques heures que la chance sourit enfin aux aventuriers, lorsque le troll s’approcha d’eux pour aller se soulager dans les buissons. Il était à portée de voix ! Aussitôt, La mage Ymix usa d’un sort de Commandement pour lui ordonner d’aller chercher la graine de l’arbre originel ! Hélas, il sentit l’influence magique et fut en mesure de s’en défaire ! Il se tourna vers les deux femmes qui, aussitôt, s’éloignèrent sur le chemin. Comme le troll s’approchait d’elles, la mage retenta de le Commander, mais il se défit de son influence avec autant de facilité. En panique, elle retenta l’expérience… et le troll se figea. Puis, sans un mot, il se détourna et traversa la clairière à grands pas. Avec surprise, les trois aventuriers le virent plonger ses mains en profondeur dans la terre juste au pied de Barbebois. Mais aussitôt, les branches de l’arbre s’animèrent et s’attaquèrent directement au troll ! Le géant fut transpercé une fois, deux fois, trois fois ! C’était le moment d’agir ! Alors même que le troll hurlait de douleur et de rage, le corbeau Caberlot se précipita à ses pieds et, enfonçant ses serres dans le sol, agrippa une masse végétale qu’il tira de toutes ses forces ! L’entreprise étant particulièrement dangereuse, Séphorée utilisa son Anneau de Feu pour lancer un trait de lumière qui explosa à la face de l’arbre maléfique, l’enflammant pour le compte ! Puis enfin, Caberlot arriva à arracher la graine avant de reprendre son envol sous les plaintes grinçantes de Barbebois.
Hélas, le trait de lumière avait alerté tous les occupants de la clairière ! De fait, tandis que certains d’entre eux s’affairaient à éteindre le feu qui embrasait l’arbre, d’autres s’élancèrent à la poursuite de Séphorée et de la Mage Ymix. Sans demander leurs restes, elles prirent la fuite.

Les kilomètres parcourus à l’aller leur semblèrent encore plus interminables à présent qu’elles avaient les orques à leurs trousses ! La mage ayant pris un peu d’avance, prit le temps de brûler la toile d’araignée pour leur permettre de fuir. Mais avec la distance, les deux aventurières fatiguèrent – il devint vite évident qu’elles ne pourraient distancer les orques, plus habitués aux territoires sauvages. Sans surprise, la fatigue finit par les prendre. Elles seraient bientôt rattrapées. Ne voyant pas d’autre issue, la mage usa d’un sort de Lévitation pour quitter le sentier, abandonnant Séphorée à son sort. Fort heureusement, celle-ci acceuillit les 5 orques qui l’avaient prise en chasse, épée au clair. Et elle n’eut aucun mal à les massacrer l’un après l’autre sans déplorer la moindre blessure. Mais il n’en serait certainement pas de même pour l’ogre qu’elle aperçut au bout du chemin – elle le distança et rejoignit ses deux compagnons à leur caverne.

Un repos était nécessaire, au cours duquel ils discutèrent de leur stratégie. Ils avaient mis la main sur la graine de l’arbre originel, il fallait à présent la ramener à Yaztromo, qui saurait quoi en faire. Il fut décidé que Caberlot, changé en corbeau, survole la vaste forêt pour rejoindre la tour de Yaztromo afin de lui donner la graine en urgence, tandis que Séphorée et la mage Ymix l’y rejoindraient pour parler récompense.

Ainsi fut fait. Et dès le lendemain, après une nuit de repos bien méritée, le corbeau prit son envol. De fait, Caberlot parcourut en quelques heures ce qui représentait des jours de marche pour un voyageur à pied. Mais lorsqu’il atteignit le sud de la forêt, plutôt que de se rendre chez Yaztromo, il préféra s’installer dans un petit coin de nature pour attendre ses deux compagnes. Mais celles-ci n’arrivèrent qu’une semaine plus tard, épuisées de leur périple.

Lorsque le vieux sorcier les reçut, son corbeau sur l’épaule, il fut des plus surpris de les revoir aussi vite. En effet, Séphorée et la mage Ymix, alors accompagnées de la femme-chat Saphyra, lui avaient rendu visite au sujet du Tambour de Gondrim, moins d’un mois auparavant. Il écouta patiemment leur nouvelle aventure, et fut catastrophé d’entendre que Barbebois, sommité maléfique bien connue de la Forêt des Ténèbres, avait pu mettre la main sur une graine sacrée. Bien sûr, la conclusion de cette affaire le soulagea grandement.
Lorsqu’ils lui remirent la graine, ils purent négocier en échange une récompense substantielle : Séphorée reçut une épée magique, Caberlot un haubert enchanté… quant à la mage Ymix, elle se contenta d’une bourse de 50 pièces d’or dont elle ferait bon usage, à n’en pas douter…
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MessageSujet: Re: [Chroniques] Aventures sur Titan   [Chroniques] Aventures sur Titan EmptyDim 4 Fév 2024 - 12:19

Les Larmes de Hmurresh : Tel est pris
Scénario de Del Armgo • maîtrisé par Chrysalid le 03-février-24
Séphorée • Célembre 284 AC


Séphorée courait à perdre haleine dans les fourés et les taillis d’une forêt profonde, à la tombée de la nuit. Épuisée, elle s’égratignait aux branchages et aux ronces qui parsemaient son périple, mais elle ne pouvait se résoudre à ralentir : ses poursuivants étaient sur ses talons ! Des voix lui parvenaient, ils ne la lâcheraient pas de sitôt ! En désespoir de cause, elle se dissimula dans un buisson et attendit.
Pendant une seconde, elle tenta de faire le point sur sa situation : qu’est-ce qu’elle faisait là ? Pourquoi était-elle perdue en forêt avec des poursuivants ? Elle n’en avait aucune idée ! Pire encore, elle n’avait sur elle ni son armure ni sa sacoche… et encore moins ses armes ! Et d’où venaient ces blessures ?
Mais soudain, les voix lui indiquèrent que ses poursuivants l’avaient repérée. Elle quitta son buisson et s’élança, vive comme le vent, dans la direction opposée. Mais le destin était contre sa survie. Elle eut droit à tout ! Elle trébucha sur des racines, elle se heurta la tête contre une branche et ne parvint à rester consciente que grâce à sa force de volonté. Elle tomba sur un RENARD qui poussa des glapissements pour la pousser à quitter son antre ! Une pluie de carreaux d’arbalètes siffla autour d’elle !
À force de courir, elle sentit contre sa cheville la présence de son poignard glissé dans sa botte – elle pouvait se défendre. Alors, en désespoir de cause, elle s’en empara et se jeta sur le premier de ses poursuivants, une brute armée d’une épée longue. Mais ce monstre savait se défendre, et il fut capable de la blesser à plusieurs reprises ! Elle savait qu’elle en serait venue à bout de son simple poignard, si celui-ci n’avait été rejoint par d’autres forçats du même genre. Elle s’enfuit de nouveau.
Finalement, l’obscurité gagnant du terrain, elle parvint enfin à les semer, et s’enfonça le plus loin possible dans les bois. Du peu qu’elle avait pu en voir, ça n’était pas la Forêt des Ténèbres. Mais bon sang, où était-elle ?
Mais ses réflexions, comme sa course éperdue, furent violemment interrompues lorsqu’elle sentit le sol se dérober sous ses pieds, et qu’elle fut engloutie par la terre. Un choc violent lui fit perdre conscience.

*

Ça n’est que lorsque la lumière du ciel vint l’éclairer qu’elle reprit conscience. Séphorée était au fond d’un trou, à demi-couverte par des feuilles mortes et des branchages. Et au-dessus d’elle, une silhouette semblait l’observer avec attention.
– Bonjour ! Avez-vous bien dormi dans mon piège à sanglier ?
En effet, un vieil homme à la silhouette tassée la fixait avec surprise. Désireux de la sortir de là, il fit tomber un tronc d’arbre dans le trou pour l’aider à remonter.
Une fois en surface, Séphorée ne fut pas plus en mesure de rassembler ses souvenirs que la veille au soir. Dans son esprit, tout était flou.
Le vieillard, un petit bonhomme encore plus sale que la mercenaire, s’appelait Desdre d’Aquentin, il était naturologue et herbotaniste. Réalisant l’état de la jeune femme, il lui proposa de prendre quelques repos, ainsi qu’une soupe aux baies noires – elle avait l’air d’en avoir bien besoin.
Un peu perdue, elle accepta de l’accompagner jusque dans la résidence de celui-ci. Mais en guise de résidence, il vivait dans un trou miteux, sale et puant. Il lui donna bien un bol de soupe aux baies noires, mais le gout était si amer qu’elle fut incapable de le finir ! Finalement, le vieillard se demanda si l’amnésie de Séphorée n’était pas le fait d’un sortilège. Alors il gesticula en prononçant des paroles magiques, agitant son bâton au-dessus de la tête de la jeune femme, avant de confirmer : elle avait été ensorcelée. Or, pour lui, il n’y avait qu’un moyen de se débarasser d’une telle malédiction.

Il quitta son antre et mena la jeune femme à travers bois. Durant le trajet, il lui raconta qu’ils se trouvaient dans la Forêt de Yore, dans la Vallée des Saules, à mi-chemin entre Shazâar et Salamonis. Ces terres étaient habitées par de nombreux Demi-Elfes. En outre, c’est ici qu’officiait fameux Vermithrax Chasselune… mais Séphorée ne l’écoutait pas, trop préoccupée par ses problèmes actuels.
Mais soudain, le petit homme s’interrompit car il avait entendu un bruit. Et soudain, deux DEMI-ORQUES difformes surgirent des fourrés pour leur réclamer or et bijoux ! Mais Séphorée n’ayant plus rien sur elle, ils s’énervèrent et attaquèrent avec leurs gourdins. Séphorée les acceuillit avec son poignard et les tua l’un après l’autre. Une fois les cadavres délestés de leurs 17 pièces d’argent, les deux voyageurs reprirent leur route.

Après une bonne heure de marche, ils finirent par arriver à une vaste clairière au centre de laquelle s’élevait un chêne particulièrement impressionnant. Le géant devait bien mesurer 50 mètres de hauteur, si ce n’était plus ! Desdre lui présenta alors l’arbre comme un avatar de Galana, la déesse des plantes et de la fertilité. Il lui proposa de faire une promesse à Galana, une promesse de nature… végétale ou naturelle, qu’elle devrait tenir durant 3 mois. Peu confiante quant à l’idée de faire une promesse à un arbre, Séphorée promit, sans grande conviction, de ne pas manger la moindre salade durant les 3 prochains mois. Et aussitôt, un vent puissant s’éleva et souleva la jeune femme de terre…

Et soudain, elle se vit aux portes de Shazâar, la Cité Folle, la Ville Oasis. Elle arpenta la Rue de la Lune et entra dans l’Auberge du Cochon Gras. Là, elle se vit attablée avec un marchand, Lizya Driabil, accompagné de nombreux gardes du corps. Celui-ci lui donna apparemment une mission : apporter une hache d’or au temple de Courga, à Salamonis. Elle reçut une avance de 50 pièces d’or pour cette mission, et en aurait 100 de plus à la livraison.
Autour d’elle, la scène changea. À présent, elle marchait le long d’une route dans une vaste plaine battue par les vents. Elle se vit trouver refuge dans une petite maison où elle fut accueillie par un couple de gentils vieillards. Elle partagea leur repas – ils étaient si accueillants ! Peut-être trop même… C’est là qu’elle sombra dans l’inconscience. Le repas était empoisonné.
La suite était plus floue. Elle avait été enfermée dans une sorte de cave. Elle s’était défait de ses liens et enfuie par un trou dans le sol. Très vite repérée par des hommes d’armes, elle avait couru à travers la forêt pour leur échapper.

Lorsque le vent s’arrêta et que Galana reposa Séphorée au sol, celle-ci avait retrouvé l’essentiel de ses souvenir. En outre, la déesse de la nature avait guéri toutes ses blessures. Mais l’affaire n’était pas terminé. Apparemment, Séphorée avait été embauchée pour apporter un objet sacré à Salamonis… objet qui lui avait été subtilisé la veille au soir ! Hésitante, elle se demanda ce qu’elle devait faire à présent. Mais l’idée d’avoir été bernée de la sorte ne lui plaisait guère. Alors elle décida de retrouver la bâtisse de ces deux vieux pour leur faire la peau.
Elle parla à Desdre de cette affaire, et il lui confia qu’il y avait bien une maison dans le secteur, celle de la famille Gworna, située à une journée de marche d’ici. Il lui indiqua un vague sentier en lui souhaitant bonne chance, puis il la quitta.

Désormais seule, mais ayant retrouvé ses souvenirs, Séphorée s’engagea dans la direction de la maison en espérant remettre la main sur ses affaires – en particulier sur l’épée magique que lui avait donnée Yaztromo. Ça ne se passerait pas comme ça !

Elle marcha ainsi une bonne journée, quittant les terres boisées pour arriver aux vastes et désertes Plaines du Sud, avant d’atteindre la fameuse maison, qu’elle reconnut, à la tombée de la nuit.
Depuis un bosquet, elle vit une lumière à une fenêtre, juste au moment où celle-ci s’éteignait. Alors elle profita du couvert de la nuit naissante pour se glisser jusqu’à la porte d’entrée qu’elle crocheta facilement. Elle visita alors les lieux, et trouva une chambre à trois lits particulièrement sale, vaguement éclairée par des bougies en train de mourir.
À présent éclairée, elle visita ensuite une chambre avec un lit double. Plusieurs tables était encombrées par les vestiges de vases, cornues et tubes de verre, ainsi que des piles de poudres de diverses couleurs mélangées. Apparemment, c’était à la fois la chambre d’un couple et un laboratoire. Outre quelques provisions, Séphorée trouva aussi un coffre contenant… ses propres affaires ! Heureuse, la mercenaire s’équipa avant de réaliser qu’il n’y avait par son armure de cuir ni ses armes.
Un peu plus loin au fond d’un couloir, elle repéra un tas de gravats sous lequel avaient été entassés… des cadavres ! Mais bon sang, qui étaient ces vieux, et que faisaient-ils aux voyageurs de passage ?
En entrant dans la salle à manger, elle eut un flash : c’est là qu’elle avait partagé le repas avec le couple de vieux si accueillants. C’est là qu’elle avait été empoisonnée la veille. Or, dans un coin de la pièce se trouvait son armure et ses armes. Sans méfiance, elle les ramassa, déclenchant un piège ! Par chance, Séphorée ne fut pas touchée, le carreau d’arbalète se fichant dans le mur juste à côté d’elle !
Arrivant alors à la réserve, elle trouva des caisses sans intérêt ainsi qu’un trou dans le sol. Un escalier en colimaçon s’enfonçait dans une cave sombre.

À l’aide d’une torche, elle s’enfonça dans le couloir de gauche – celui de droite étant obstrué par un éboulement. Une première porte la mena à une salle où se trouvaient là 5 coffres de couleurs différentes. Flairant le piège à plein nez, elle referma la porte sans y prêter plus attention.
Plus loin, elle passa à côté d’un puits rempli d’une eau saumâtre et arriva à un nouvel embranchement. L’un des passage lui permettant d’explorer le couloir originellement obstrué par un éboulement, elle s’y engagea.
La première porte qu’elle trouva était piégée, et elle tenta de la crocheter sans méfiance. Elle reçut un coup de lame de plein fouet !
La seconde était piégée aussi, mais même en se mettant de côté pour éviter l’attaque, elle ne put empêcher le gaz de se répandre autour d’elle, et de s’enflammer au contact de sa torche ! Pestant contre son incompétence, Séphorée rampa à l’intérieur de la pièce, au bord de l’inconscience. Et elle en fut récompensée, car l’un des coffres présents contenait tout un trésor en or et en gemmes, tandis que le second abritait des fioles et parchemins magiques. Par chance, il y avait des Potions de Vigueur ! Elle en vida une pour se remettre d’aplomb, vida les coffre autant que possible, et reprit sa route.

La salle suivante l’intrigua et l’inquiéta en même temps. Tout ici ressemblait à une nuit étoilée, comme une fenêtre sur un autre monde. Ça n’était pas naturel… alors elle fit demi-tour. La pièce suivante était un autel dédié au dieu-mouche Hmurresh. Hmurresh ? Qu’est-ce qu’il faisait ici ?

Plus loin dans le couloir se trouvait l’éboulement, alors elle fit demi-tour.

Après l’embranchement se trouvait une salle qui, selon Séphorée, devait servir à effectuer des sacrifices. Elle n’y perdit pas de temps, et finit par accéder, plus loin dans les caves, à une échelle vers la sortie.

Mais son périple n’était pas terminé, car alors qu’elle se hissait hors du trou, accédant aux plaines désertes, elle fut arrêtée par le sifflement d’un carreau à côté de son oreille. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit Desdre la menacer, arbalète à la main. Le vieil homme était accompagné de ces trois brutes qui l’avait poursuivie la nuit dernière. Quant aux deux vieux occupants de la bâtisse, ils étaient là aussi, un peu plus loin. Entrant dans une colère noire, Séphorée dégaina son épée magique et se jeta au combat ! Elle abattit le premier fils, Gruu, avant de prendre la fuite dans le souterrain, où elle put tuer ses deux frères Oroo et Rokk l’un après l’autre. En remontant en surface, elle parvint à prendre Desdre par surprise, le fauchant dans les jambes ! Mais ce fut sans compter sur l’autre vieux, Dornynn, le frère de Desdre, car celui-ci prononça un simple mot, « FEU », et l’air s’embrasa autour de la mercenaire ! Elle se jeta au combat et le frappa, jusqu’à ce qu’il prononce un autre mot « GRO » qui lui donna le double de sa taille d’origine ! Il tenta de la frapper avec sa nouvelle force, mais elle esquiva et l’attaque une nouvelle fois avant de mettre de la distance entre eux. Plutôt que de la pousuivre, il lança un autre sort « BOF », qu’elle esquiva facilement, avant de fondre sur lui, et de l’achever pour le compte.

Lorsqu’elle extrait son épée du corps de Dornynn, elle constata que la vieille femme, Waylann, avait disparu.

En fouillant les corps, la mercenaire mit la main sur quelques provisions, un peu d’or, diverses potions et un étrange parchemin, sans compter un grimoire d’une magie inconnue qu’elle revendrait au plus offrant. Bien évidemment, elle retrouva la hache d’or.

Cette mascarade avait assez duré, il était temps à présent de reprendre le cours de sa mission, elle avait un rendez-vous à Salamonis…
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